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Narcisse et chabot

Or dans la société transhumaniste, la culture de l’homme augmenté est bien celle du narcissisme. Le narcissisme se nourrit avant tout de l’image de soi et le narcisse rêve toujours d’améliorer son image, de prendre soin de son image. La promesse de toujours faire croître cette image ne peut en soi que flatter le narcissique. De fait la société transhumaniste a bien pour objet de flatter la prouesse, de cajoler la réussite, d’encenser la performance. C’est le devoir de la société transhumaniste d’investir tous les champs du divertissement pour entretenir l’image de soi. Mais la société transhumaniste ne flatte pas seulement le corps augmenté, elle flatte la capacité de transcender le corps, le transhumaniste est l’ami du monde virtuel. La société transhumaniste dans ces contextes de monde virtuel investit d’ores et déjà les applications issues des fameux réseaux sociaux, les fameux robots conversationnels qui pourront demain être nos futurs amis imaginaires, l’autre que moi-même qui me comprend, me connait, me flatte, me rassure.