Actualités, Ecologie, Organisation sociale, Société, Surveillance

Smart phone et Smart City le couple infernal  

Le terme de Smart City est étrange, à première vue, nous aurions pu penser qu’il s’agissait tout simplement d’un nouveau concept d’automobile, d’une nouvelle technologie embarquée dans un véhicule. En fait nous n’en sommes pas très loin, il s’agit bien en effet de technologies, de dispositifs, de capteurs numériques qui envahissent non pas les innovations… Lire la suite Smart phone et Smart City le couple infernal  

Babylone, Economie

BABYLONE la civilisation du nombre

Comme l’ont écrit l’éminent spécialiste d’assyriologie Jean Botéro et le philosophe des sciences Roger Caratini, la civilisation Babylonienne était de plus, “très en pointe dans de nombreux domaines, capables d’édifier des ouvrages démontrant ainsi une haute maîtrise technique comme en témoigne la construction des grands bâtiments babyloniens, la réalisation de gigantesques travaux de canalisation”. C’est au sein de cette civilisation sumérienne que l’idée d’un État qui dirige, contrôle, planifie, bureaucratise, naquit. Cette dernière comprenait un nombre important de “scribes calculateurs” qui constituaient l’essentiel des « fonctionnaires », le personnel bureaucratique et administratif de la cité mésopotamienne. Soulignons auprès de notre lecteur que les Babyloniens furent en outre les premiers à payer des taxes et des impôts, ce qui tend à démontrer l’organisation sophistiquée et administrative de la cité près de 3500 ans avant Jésus-Christ. Un système administratif et bureaucratique fondé sur le contrôle qui n’envie rien à celui qui caractérise la modernité de notre époque qui est entré dans une nouvelle dimension normative et formelle, plus liberticide que jamais.   

Economie, La marchandisation de la vie, Le monde numérique, Transhumanisme

La nouvelle vision économique du monde numérisé

L'économie numérique via les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle entend dessiner une forme de société vertueuse et idyllique, cachant en réalité la volonté d’intégrer l’ensemble des données qui caractérisent la vie humaine  Ce nouveau texte écrit par Eric LEMAITRE est consacré à la vision instaurée peu à peu l’économie numérique dans les rapports qui se tissent transformant les informations en services et applications mercantiles visant sans aucuns scrupules à exploiter puis à monétiser l’ensemble de nos comportements, à favoriser de nouveaux gisements financiers. La vision de ce capitalisme numérique nous fait entrer dans une forme d’âge d’or qui entend personnaliser à outrance les réponses apportées individuellement à chaque consommateur. Ce capitalisme se donne également les habits d’une forme de grande communauté numérique, une forme de communisme vertueux, de société de partages avec l’émergence de services apparemment gratuits ou à des coûts marginaux. Mais cette offre numérique opère en réalité une conquête insidieuse, sournoise de l’esprit humain, c’est une conquête absolue de la vie humaine jusqu’à nous rendre dépendant, addicte en nous suggérant des réponses aux besoins et aux attentes qui s’expriment dans le quotidien. Les variables changent, le monde économique est en train de muter à toute vitesse vers le tout numérique, vers la dématérialisation. Cette mutation se traduisant par moins de travail pour les hommes, par des discriminations et des exclusions possibles, ceux socialement jugés indignes. Les mutations vécues via ce monde numérique se traduisent ainsi comme un changement de modèle radical, un bouleversement de paradigme, avec des implications sociales équivalentes à celles de la révolution industrielle. Pour être appréhendé par le plus grand nombre, ce monde en mutation incessante nécessite de nouvelles grilles de lecture, pour les citoyens, les usagers d’un service, les consommateurs. Le monde numérique n’offre aucune assistance en face à face, mais une pléiade d'intelligences artificielles et de services, en changement permanent, suivant des modes et des tendances, à la merci de marchés à conquérir, ou de parts de marchés. Que dire de tous ceux qui n’ont pas accès à ce type de services, qui sont donc de facto « exclus » des data. Seront-ils représentés ailleurs ? Comment et par qui ? Pas de téléphone, pas de place de ciné ; pas de courses, pas de commandes ; pas de smartphone lié à un compte, pas de livraisons etc…