IBM s’est inspiré du fonctionnement du cerveau humain pour créer des puces qui pourraient révolutionner l’Intelligence artificielle

Selon le MIT Technology ReviewIBM se serait inspiré du fonctionnement du cerveau humain pour créer des puces qui pourraient révolutionner l’IA. Comme le feraient des synapses en se connectant les unes aux autres pour transférer des informations, qui permettent de nouveaux apprentissages, les réseaux neuronaux artificiels communiquent en eux. Cela ressemble à s’y méprendre au fonctionnement d’un logiciel sauf qu’ici, le composant principal est matériel…lire la suite :

https://siecledigital.fr/2018/06/18/ibm-travaille-sur-des-puces-qui-pourraient-revolutionner-lia/

 

La révolution génétique ou le nouvel Eugénisme

Dans le contexte d’un monde social envahi par un consumérisme progressiste, ces idéologies d’hier, que l’on croyait en définitive à jamais éteintes, ressurgissent sous la forme d’un être bestial, revêtu d’un masque d’agneau ! C’est ainsi qu’avec les avancées des techniques de procréation médicalement assistée, et la possibilité de déceler sur l’embryon ou le fœtus, les anomalies génétiques, est évoqué le « retour de l’eugénisme », un eugénisme plus angélique, plus doux forcément !

Un texte de Eric LEMAITRE

avec les contributions de Jérôme SAINTON Docteur en Médecine et Claude BOUCTON

La révolution

génétique

ou le nouvel Eugénisme

 

L’Eugénisme, l’idéologie transhumaniste

auréolée aujourd’hui d’humanisme

L’eugénisme qui fut jadis une théorie scientifique visant à intervenir sur le patrimoine génétique de l’espèce humaine, engendra hier la pire monstruosité que connut l’humanité, avec la montée de l’idéologie Nazie. Pourtant l’idéologie eugéniste refait bel et bien surface, cette hydre que l’on croyait définitivement éteinte, s’est enveloppée d’un nouvel habit plus convenable, d’une apparence séante.

Ainsi les idéologies barbares combattues hier, continuent d’avancer dans les esprits de manière plus subtile, ce que certains ont qualifié de « monstre doux », nouveau spectre qui avance, masqué, auréolé d’humanisme, mais au demeurant terrifiant.

Ce monstre doux que décrivait Alexis d’Alexis de Tocqueville « un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre? ».

Dans le contexte d’un monde social envahi par un consumérisme progressiste, ces idéologies d’hier, que l’on croyait en définitive à jamais éteintes, ressurgissent sous la forme d’un être bestial, revêtu d’un masque d’agneau ! C’est ainsi qu’avec les avancées des techniques de procréation médicalement assistée, et la possibilité de déceler sur l’embryon ou le fœtus, les anomalies génétiques, est évoqué le « retour de l’eugénisme », un eugénisme plus angélique, plus acceptable forcément !

Si les pro GPA et PMA se défendent en dénonçant un pur fantasme, se moquant de l’accusation de pratiques qui ne s’éloignent pas des idéologies eugénistes, il importe que ces derniers reconnaissent que l’apparition et l’évolution de techniques de plus en plus sophistiquées, conduisent nécessairement à développer les pratiques eugéniques. Après les infanticides connus au cours de l’histoire, ou ceux qui épisodiquement sont relatés dans les actualités, l’interruption de grossesses ou le fœticide sélectif ont été largement prescrits après l’épisode de la tragédie de la Seconde Guerre mondiale. Le fœticide sélectif s’est imposé dans les esprits avec les nouvelles capacités techniques de diagnostic génétique (analyse chromosomique), ou morphologique (échographie), sur le fœtus. Enfin, comme le rapporte le biologiste Jacques Testart[1] « la conjonction de la fécondation hors du corps (1978) et de l’examen de l’ADN embryonnaire (1990) a permis de développer le diagnostic préimplantatoire (DPI) sur les embryons issus de la fécondation in vitro (FIV) depuis les années 1990 ».

Subrepticement, l’idée d’une sélection des êtres humains dès leur naissance, gagne les esprits. Lorsque l’expression de société eugéniste est utilisée, l’usage de ces mots suscite une opposition vive, targuant souvent ceux qui utilisent ces termes, de communiquer une pure invention, dénigrant le progrès ou s’opposant à toute forme d’égalité. Pourtant nous sommes bel et bien arrivés à une conception eugéniste de la société, lorsque notamment le dépistage est proposé aux femmes enceintes, pour détecter d’éventuelles anomalies, et proposer ainsi aux mères, l’interruption de leur grossesse. A ce jour, il importe de porter à la connaissance de chacun, que tous les fœtus trisomiques ont quasiment fait l’objet d’une interruption de grossesse. Ainsi au cours de ces dernières décennies, le dépistage de la trisomie 21 a connu un essor indéniable, avec un taux de couverture croissant de femmes enceintes demandant un diagnostic prénatal, ce qui a eu pour résultat, une très importante augmentation du nombre d’amniocentèses, une procédure médicale invasive utilisée lors du diagnostic prénatal.

