Actualités, Intelligence artificielle, Organisation sociale, Technoscience

L’IA le réveil de la bête non humaine….

'IA qui vient est à la fois un outil de surveillance des déplacements, activités, désirs ou pensées mais aussi un outil d'assistanat permanent dont l'objectif est de précéder les comportements de chacun, depuis son lit jusqu'à sa voiture, en passant par sa salle de bains ou son lieu de travail. Il s'agit autant de participer à la «mise en données du monde» que de réaliser l'utopie techno-économique d'une «société automatisée», selon Villani. Autrement dit, de développer des technologies à même de diriger nos conduites et nos choix quotidiens, de livrer l'humain, jugé inférieur, à une entité, l'IA, conçue sur notre modèle mais nous ayant «dépassés». Une maman non humaine, directement issue de laboratoires de recherche publics mais aussi privés. Voitures autonomes, villes pilotées par le numérique, caméras à reconnaissance faciale, maisons automatisées, puces électroniques, écrans publicitaires personnalisés dans les rues, sexualité et goûts en général, la totalité de nos existences serait vouée à dépendre de l'IA, qui n'est pas l'informatique de papa mais une sorte de fichage virtuel généralisé visant à ce que nous déléguions nos comportements à une entité supposée plus intelligente, et plus à même d'apprendre sans cesse, que nous. Le numérique avait vocation à être au service de l'humain, comme le sont tous les outils ; l'IA rêvée par LREM nourrie au lait de la Silicon Valley n'est plus à notre service mais se sert de nous afin d'orienter nos comportements et de définir des dogmes auxquels nous devrions nous plier, à commencer par celui de la «transparence» de nos existences.

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Le magistrat et l’intelligence artificielle : la Justice de demain sera prédictive et expéditive !

                                Auteur Eric LEMAITRE   La Justice prédictive est-elle un pas de plus vers la déshumanisation de l’homme ? J’écoutais à la radio au cours d’une matinée un avocat inquiet mais décidé de s’opposer à la volonté de l’état français de… Lire la suite Le magistrat et l’intelligence artificielle : la Justice de demain sera prédictive et expéditive !

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Le programme biométrique des enjeux funestes

L'identification biométrique connait un essor mondial, considérable et notamment dans un grand nombre de Pays Asiatiques, les brevets biométriques déposés en Chine, au Japon, en Corée témoignent d’un intérêt manifeste pour ce type de technologie, mais l’identification biométrique enregistre également un regain d’intérêt sur l’ensemble de la planète.

Que ce soit pour les tablettes numériques, les cartes bancaires avec empreinte digitale, les smartphones, les voitures, la sécurisation des paiements sur Internet, le paiement dans les cantines scolaires, la biométrie connaît partout dans le monde un développement sans précédent, un développement spectaculaire. Ainsi l'analyse des portefeuilles de brevets est révélatrice de l’essor considérable de ces technologies de par le monde, des technologies qui couvrent de multiples domaines et sphères de la vie sociale allant de la reconnaissance faciale et vocale, à l’empreinte digitale et l’Iris de l’œil. Ce développement phénoménal n'est pas sans nous interroger sur les conséquences en termes d'entraves possible sur nos libertés ? 

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«Le management moderne est une tyrannie inefficace» : les extraits d’un livre choc

Vu dans le Magazine Figaro du 4 septembre 2018 .... Nous publions ici un extrait  du livre (La comédie (in)humaine) co-écrit par Nicolas BOUZOU et Julia de FUNES qui conforte les thèses qui sont les nôtres concernant les désastres d'un système centré sur la technique, sur les process qui ne cessent de s'accumuler dans le… Lire la suite «Le management moderne est une tyrannie inefficace» : les extraits d’un livre choc

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Monde numérique et vision politique, sommes-nous vers la fin prochaine du modèle institutionnel de « l’ancien monde »?

La démocratie telle que nous la connaissons dans le monde occidental semblait être l’aboutissement idéalisé d’une démarche où la voix de chaque citoyen pouvait légitimement compter.

Il y avait pour de nombreuses nations dites démocratiques l’envie de propager, d’universaliser les idéaux de la démocratie occidentale et l’illusion de prendre en compte les aspirations des peuples, de les respecter, de permettre à l’opposition comme aux minorités, la libre expression, d’interagir avec les institutions.

Née de la volonté d’unir la cité, six siècles avant Jésus-Christ, la démocratie dans la Grèce antique n’était pas ouverte à tous, les femmes en étaient écartées, les esclaves et les étrangers exclus du droit de vote, les poètes à bannir pour Platon. Cependant les débuts de la démocratie antique ont été l'exercice par tous les citoyens grecs de sexe masculin, de leur souveraineté libre et inaliénable, ce qui veut dire la mise en pratique d’une assemblée (ecclesia) où n’importe quel citoyen pouvait prendre la parole.

L’exécutif des magistrats au cours de cette période était instauré dans la seule perspective d'appliquer la volonté citoyenne qui a délibéré. La démocratie depuis l’antiquité, a fait d’immenses pas à commencer par le droit de vote donné aux femmes. La démocratie est devenue un système choisissant des représentants susceptibles d’être révoqués. Dans ce type de système idéalisé, le peuple a le pouvoir ou plutôt l’illusion du pouvoir. On cherche encore l’équivalent du penseur « ubérisé » de la république platonicienne.

Or nous assistons depuis quelques décennies à une forme d’effondrement des idéaux démocratiques. Plusieurs observateurs de la vie politique et pas seulement européenne, notent une forme de délitement de la vie démocratique dans le monde. Les élections américaines 2016-2017 sont un avant-goût de ce repli, d’une Amérique qui semble être émoussée par les appareils politiques.

Le citoyen non dupe a pris conscience d’une pratique techniciste de la démocratie. La complexité des lois, la difficulté de comprendre et de saisir le sens des normes, est manifeste. Le citoyen est dorénavant dans une posture de méfiance se sentant trahi par le désir du pouvoir et non le désir de servir, de ses représentants. 

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Jürgen Habermas ; La technique et la science comme « idéologie » ..

« La technique et la science comme idéologie » est un livre passionnant que nous vous recommandons … Le livre est écrit par l’un des plus grands sociologue de notre temps Jürgen Habermas… l’auteur voit dans la technique une forme de projet métaphysique échappant à l’homme, une créature autonome qui le dépossédera. A la suite de Jacques ELLUL, l’auteur pressent à moyen terme la fusion entre la technique et le cadre institutionnel de la société. Pour J.Habermas nous assistons à une forme d’industrialisation de la vie sociale « avec cette conséquence que les critères de l’activité instrumentale pénètrent aussi dans d’autres domaines de l’existence (urbanisation du mode de vie, technicisation des échanges et des communications »…De fait nous assistons à la lente planification d’une « rationalisation croissante de la société« .

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Critique du progressisme et du système technicien

Auteur Eric LEMAITRE Etienne OMNES : Le propos décliné dans ce nouveau texte de Eric LEMAITRE vise nullement à dénoncer les acquis d’un progrès social voire même technique, mais il s’agit d’ouvrir une page lucide sur les vacuités entraînées par un monde qui offrirait comme seule perspective, la libération des mœurs et l’opulence d’une consommation… Lire la suite Critique du progressisme et du système technicien