De notre rapport à la vérité

Qu’est-ce que donc que la vérité ? Une multitude mouvante de métaphores, de métonymies, d’anthropomorphismes, bref, une somme de relations humaines qui ont été poétiquement et rhétoriquement haussées, transposées, ornées, et qui, après un long usage, semblent à un peuple fermes, canoniales et contraignantes : les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont… [3]

Que se passe-t-il alors ? La vérité n’existe pas, tout est relatif. Notre société s’est profondément imprégnée de cette idée. Mon Petit Larousse (1998) poursuit ainsi sa définition :

Idée, proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment que quelqu’un a de la réalité. Vérités mathématiques.

Quel exemple ! Si tel est l’assentiment général (la voix de la majorité) ou mon sentiment subjectif (à chacun sa vérité), deux plus deux ne feraient plus quatre ?

Trouver cela dans un Larousse du siècle dernier m’a fait prendre conscience que cela fait bien longtemps que nous nous sommes habitués au « tout est relatif », au point, peut-être, de l’avoir intériorisé, de l’avoir fait nôtre. Il est devenu malséant de parler de vérité tout autant qu’il est devenu malséant de parler de Dieu, à tel point que nous-mêmes, nous n’osons pas toujours, publiquement, le faire. Dans notre combat contre les lois bioéthiques, pour atteindre un public large, de peur de gêner ‘‘certains’’, nous n’osons pas dire cette vérité : si la vie est sacrée, c’est parce que Dieu l’a établi ainsi. Malgré nos bonnes intentons, cette omission n’affadit-elle pas notre message ? Ne nous livre-t-elle pas à la dictature du relativisme ?

Le covid 19 l’ennemi de l’homme ou la remise en question de son modèle de vie ?

Étonnant de ne pas découvrir de vraies méditations et réflexions philosophiques sur ce Covid 19, ce nouveau fléau mondial qui finalement n’a rien de nouveau sous le soleil. La peste en son temps fut perçue comme un véritable cataclysme, la peur gagna alors l’Europe face à cette destruction massive liée à l’épidémie dévastatrice. L’époque, cette période appelée moyen-âge fut marquée comme vous le savez « par le sauve qui peut », un sentiment de frayeur, d’insécurité face à la brutalité de l’épidémie due au bacille de Yersin. Quand la peste se répandait en véritable pandémie, ce sont des foules qui tentèrent de prendre la fuite n’empêchant pas le virus de migrer également, Des processions avaient aussi été organisées partout en Europe, pour invoquer le secours de Dieu.

CS Lewis : sa critique contre le scientisme

La grande intuition de Lewis, qui rejoint en cela de nombreux auteurs classiques, est que la connaissance rationnelle des lois physiques (scientia) doit être ordonnée par une sagesse philosophique adéquate (sapientia). Faute de quoi, la pensée se condamne au matérialisme, qui est l’empire du relativisme moral absolu. Science sans conscience, disait déjà Rabelais, n’est que ruine de l’âme…

Préface de Anna Geppert Professeure des universités

Disons-le d’emblée : le livre d’Éric Lemaître sur la ‘‘conscience mécanisée’’ est un cadeau offert à nos contemporains. Il participe au débat concernant les effets des ‘‘progrès’’ technologiques fulgurants dont nous sommes témoins. Certains s’émerveillent, se voient déjà tout puissants, universellement savants, immortels. D’autres s’inquiètent des menaces qui pèsent, sur nous, sur la nature trafiquée, sur la société hypercontrôlée, sur l’homme dit ‘‘augmenté’’, mais en réalité diminué, amputé dans son humanité.

Ces dernières années, les ouvrages se sont multipliés sur ces sujets. Mais le livre que nous avons entre les mains remet ces interrogations dans la seule perspective qui, finalement, a du sens : celle de la foi. Lorsque, dans leur orgueil, les hommes se détournent de Dieu, les ténèbres emplissent leurs cœurs. Ils font alors leur propre ruine :

« Ces soi-disant sages sont devenus fous. » (Rm 1,22).

Or, en fin de compte, c’est bien de cela qu’il s’agit : derrière les défis du soi-disant progrès se joue un combat plus profond, plus grave, ultime : celui pour la conscience de l’homme.

Transhumanisme et homme mutant

De quoi les hommes ont-ils aujourd’hui peur ? En fait pas depuis aujourd’hui mais depuis toujours. Les hommes appréhendent la mort, la maladie, les fléaux naturels, les crises sociales ou économique, les pandémies, ah si aujourd’hui ils ont peur du Coronavirus.

Aujourd’hui, l’humanité appréhende les dégâts irréversibles que leur activité consumériste et mondialiste fait subir à la planète. Cette même humanité appréhende également les dérives de l’exploitation outrancière des ressources de notre sol, des impacts et conséquences sur le climat. L’humanité redoute également la prochaine crise financière à la suite de la mise en quarantaine de la chine et des effets potentiellement explosifs.

Transhumanisme : La conscience mécanisée

Vient de paraître   La conscience mécanisée Essai philosophique et théologique sur le transhumanisme Auteur Eric LEMAITRE https://www.librinova.com/librairie/lemaitre-eric-1/transhumanisme-la-conscience-mecanisee En 2018, les deux premiers bébés génétiquement modifiés sont nés en Chine. Un premier pas vers le transhumanisme, qui a bouleversé le monde scientifique. Dans cet ouvrage, Éric Lemaitre démontre que ce phénomène est le résultat d’un long… Lire la suite Transhumanisme : La conscience mécanisée

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