Sur un plan sociologique, toutes les dernières enquêtes d’opinion révèlent que les femmes sondées reconnaissent qu’elles choisiraient d’éliminer un fœtus ayant été diagnostiqué comme trisomique. Or avec l’avènement d’une société orientée vers la performance, l’image de soi, c’est un monde profondément consumériste qui aspire dès lors à un bien-être idéalisé, et à un enfant idéal indemne de toute anomalie génétique.

La fragilité d’un enfant différent des autres, constituerait pour beaucoup, et dès lors, dans l’imaginaire social, une charge insurmontable pour les parents. Cette idée d’accueillir, puis d’accompagner, un enfant avec un handicap, devient, hélas et bien souvent, une idée intolérable. Cela en dit long sur les mutations sociales mortifères que nous vivons aujourd’hui dans ces contextes idéologiques, où les tenants d’un darwinisme social, ne rencontreraient plus à terme d’opposition. Dans un futur proche nous pourrions ainsi accepter « la sélection des plus aptes ».

Implicitement, avec les progrès de la techno science, les avancées techniques conduiront certainement à un déplacement de la dimension de l’accueil et du don de l’enfant, vers une notion de désir d’enfant et d’un désir choisissant ce que devra être cet enfant, répondant ainsi parfaitement aux normes et conventions sociales. Cette dimension que nous décrivons est bien souvent objectée, or l’empreinte consumériste progresse dans les mentalités au fur et à mesure que les conceptions matérialistes de la vie avancent, de fait l’idée de choisir un embryon sain peut conduire demain au choix d’un embryon ne présentant certes aucune anomalie mais dont le désir est aussi qu’il soit doté de caractères répondant aux désirs des parents si l’offre médicale le permet. Rappelons qu’en France la loi bioéthique encadre rigoureusement à ce jour les pratiques génétiques, le diagnostic préimplantatoire est ainsi autorisé quand l’un des parents peut transmettre une maladie génétique grave. Nonobstant rien interdit d’imaginer,  un futur plus laxiste moins préventif et passant par-dessus les lois morales.

L’eugénisme dans l’histoire

Le mot Eugénisme, est inévitablement associé à l’idéologie Nazie, qui fut à son paroxysme, l’expression d’une idéologie foncièrement anti humaine. Pourtant, l’eugénisme, qui signifie littéralement, bien naître, s’est défini au fil du temps, à la fois comme une méthode et comme une pratique visant à surpasser le patrimoine génétique initial de l’espèce humaine. La pensée eugéniste est pourtant très ancienne, il faut remonter à plusieurs millénaires, à l’époque où Pharaon entendait organiser le meurtre des enfants hébreux mâles, afin d’éviter que les Hébreux ne deviennent trop nombreux[2]. La Grèce Antique fut le témoin de l’élimination des enfants faibles, qui ne pouvaient que constituer une charge pour la société. A Sparte, ancienne ville du Péloponnèse, les anciens examinaient les aptitudes de l’enfant nouveau-né, et s’ils estimaient que l’enfant fût trop faible, vulnérable, ils le faisaient jeter dans un gouffre appelé « les Aphotètes ». Un enfant chétif, selon la conception et l’idéologie répandue à Sparte, ne devait pas à cette époque, être une charge pour la cité.

Il n’est pas contestable que le christianisme a combattu au sein de la société, une forme de rejet du plus fragile, et que de fait, l’Évangile constituât une forme de rempart à toute tentative de rejet du plus faible. Mais au cours du XIXe siècle, l’idée de laisser faire une sélection naturelle au sein de la société, gagna les esprits. Albert Spencer, sociologue et philosophe anglais, défendit en effet une forme de philosophie évolutionniste, il fut très tôt identifié comme l’un des principaux défenseurs de la théorie de l’évolution au XIXe siècle, avec Charles Darwin. Sociologue, Spencer conçut la société comme un ensemble, une organisation qui sélectionne naturellement les plus aptes, il est par ailleurs l’auteur même de cette expression « Sélection des plus aptes ».

