Actualités, Philosophie, Transhumanisme

Au péril de l’humain ! Les promesses suicidaires des transhumanistes

Au péril de l'humain Les promesses suicidaires des transhumanistes Co-auteur :Jacques Testart Co-auteur :Agnès Rousseaux Recension la maison d'éditions le Seuil : Extrait : Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l’ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l’humanité grâce à… Lire la suite Au péril de l’humain ! Les promesses suicidaires des transhumanistes

Actualités, Philosophie, Théologie, Transhumanisme

Le transhumanisme : une entreprise de déconstruction spirituelle

L’idéologie transhumaniste comporte plusieurs dimensions qui sont l’expression d’un déni spirituel et d’un déni du monde réel ou naturel.  La première dimension de ce déni est le rêve de l’immortalité, il convient de casser l’ADN qui nous enferme dans la mortalité, il faut ainsi dépasser la mort et gommer toute aspiration à un au-delà. Ray Kurzweil (https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Kurzweil), directeur de l'ingénierie à Google affirme, en toute bonne foi, que les progrès prodigieux de la technologie, nous feront atteindre bientôt l'immortalité ! Le deuxième déni spirituel s’inscrit dans l’affranchissement lié à l’encerclement du corps ; c’est la valorisation de l’individu, un individu libre de son corps qui se modifie lui-même, n’appartient à personne et pourtant absorbé par le monde collectif avec lequel il interagit.    La troisième dimension de ce déni se traduit par l’addiction aux objets techniques qui conduisent l’homme à une servitude sociale. La vie numérique (les réseaux sociaux) qui devient finalement une forme de régulateur de la vie sociale, modalisant puis interagissant avec les habitudes et les attitudes des consommateurs de ces réseaux sociaux, voir demain pilotant les comportements consuméristes (la Babylone est marchande). La quatrième dimension d’un déni spirituel et réel est celui d’une anti incarnation. Dieu s’incarne dans notre chair, nous invite à vivre des relations en face à face. Or l’humanité évolue dans des univers de dématérialisation, dématérialisation des produits et des services, dans des relations de plus en plus virtuelles ou nous échappons au réel, à une vie d’entraide faite de gestes et de rencontres, de vécus et de mains tendues.  Nous arrivons dans un univers ou l’atrophie des interactions sociales est devenue plus prégnante

Actualités, Intelligence artificielle, Technoscience, Transhumanisme

Cyborg et IA : la fusion programmée entre l’homme et la machine

Cyborg et IA : on le verra au cours de ce dossier, ces deux domaines tendent à se rapprocher, inexorablement, entre la « mécanisation » de l'homme et l' «humanisation » des machines, tant au niveau physique que de l' « esprit ». Nous verrons quelles sont les avancées les plus marquantes de ces deux champs de recherche, qui devraient impacter en profondeur notre mode de vie dans les prochaines décennies.

Transhumanisme

L’apparition du transhumanisme !

Le transhumanisme se définit d’emblée comme une idéologie intriquant une vision scientiste et une conception progressiste de l’homme (Nous reviendrons plus largement sur cette vision dans ce chapitre). Cette idéologie remet en cause les fondements touchant à la fois l’essence humaine en tant qu’identité et à la nature qui caractérise le vivant, l’origine humaine puisqu’il s’agit de casser les barrières homme et machine, de casser les codes du vivant et de matière inerte, en les intriquant, en les entremêlant. Selon une nouvelle formule définissant l’homme dans cette vision postmoderne, l’être humain se réduit à un programme. Un programme puisqu’en effet la génétique a su déchiffrer le génome, et en déchiffrant, il serait donc possible de codifier puis pas moins de reprogrammer l’homme.

Gender, Théologie, Transhumanisme

De l’Eden à la refonte de l’homme ! Gender et transhumanisme, une vision totalitaire de l’homme

De l’Eden à la refonte de l’homme ! Gender et transhumanisme, une vision totalitaire de l’homme 10 février 2014 La conquête contemporaine de l’Eden « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ». Le récit du livre de la genèse relate un événement qui semblerait bien à ce jour transcender la dimension de la… Lire la suite De l’Eden à la refonte de l’homme ! Gender et transhumanisme, une vision totalitaire de l’homme

Ecologie, Transhumanisme

Ecologie et transhumanisme

L’oxymore Rapprocher les termes Ecologie et Transhumanisme apparait d’emblée comme un oxymore. Deux termes antinomiques qui s’entrechoquent, d’un côté la nature, un monde réel, de l’autre un environnement de matières et d’algorithmes, un monde virtuel, il est d’ailleurs plutôt rare que les transhumanistes aient à s’exprimer sur cette thématique touchant les domaines de l’écologie, pourtant les technos progressistes pourraient rencontrer la faveur des écologistes si ces derniers contribuent par leurs recherches à sauvegarder le vivant, soyons précis et avec un brin d’ironie, les organisme génétiquement modifiés. Pourtant comme l’affirme Michel Henry dans son livre la Barbarie : « l'homme de l'ère technique ne sait plus prendre le temps de vivre. Ni goûter la beauté d'un paysage. Ni apprécier la valeur d'un acte. Ni saisir le sacré de la vie. Il ne sait plus se sentir vivre, s'éprouver vivant dans l'immanence ». Nous sommes nonobstant réservés sur la probabilité que les transhumanistes réalisent à terme que pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, selon Rony Akrich – professeur d’étude juive – « l’homme peut prendre conscience de l’unité de la Vie, de l’unité du genre humain, du lien qui unit l’Homme avec la Terre, dans une perspective qui est une véritable préoccupation, ce qui n’a pas toujours été le cas dans les siècles précédents ». Jamais le monde en effet, n’a connu autant de signaux d’alertes, jamais l’homme n’a pris autant conscience d’un péril majeur qui concerne la pérennité même de son existence : la biodiversité est en danger ; les écosystèmes sont menacés dans leurs équilibres ; « la société» dans ses valeurs « est devenue liquide », Les digues lâchent et ce sont parfois de véritables tsunamis qui amènent à des mutations sociales profondes du fait de la vacuité morale, de la déréliction, de l’isolement des hommes entre eux, loin des solidarités nécessaires à leur protection. Le réel pourrait ainsi se rappeler très vite aux rêves les plus fous caressés par les progressistes du transhumanisme.