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Monde numérique et vision politique, sommes-nous vers la fin prochaine du modèle institutionnel de « l’ancien monde »?

La démocratie telle que nous la connaissons dans le monde occidental semblait être l’aboutissement idéalisé d’une démarche où la voix de chaque citoyen pouvait légitimement compter. Il y avait pour de nombreuses nations dites démocratiques l’envie de propager, d’universaliser les idéaux de la démocratie occidentale et l’illusion de prendre en compte les aspirations des peuples, de les respecter, de permettre à l’opposition comme aux minorités, la libre expression, d’interagir avec les institutions. Née de la volonté d’unir la cité, six siècles avant Jésus-Christ, la démocratie dans la Grèce antique n’était pas ouverte à tous, les femmes en étaient écartées, les esclaves et les étrangers exclus du droit de vote, les poètes à bannir pour Platon. Cependant les débuts de la démocratie antique ont été l'exercice par tous les citoyens grecs de sexe masculin, de leur souveraineté libre et inaliénable, ce qui veut dire la mise en pratique d’une assemblée (ecclesia) où n’importe quel citoyen pouvait prendre la parole. L’exécutif des magistrats au cours de cette période était instauré dans la seule perspective d'appliquer la volonté citoyenne qui a délibéré. La démocratie depuis l’antiquité, a fait d’immenses pas à commencer par le droit de vote donné aux femmes. La démocratie est devenue un système choisissant des représentants susceptibles d’être révoqués. Dans ce type de système idéalisé, le peuple a le pouvoir ou plutôt l’illusion du pouvoir. On cherche encore l’équivalent du penseur « ubérisé » de la république platonicienne. Or nous assistons depuis quelques décennies à une forme d’effondrement des idéaux démocratiques. Plusieurs observateurs de la vie politique et pas seulement européenne, notent une forme de délitement de la vie démocratique dans le monde. Les élections américaines 2016-2017 sont un avant-goût de ce repli, d’une Amérique qui semble être émoussée par les appareils politiques. Le citoyen non dupe a pris conscience d’une pratique techniciste de la démocratie. La complexité des lois, la difficulté de comprendre et de saisir le sens des normes, est manifeste. Le citoyen est dorénavant dans une posture de méfiance se sentant trahi par le désir du pouvoir et non le désir de servir, de ses représentants. 

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Sans éveil et résistance de la conscience, nous serons demain soumis aux Robots !

Simone Weil  "Le pire attentat, celui qui mériterait peut-être d'être assimilé au crime contre l'Esprit, qui est sans pardon, s'il n'était probablement commis par des inconscients, c'est l'attentat contre l'attention des travailleurs. Il tue dans l'âme la faculté qui y constitue la racine même de toute vocation surnaturelle. La basse espèce d'attention exigée par le travail taylorisé n'est compatible avec aucune autre, parce qu'elle vide l'âme de tout ce qui n'est pas le souci de la vitesse. Ce genre de travail ne peut pas être transfiguré, il faut le supprimer."

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Jürgen Habermas ; La technique et la science comme « idéologie » ..

« La technique et la science comme idéologie » est un livre passionnant que nous vous recommandons … Le livre est écrit par l’un des plus grands sociologue de notre temps Jürgen Habermas… l’auteur voit dans la technique une forme de projet métaphysique échappant à l’homme, une créature autonome qui le dépossédera. A la suite de Jacques ELLUL, l’auteur pressent à moyen terme la fusion entre la technique et le cadre institutionnel de la société. Pour J.Habermas nous assistons à une forme d’industrialisation de la vie sociale « avec cette conséquence que les critères de l’activité instrumentale pénètrent aussi dans d’autres domaines de l’existence (urbanisation du mode de vie, technicisation des échanges et des communications »…De fait nous assistons à la lente planification d’une « rationalisation croissante de la société« .

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Critique du progressisme et du système technicien

Auteur Eric LEMAITRE Etienne OMNES : Le propos décliné dans ce nouveau texte de Eric LEMAITRE vise nullement à dénoncer les acquis d’un progrès social voire même technique, mais il s’agit d’ouvrir une page lucide sur les vacuités entraînées par un monde qui offrirait comme seule perspective, la libération des mœurs et l’opulence d’une consommation… Lire la suite Critique du progressisme et du système technicien

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les robots vont modifier la psychologie humaine

Les robots vont modifier la psychologie ­humaine autant que les progrès de l’alimentation et de la médecine ont modifié nos corps. Notre taille et notre corpulence ont changé, notre résistance aux maladies et à la douleur aussi, mais nous ne nous en rendons pas compte car ces changements nous sont devenus naturels. Il en sera de même avec les ­machines intelligentes, qui vont bouleverser non seulement notre quotidien mais aussi notre manière d’être au monde.

Actualités, Société, Surveillance

Surveillance : le réseau français « intelligent » d’identification par caméras arrive

La reconnaissance faciale "intelligente" est annoncée comme une nécessité pour le ministère de l'Intérieur. Le modèle chinois de contrôle et surveillance de la population par des caméras et des algorithmes d'identification des personnes semble inspirer le gouvernement et l'administration française qui lance des expérimentations et des partenariats. Explications.

Actualités, Anthropologie, Eugénisme, Famille, La marchandisation de la vie, Société

Le Marché mondial de la reproduction, à qui profite-t-il ? Et le cas échéant, quels sont les perdants ?

Nous assistons dans notre monde contemporain, à l’émergence probable d’un marché de la vie, de fait à une intensification consumériste touchant à la chosification même de la fécondation. La vie devient alors un bien à consommer, une forme de capital boursier qui fera les joies des actionnaires.