L’eugénisme est une approche idéologique, qui fut développée par Francis Galton, un cousin de Charles Darwin. L’un et l’autre, ont tenu des thèses, qui en leur temps ont bousculé les conceptions, qui étaient jusqu’à présent, associées au monde du vivant.  Charles Darwin entendait donner une explication théorique de l’hérédité des caractères acquis par les espèces, et concluait à l’évolution naturelle des espèces. Francis Galton anthropologue, pionnier de la biométrie, et brillant statisticien, souligne le rôle primordial et prédictif des facteurs héréditaires, jouant un rôle corrélatif dans la détermination des différences individuelles. Francis Galton promouvait les concepts de race inférieure et supérieure, même s’il fallait recontextualiser les positions idéologiques de l’anthropologue, il convient cependant de souligner que Galton fera valoir l’hérédité des qualités intellectuelles et des qualités physiques, ceci lui donnant à penser, selon Dominique Aubert-Marson[3] Biologiste et chercheur, « que l’appartenance à une « race douée » (nature) joue un rôle majeur, l’environnement (nurture) jouant un rôle mineur… »

Etrange destin de deux hommes et de même parenté, Charles DARWIN et Francis Galton dont les idéologies furent finalement assez proches, l’un défendant la sélection naturelle, et l’autre la sélection sociale.

Relativement à l’analyse sociale, Galton eut recours à la courbe de Gauss pour classer les individus et repérer non pas « l’homme moyen », mais « l’homme génial », puisque c’est ce dernier qui évolue vers l’être parfait, la visée nécessaire de sa politique eugéniste. Nous comprenons mieux, comment une telle thèse mortifère a ainsi influencé des conceptions idéologiques dévastatrices, et marqué indélébilement le XXème d’une noirceur à la fois ineffaçable, et d’une odeur nauséabonde.

Le génie génétique

au service du nouvel eugénisme

Dans la période contemporaine, les progrès du génie génétique et le développement des techniques de procréation médicalement assistée, ont ouvert de nouvelles perspectives et possibilités médicales.  Avec le transhumanisme, s’ouvrent littéralement de nouveaux enjeux.

En effet, les transhumanistes accréditent l’idée, que le génome humain n’est finalement que le reflet d’une forme de programmation. Certes le génome est immensément complexe, mais la technoscience s’est employée à le décoder, à le manipuler, à le décrypter. Reprogrammer l’humain, ne relève plus, dès lors, d’une idée insolite ou biscornue. Concevoir des programmes génétiques, tels ces tests de programmation génétique du cerveau, sont, bel et bien, des tentatives menées dans les laboratoires du vivant. C’est dans ce contexte que les ingénieurs biologiques du Massachusetts Institute of Technology, ont en effet, créé un langage de programmation, qui leur permet d’appréhender, puis, de concevoir rapidement des circuits complexes ; l’ADN codé donnant ainsi de nouvelles fonctions pour les cellules vivantes. Que ne laisserait entrevoir de telles recherches, visant demain à doper artificiellement des hommes, voir les corriger, même avec des visées humanistes ! Si l’on commence ainsi, à réparer les dysfonctionnements du cerveau et guérir les anomalies, n’adviendra-t-il pas le temps de rechercher à idéaliser l’être humain, et anticiper le temps de l’homme augmenté et « performé », un nouveau type d’humain, un sur homme amélioré par le génie génétique.

Mais comme le souligne à nouveau Jacques Testart « c’est surtout la préoccupation de qualité du produit-enfant qui anime désormais la fabrique de l’humain. Outre les méthodes sélectives (choix d’un tiers géniteur, sélection d’un embryon), l’Aide Médicale à la Procréation vise à proposer l’amélioration de l’embryon, et des praticiens s’emballent de projets eugéniques quand la technologie prétend disposer d’outils efficaces et précis pour modifier le génome ».

De la sorte, le projet de conquête absurde et qui touche au génome humain ne semble plus avoir de limites, subséquemment la fécondation de bébés issus de plusieurs parents[4], pour obtenir un bébé « génétiquement parfait » n’est plus si improbable, le premier bébé, résultat d’une manipulation du génome de trois parents, est né au Mexique, l’enfant est en effet né de la manipulation de l’ADN de trois parents. Il s’agissait de transférer des matériaux génétiques du noyau pour éviter que la mère ne transmette à son enfant des gènes défectueux responsables du syndrome de Leigh « de transmission maternelle », une maladie neurologique progressive caractérisée par des lésions neuropathologiques.

