Conséquences de la loi bio éthique sur la famille et répercussions sur la nation

La spoliation voire l’aliénation de la figure paternelle engendre des situations difficiles, compliquées, éprouvantes non seulement pour l’enfant, mais aussi pour la femme. Les répercussions associées à la disparition de la figure paternelle touchent également et collatéralement la vie en société, portant atteinte à une dimension qui touche à la transmission, au lien et à la solidarité.

Réflexions sur la 5 g, dernière vague de l’emballement techno dans le monde machine

Nos lecteurs savent que nous ne faisons pas partie de la Société des Amis du Monde, l’organe central de la technocratie. Nous ne quémandons jamais la faveur d’une tribune dans ses pages « Débats », mais nous avons accepté pour la troisième fois en vingt ans, de répondre aux questions d’un de ses journalistes. Les deux premières fois, il s’agissait des nanotechnologies et de la tyrannie technologique ; cette fois de la 5G et du monde-machine.
L’article du Monde (« Protection de la santé, lutte contre le consumérisme… Pourquoi une partie de la gauche s’oppose à la 5G », 18/08/20 – à lire ici) vise essentiellement à valoriser les parasites et récupérateurs du type Piolle et Ruffin. Il n’était pas question que notre entretien paraisse in extenso. Raison de plus pour le publier nous-mêmes en ligne.

L’écran total

Nous assistons comme à une forme de bombe nucléaire : d’atomisation massive, la fragmentation des populations obligée à l’hyper individualisation non en raison d’une idéologie qui aurait été décrétée par un gouvernement totalitaire mais résultant d’une pandémie virale et mortifère qui touche la totalité de notre planète. La force virale de ce Coronavirus, l’ennemi de l’homme, impacte tous les écosystèmes, renversant, fauchant les cités arrogantes : ces cités babyloniennes, visages de l’orgueil et de la suffisance humaine. Ce phénomène déconcertant, désarçonnant, et viral vient en quelque sorte mettre comme une couche supplémentaire à ce processus déjà engagé de dislocation de la société, même s’il en était besoin de l’aggraver en mettant à genoux toutes les principautés, les autorités, les gouvernances politiques dont aucunes ne lui résistent, ne sont en capacité de faire front. Un micro-organisme quasi invisible mais d’une dangerosité extrême, est là en mesure d’abattre tous les systèmes sophistiqués de protection médicalisée, toutes les défenses « sanitaires » en imposant sa loi totalitaire sommant les êtres humains de se réfugier dans leurs frêles abris.

Neil Postman : Étourdir ou Museler la conscience

L’attention n’est plus celle donnée aux autres, mais à celle donnée à nos objets toujours augmentés, à la ronde perpétuelle des divertissements, ces « vaudevilles » et « babillages » diffusés à longueur de journée par nos écrans[3]. La société transhumaniste développe ses supports numériques qui agissent en nous comme de véritables « derricks[4] », de véritables plateformes pétrolières, aspirant les données de toutes nos consommations quotidiennes associées aux usages que nous faisons de nos smartphones et autres objets de communication. Aussi comme le souligne Bruno Patino dirigeant de presse, et auteur du livre « la civilisation du poisson rouge », la prédation s’est greffée sur nos usages numériques « c’est la prédation de notre attention ». Or plus notre vie intérieure est forée par les derricks du monde numérique, plus ce monde corrompt et endommage, la source de vie qui nourrit notre âme. Quelle est donc la valeur morale d’une société quand cette dernière promeut la culture consumériste comme la seule dimension qui vaille ?

La ville digitalisée, la tentation de Babel

Dans les dix prochaines années, la ville fera l’objet certainement d’une reconversion révolutionnaire de sa conception à son organisation, avec le devoir de gérer de nouvelles contraintes, de nouvelles tensions sociales qui pourraient émerger. La ville devient en effet complexe, et cette complexité tient à l’humain et à l’évolution de leurs comportements au sein de la ville du fait même de l’évolution des technologies employées et des modifications tenant à des comportements plus isolés, marqués par la dimension de l’ego, la société du « pour moi ».  Pour répondre aux besoins, à ces besoins humains, la cité urbaine évolue vers davantage de technicité et de réponses servicielles qui seront dématérialisées et numériques, satisfaisant à ces nouvelles attentes hédonistes et consuméristes. La nécessité s’est alors imposée de savoir anticiper les besoins, de savoir gérer, de savoir organiser la structure sociale, de réguler l’attractivité des réponses à apporter à l’ensemble des attentes issues des activités humaines. Avec l’émergence des nouveaux outils numériques, de l’intelligence artificielle, de la multiplication des connectivités dans la ville, les urbanistes réfléchissent à de nouvelles méthodes de réponses aux besoins et de contrôle de la vie humaine, de régulation des activités, comme celles liées aux déplacements, aux flux à gérer au sein de la ville. Les GAFAM sont également tentés de s’emparer du sujet et de contribuer à optimiser la gestion des villes, en exploitant leurs innovations ou la découverte de nouveaux outils qui permettront une meilleure gestion. 

La tentation cybernétique

La cybernétique qui a pris ses racines au cours de la seconde guerre mondiale grâce aux travaux du Mathématicien  Norbert Wiener est la première science physique ayant pour objet l’organisation sociale. Le type de société qui émerge aujourd’hui dans les pays industrialisés découle directement des applications de la cybernétique : processus de robotisation de la production, interconnexions via les réseaux Internet, les réseaux boursiers, les réseaux financiers, les nouvelles méthodes de management et d’organisation de l’entreprise, réseaux de communication et réseaux informatiques, nouveaux systèmes d’armes intelligentes. La cybernétique est appelée à prendre une nouvelle ampleur en raison des effets conjugués entre les sciences cognitives de l’information et l’intelligence artificielle. C’est une nouvelle arme qui s’étale sous nos yeux, qui me semble avoir une dimension semblable au déploiement de l’arme atomique. La nation qui maitrisera la science cybernétique assujettira les peuples en raison de cette nouvelle capacité massive d’engranger les informations, les datas puis de mathématiser l’ensemble de la société pour mieux la superviser, c’est l’émergence de la cité rationnelle, la cité de Babel.

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