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La révolution génétique ou le nouvel Eugénisme

Dans le contexte d’un monde social envahi par un consumérisme progressiste, ces idéologies d’hier, que l’on croyait en définitive à jamais éteintes, ressurgissent sous la forme d’un être bestial, revêtu d’un masque d’agneau ! C’est ainsi qu’avec les avancées des techniques de procréation médicalement assistée, et la possibilité de déceler sur l’embryon ou le fœtus, les anomalies génétiques, est évoqué le « retour de l’eugénisme », un eugénisme plus angélique, plus doux forcément !

Anthropologie, Génétique

La révolution bioéthique

Dans la destruction du réel, dernier livre de Bertrand Vergely , le philosophe dénonce les trois dernières folies majeures de l’homme fait Dieu, folies qu’il assimile à trois névroses : La névrose à l'égard de la manière de naître qui se traduit par les nouvelles parentalités, et touche à la dimension d’une fécondation artificielle faisant rencontrer le désir et la technique. La névrose à l'égard de la dimension relationnelle qui se traduit par l'apparition demain d’un robot affectif, nouveau substitut du rapport à l’autre et impacte la dimension de l’identité Et la névrose à l'égard du réel qui se traduit par l'avènement d’un monde virtuel engendrant le corps déconnecté de tout ancrage à la réalité. Tous ces changements ont un même dénominateur, la déconstruction ontologique, ce que les philosophes appellent l'être. Cette destruction de l’être, était hélas prévisible, déjà prédite dans le livre de la Genèse, depuis le Jardin d’Eden, depuis la prétention de l’homme à devenir l’égal de Dieu et cette tentative d’effacer son image en nous. Cette destruction de l’entièreté associée à notre humanité résulte de la prétention à nier notre finitude, la prétention de nous orienter vers une forme d’autosuffisance singulière. Ainsi comme l’écrit Bertrand Vergely « L’homme-Dieu est fort tant qu'il n'est pas démasqué. Comme tous les pervers, il n'aime guère que sa perversion soit nommée ».