La Grande-Bretagne était devenue le premier pays au monde à autoriser la conception d’enfants « à trois parents ». La technique imaginée par Doug Turnbull, de l’université de Newcastle, au Royaume-Uni, et dénommée « transfert pronucléaire » (PNT), consiste à prélever le noyau de l’ovule de la mère contenant des mitochondries défaillantes. L’ovocyte est ensuite fécondé avec le sperme du père, puis le noyau de l’œuf est transféré dans l’ovule énucléé de la donneuse.

Or pour le professeur Royère, le directeur procréation, génétique et embryologie humaine à l’Agence de la biomédecine en France, « Le risque est que la manipulation induise chez l’embryon de nouvelles pathologies ou anomalies, alors qu’on cherchait au contraire à obtenir un bébé sain ».

Les avancées sournoises du transhumanisme

Les avancées du transhumanisme sont sournoises, subtiles comme nous l’écrivions précédemment, le nouvel eugénisme, empreinte un nouveau langage, teinté d’humanisme et de progressisme, et qui dans l’air du temps, passe beaucoup mieux, nous faisant ainsi passer pour des ringards, des conservateurs surannés, ne comprenant rien à l’avènement du progrès.

Or ce nouvel Eugénisme revêtu, des habits du transhumanisme, progresse du fait, à la fois de notre désertion, de l’abandon des valeurs morales, et de la défection de l’éthique, que l’on nous défend de promouvoir, sans être taxé de défenseur de l’inégalité.

Ainsi, qu’est-ce qu’aujourd’hui le Conseil Consultatif National d’Éthique, sinon des hommes et des femmes, dont la plupart ne sont plus habités par la dimension du spirituel, qui apporte la raison à la conscience, « la conscience, à la science ».

Jérôme Sainton Docteur en Médecine évoquait dans un mémoire de fin d’étude en Bioéthique, l’Éthique de la mise en œuvre[5] et non du fond, la bioéthique a dans ce nouveau contexte sociétal pour fonction de compenser la réalité, de mettre des mots sur des pratiques, afin de nous convaincre que c’est bien l’homme qui fixe les règles. Elle a donc in fine pour objectif de familiariser, « d’habituer les gens aux développements technologiques pour les amener à désirer bientôt ce dont ils ont peur aujourd’hui. […] Le Comité National d’Éthique est d’abord un comité de bienveillance de l’essor technoscientifique. Certaines technologies seraient très mal acceptées aujourd’hui, mais si, dans quinze ou vingt ans, elles sont bien acceptées, ce sera en partie grâce aux comités d’éthique, qui auront dit : “il faut développer la recherche, il faut faire attention, il faut attendre un peu, il faut un moratoire…” toutes sortes de propositions qui n’ont rien à voir avec un interdit et qui permettent de s’accoutumer à l’idée. » (J Testart, en collaboration avec Christian Godin, Au bazar du vivant : biologie, médecine et bioéthique sous la coupe libérale, Seuil (points virgule), Paris, 2001, p.132-133). Ainsi la bioéthique a pour finalité d’adapter l’homme au système technicien : c’est elle qui assure la transition entre les anciennes et les nouvelles valeurs.

Le monde, habité par des désirs prométhéens, installe ainsi, et au fil de son histoire, une technicité qui réduira l’humain au rang de machines, puisque notre génome en est réduit à n’être qu’un logiciel programmable à souhait. En écrivant ces lignes, résonne en moi ces mots de l’écologie humaine, « Prendre soin de l’homme, de tout l’homme » qui est l’antithèse de l’homme modifié ou augmenté, l’antithèse d’un transhumanisme qui aliène la dimension ontologique de l’homme, l’essence même d’une finitude qui ne trouve sa grandeur qu’en son créateur.

[1] Jacques Testart Biologiste français qui a permis la naissance du premier bébé éprouvette en France en 1982.

[2] Le récit est rapporté dans le livre d’Exode chapitre 1.

[3] Dominique Aubert-Marson Maître de conférences, Laboratoire de biologie du développement et de la différenciation neuromusculaire, Université Paris Descartes

[4]http://www.rtl.be/info/magazine/science-nature/un-bebe-issu-de-trois-parents-biologiques-differents-voit-le-jour-grace-a-une-methode-controversee-854463.aspx

[5] Nous reprenons ici l’intégralité du texte de Jérôme Sainton, extrait de son mémoire de Bioéthique, Jérôme Sainton est Docteur en médecine.

Qu’est-ce que la Capsologie ?

