La barbarie moderne

En 2014, je publiais sur le site d’Éthiques Chrétiennes, sous un pseudonyme un texte qui était une réflexion sur la barbarie, je décidais de l’exhumer et de l’intégrer à mon nouvel essai, car de façon intuitive il évoquait déjà la trame d’un monde en passe de se déchirer, broyé par les exactions, les outrances, les violences, mais aussi par des lois iniques qui deviennent de véritables abominations comme celles qui ont recueilli un premier assentiment favorable lors d’un premier vote de l’Assemblée nationale[1] et qui concernait selon mes termes l’autorisation de l’infanticide au terme de l’accouchement sous prétexte que la femme en souffrance psychologique ne pourrait assurer sa maternité. L’humanisme de la loi vient en l’état, légitimer le crime d’un enfant innocent qui lui n’a pas demandé qu’une telle peine lui soit infligée. On s’étonne qu’en pleine pandémie, le gouvernement et les élus de la nation veuillent s’attarder à voter de nouvelles mesures bioéthiques. Ces lois bioéthiques qui forment comme beaucoup l’ont auparavant écrit avant moi, une antiphrase, une loi qui n’est ni bio, ni éthique. Ni bio, car cette loi promeut le recours à des techniques artificielles et contre nature pour répondre aux désirs de femmes ne pouvant enfanter, de leur accorder cette possibilité, d’être elles-mêmes enceintes. Ni éthique, car aucune limite n’est en réalité donnée à des « expérimentations invraisemblables [2]» notamment en autorisant la recherche à des fins médicales sur les chimères mêlant le génome humain et le génome animal.

« Gender Egalité » et « Création Différences » : Deux visions qui s’opposent

Cette volonté d’atteindre l’égalité à tout prix peut être source en réalité de souffrances et de disharmonie. Ainsi, dans cette revendication du mariage pour tous, pourquoi dénier le droit à tout enfant d’avoir une figure maternelle et paternelle ? Or, c’est justement ce que l’idéologie GENDER entend déconstruire pour annihiler ce droit.  En m’inspirant de René Girard, on peut dire que l’on parvient au totalitarisme lorsque le désir d’égalité poussé à son paroxysme parvient à anéantir le désir de différence.

Je crains que, dans l’identité des genres portée par une idéologie égalitaire, ce n’est ni plus moins que l’être sexué qui soit aboli. L’abolition de l’être dans sa dimension biologique le sera par la force de la loi. Le mouvement Gender est un mouvement idéologique qui porte en lui, disons-le, les germes d’un despotisme  qui finira par codifier, légiférer, décréter. Donnons-nous rendez-vous sur un horizon de temps court pour l’observer, et non quelques décennies pour apprécier les changements qui interviendront au sein de la civilisation.