Actualités, Babylone, Intelligence artificielle, Le monde numérique, Organisation sociale, Société, Technoscience

La ville digitalisée, la tentation de Babel

Dans les dix prochaines années, la ville fera l’objet certainement d’une reconversion révolutionnaire de sa conception à son organisation, avec le devoir de gérer de nouvelles contraintes, de nouvelles tensions sociales qui pourraient émerger. La ville devient en effet complexe, et cette complexité tient à l’humain et à l’évolution de leurs comportements au sein de la ville du fait même de l’évolution des technologies employées et des modifications tenant à des comportements plus isolés, marqués par la dimension de l’ego, la société du « pour moi ».  Pour répondre aux besoins, à ces besoins humains, la cité urbaine évolue vers davantage de technicité et de réponses servicielles qui seront dématérialisées et numériques, satisfaisant à ces nouvelles attentes hédonistes et consuméristes. La nécessité s’est alors imposée de savoir anticiper les besoins, de savoir gérer, de savoir organiser la structure sociale, de réguler l’attractivité des réponses à apporter à l’ensemble des attentes issues des activités humaines. Avec l’émergence des nouveaux outils numériques, de l’intelligence artificielle, de la multiplication des connectivités dans la ville, les urbanistes réfléchissent à de nouvelles méthodes de réponses aux besoins et de contrôle de la vie humaine, de régulation des activités, comme celles liées aux déplacements, aux flux à gérer au sein de la ville. Les GAFAM sont également tentés de s’emparer du sujet et de contribuer à optimiser la gestion des villes, en exploitant leurs innovations ou la découverte de nouveaux outils qui permettront une meilleure gestion. 

Actualités, Babylone, Intelligence artificielle, Organisation sociale, Société, Surveillance, Transhumanisme

Le nouveau monde

La cité de Babel modernisée et rêvée par la nouvelle « civilisation » transhumaniste concentre toutes les envies de bien-être faisant vivre en harmonie une organisation sociale singulière fondée sur le progrès dont la matrice est la cybernétique et dont la reine mère est le léviathan, l’homme artificiel ou « l’intelligence artificielle ». La cybernétique comme nous le rappelions dans le premier chapitre de ce livre, est cette science des contrôles, une science qui contrôle les hommes, les systèmes, les écosystèmes, cette science qui surveille [ra] l’ensemble de nos écosystèmes dans ces contextes de crises notamment climatique, et régulera les harmonies planétaires, ce sera la bonne déesse, la déesse Maïa assurant la fertilité et le printemps de l’humanité. Mais afin que toute ceci fonctionne, il faudra non pas s’en remettre à une organisation humaine dépassée par la complexité, l’enchevêtrement des galaxies qui touchent à toutes les formes de fonctionnement de la vie sociale mais à une organisation sophistiquée dominée par la mathématisation et le pouvoir des algorithmes. Ce changement de paradigme concernant la gestion des pouvoirs résulte de toute cette complexité et il conviendra en effet de la gérer, d’arbitrer, d’orienter, de la réguler, cela ne pourra être possible que par l’entremise d’un homme artificiel plutôt d’une intelligence artificielle, laquelle sera chargée d’assurer l’harmonie, la sécurité des humains en échange de leur domestication, de leur soumission, de leur obéissance, formant ainsi un pacte social et politique, harmonisant les rapports sociaux.

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Nous ne sommes plus très loin du chaos économique …

"Je crains le jour où la technologie dépassera nos relations humaines. Le monde aura une génération d'idiots "   Albert EINSTEIN James Rickwards Avocat, rédacteur en chef d’Intelligence Stratégique est l’auteur de deux livres the Death of Money (La mort de l’argent) et Currency Wars (Guerres des devises). Ces livres détaillent de façon très argumentée les… Lire la suite Nous ne sommes plus très loin du chaos économique …

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BABYLONE la civilisation du nombre

Comme l’ont écrit l’éminent spécialiste d’assyriologie Jean Botéro et le philosophe des sciences Roger Caratini, la civilisation Babylonienne était de plus, “très en pointe dans de nombreux domaines, capables d’édifier des ouvrages démontrant ainsi une haute maîtrise technique comme en témoigne la construction des grands bâtiments babyloniens, la réalisation de gigantesques travaux de canalisation”. C’est au sein de cette civilisation sumérienne que l’idée d’un État qui dirige, contrôle, planifie, bureaucratise, naquit. Cette dernière comprenait un nombre important de “scribes calculateurs” qui constituaient l’essentiel des « fonctionnaires », le personnel bureaucratique et administratif de la cité mésopotamienne. Soulignons auprès de notre lecteur que les Babyloniens furent en outre les premiers à payer des taxes et des impôts, ce qui tend à démontrer l’organisation sophistiquée et administrative de la cité près de 3500 ans avant Jésus-Christ. Un système administratif et bureaucratique fondé sur le contrôle qui n’envie rien à celui qui caractérise la modernité de notre époque qui est entré dans une nouvelle dimension normative et formelle, plus liberticide que jamais.