L’enfermement

Nous sommes aujourd’hui le 8 mai 2020, nous célébrons sans tambours ni trompettes, les 75 années de la fin de la guerre contre l’Allemagne Nazie, mais nous n’avons pas fini notre guerre contre la Reine Corona, une bataille engagée depuis bientôt plus de trois mois. Le 16 mars 2020, le président de la République Emmanuel Macron, embrasse toute une dimension « gaullienne », une rhétorique avec laquelle, il martèlera à plusieurs reprises, « nous sommes en guerre ». Il enjoint l’enrôlement général de tous, afin de se mobiliser contre une bestiole redoutable, capable de dupliquer son venin mortel, de cloner des milliards et des milliards de fois l’ogive létale. Le mot « guerre », apostrophé comme une anaphore, utilisé par le président de la République a fait verser beaucoup d’encre, a fait sourire plus d’une personne, puisque ce mot avec une résonance décalée, très amplifié diffère avec la réalité. La guerre connue par nos aînés a été bien plus sanglante, plus effroyable. Les morts de ce terrible affrontement mondial se comptaient par millions et millions.