Actualités, Philosophie, Théologie

La conscience d’Esther, enjeu de ce siècle ….

Pourquoi rappeler finalement ce récit celui d’Esther et ces récits bibliques, car il nous semble que la conscience est bien l’enjeu de ce siècle envahi par une forme de doxa imposée par la culture des médias. Toutes les sociétés totalitaires naissant finalement de l’indifférence des individus, il suffit de les distraire, de les divertir. Hannah Arendt avait relevé cette problématique morale d’une société plongée dans une forme de nihilisme culturel, détachée de la recherche de sens en déclarant que « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal. » Le refus de s’indigner, le renoncement de soi, de ne plus oser discerner. Les formes de léthargies des consciences, conduisent inévitablement à installer le caractère liberticide de l’état. Les sociétés totalitaires ont toujours pour démarche la volonté d’anéantir, d’aliéner la fonction de penser, la capacité de réagir. Les facultés de conscience, savoir alerter, savoir discerner, savoir poser les problèmes ont toujours dérangé les gouvernances. Ainsi c’est bien Le changement de la conscience qui est engagé à l’aune d’une société post humaniste, galvanisée par le monde des objets virtuels ou numériques, la facilité d’accéder au plaisir des sens et aux promesses que lui font miroiter les temples de la consommation.

Actualités, Philosophie, Théologie, Transhumanisme

La noosphère de Teilhard de Chardin, l’autre gnose transhumaniste

Auteur Eric LEMAITRE La noosphère de Teilhard de Chardin, l’autre gnose transhumaniste  Teilhard de Chardin, scientifique théologien et philosophe français, insistait dans ses différents livres et notamment dans Le Phénomène humain sur le caractère inéluctable du progrès de l'évolution, celle-ci s’achèvera selon lui vers une transhumanité « lorsque les consciences, mises en réseau les unes… Lire la suite La noosphère de Teilhard de Chardin, l’autre gnose transhumaniste

Actualités, Philosophie, Renoncer à la toute-puissance, Technoscience, Théologie, Transhumanisme

Matrix, Transhumanisme, monisme et pensée matérialiste

La conception purement matérialiste de l’être humain défait ainsi la dimension ontologique, déconstruit cette part de sacré consacré à l’existence humaine. Il s’agit ainsi pour le transhumaniste comme finalement une forme de point d’orgue, résultant d’une succession de thèses philosophiques, d’abolir la notion de finitude qui caractérise l’homme, il convient dès lors de prendre en main un destin qui ne l’enferme plus dans les limites du corps biologique. Comprenons bien ici que le transhumanisme, ne vient pas de nulle part, il se fait finalement l’écho d’une conception ontologique réduite à la seule matière qui prévalait plusieurs siècles plus tôt et dès l’antiquité.

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L’épopée transhumaniste de Gilgamesh

Entre Gilgamesh vieux récit de Mésopotamie et les transhumanistes, il serait sans doute judicieux de s’interroger de la pertinence de cet étrange rapprochement. Au fond sans tourner autour du pot, le rapprochement s’inscrit bien dans la quête de l’immortalité, l’obsession des transhumanistes mais qui était aussi celle de l'épopée de Gilgamesh. Cette épopée  est un… Lire la suite L’épopée transhumaniste de Gilgamesh

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Le transhumanisme, la nouvelle Gnose

Le transhumanisme en tant que courant idéologique a cette particularité de ne pas être un mouvement philosophique. Les philosophes le discernent bien, le transhumanisme n'est en réalité qu'une nouvelle théologie, une doctrine à la fois anthropologique et religieuse soutenu par des "néoprophètes" mais débarrassé d'un Dieu créateur. Pour autant, le transhumanisme n’est pas strictement une religion : il est bien trop divers, bien trop flou et bien trop subtil pour se laisser enfermer dans cette catégorie. Il est le dernier avatar d’une religion bien connue de l’histoire de l’église, mais qui en réalité se retrouve dans toutes les autres, comme un parasite se trouve dans bien des corps. Les païens le connaissaient comme « culte à mystère », les juifs sous le nom de kabbale, les musulmans sous le nom de druze, les bouddhistes sous le nom de tantrisme, les athées sous le nom de franc-maçonnerie. Quant à nous, les chrétiens, nous l’appelons une gnose.

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Pourquoi rapprocher Gnose et transhumanisme …

Il existe une quasi convergence partagée entre nombreux penseurs ou philosophes qui au cours de cette décennie ont rapproché le transhumanisme et la gnose et je vous incite ici à vous procurer le livre de Stephane B auteur du livre " de la gnose au transhumanisme" qui résume parfaitement cette proximité quasi idéologique entre les… Lire la suite Pourquoi rapprocher Gnose et transhumanisme …

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Le transhumanisme : une entreprise de déconstruction spirituelle

L’idéologie transhumaniste comporte plusieurs dimensions qui sont l’expression d’un déni spirituel et d’un déni du monde réel ou naturel.  La première dimension de ce déni est le rêve de l’immortalité, il convient de casser l’ADN qui nous enferme dans la mortalité, il faut ainsi dépasser la mort et gommer toute aspiration à un au-delà. Ray Kurzweil (https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Kurzweil), directeur de l'ingénierie à Google affirme, en toute bonne foi, que les progrès prodigieux de la technologie, nous feront atteindre bientôt l'immortalité ! Le deuxième déni spirituel s’inscrit dans l’affranchissement lié à l’encerclement du corps ; c’est la valorisation de l’individu, un individu libre de son corps qui se modifie lui-même, n’appartient à personne et pourtant absorbé par le monde collectif avec lequel il interagit.    La troisième dimension de ce déni se traduit par l’addiction aux objets techniques qui conduisent l’homme à une servitude sociale. La vie numérique (les réseaux sociaux) qui devient finalement une forme de régulateur de la vie sociale, modalisant puis interagissant avec les habitudes et les attitudes des consommateurs de ces réseaux sociaux, voir demain pilotant les comportements consuméristes (la Babylone est marchande). La quatrième dimension d’un déni spirituel et réel est celui d’une anti incarnation. Dieu s’incarne dans notre chair, nous invite à vivre des relations en face à face. Or l’humanité évolue dans des univers de dématérialisation, dématérialisation des produits et des services, dans des relations de plus en plus virtuelles ou nous échappons au réel, à une vie d’entraide faite de gestes et de rencontres, de vécus et de mains tendues.  Nous arrivons dans un univers ou l’atrophie des interactions sociales est devenue plus prégnante