Notre approche et celle qui concerne notre livre est assez voisine des thèses que nous identifions dans la Capsologie et qui traitent du thème de l’effondrement de la civilisation industrielle. La vision de la capsologie est relativement systémique en abordant les dimensions sociales, écologiques, anthropologiques, économiques, géopolitique, urbanisme, thèmes que nous explorons largement dans notre livre. Mais nous abordons en revanche la dimension théologique absente de cette réflexion globale et pourtant source de la déconstruction de l’homme.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ainsi à cette réflexion globale de l’effondrement de notre civilisation, il nous semble nécessaire d’ajouter une autre dimension qui explique de façon quasi prédictive : l’effondrement de la civilisation, un affaissement qui s’explique du fait de la désertion des valeurs morales et de l’abandon de toute référence spirituelle, en réduisant l’homme à la seule dimension d’objet de consommation…

Pour mieux comprendre cette visions de l’effondrement spirituel, nous vous renvoyons à cette excellente définition que nous relevons sur le site Wilkepedia..

Source Wilkepedia : La collapsologie se présente comme une science appliquée et transdisciplinaire faisant intervenir l’écologie, l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, la biophysique, la biogéographie, l’agriculture, la démographie, la politique, la géopolitique, l’archéologie, l’histoire, la futurologie, la santé, le droit et l’art2. Cette approche systémique s’appuie sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition, ainsi que sur des travaux scientifiques reconnus1, tels que le rapport Meadows de 1972, les études « A safe operating space for humanity »3 et « Approaching a state shift in Earth’s biosphere »4 publiées dans Nature en 2009 et 2012, ou encore l’article « The trajectory of the Anthropocene: The Great Acceleration »5

Nous vous renvoyons également à ce lien :
http://www.collapsologie.fr/

« Le transhumanisme n’est qu’un eugénisme relooké »

Revue de presse, extrait du blog Usbek & Rica

« Le transhumanisme est un eugénisme mou, consensuel  et démocratique. Dans l’inconscient collectif, le terme « eugénisme » renvoie sans cesse – par méconnaissance historique – aux nazis. C’est une erreur : il s’agit d’une logique de sélection pour  « l’augmentation » de l’espèce et c’est l’essence même du transhumanisme, qui n’est qu’un eugénisme relooké. Je dis « mou », « consensuel » et « démocratique » car c’est sans violence apparente et ça se passe avec notre consentement, et même à notre demande.  En 1974 sont apparues les premières banques de sperme : les CECOS (Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain, Ndlr). On y parla bientôt « d’appariement de couples reproducteurs », une formule qui aurait dû nous alerter. »

Lire la suite de l’article https://usbeketrica.com/article/le-transhumanisme-est-un-eugenisme-relooke

Intelligence artificielle : comment fonctionne le deep learning ?

alvaro-reyes-500040-unsplash

Le deep leaning est  une méthode d’apprentissage automatique s’appuyant sur une modélisation complexe, impliquant un processus de calcul mathématique. Ainsi étape par étape,  les « mauvaises » réponses sont traitées (supprimées) et reportées vers les niveaux en amont pour ajuster systématiquement le modèle de calcul…Pour en savoir davantage, nous vous renvoyons vers l’article de Céline Deluzarche qui schématise avec pédagogie le fonctionnement du deep learning….

https://www.futura-sciences.com/tech/definitions/intelligence-artificielle-deep-learning-17262/

Ces penseurs avaient critiqué le Système technicien bien avant nous …

Le livre « la déconstruction de l’homme » a été largement influencé par la pensée philosophique et théologique de deux auteurs, respectivement Ivan Illich et Jacques Ellul qui ont su appréhender les menaces que faisaient peser d’une certaine façon une société industrielle envahie par la norme, la technicité et la dimension des outils susceptibles d’aliéner la convivialité, des outils capables de priver l’homme de leurs libertés.

Le livre « la déconstruction de l’homme » a été largement influencé par la pensée philosophique et théologique de deux auteurs, respectivement Ivan Illich et Jacques Ellul qui ont su appréhender les menaces que faisaient peser d’une certaine façon une société industrielle envahie par la norme, la technicité et la dimension des outils susceptibles d’aliéner la convivialité, des outils capables de priver l’homme de leurs libertés.

C’est Ivan Illich qui dénonçait la société moderne qui selon lui était d’une certaine façon une contrefaçon du Christianisme, le penseur de l’écologie politique évoquait ainsi la dimension de la perversion par le monde moderne, des idéaux chrétiens.

Quant à Jacques Ellul, le philosophe Chrétien, ce dernier avait su découvrir dans le monde informatique, le milieu qui donnerait l’illusion de créer du bien-être, mais dont la réalité aliénante est toute autre. Une réalité qui est gouvernée par l’appétit du gain, le profit susceptible de déposséder l’homme de toute autonomie et le bonheur d’être réellement libre, le souci de l’arracher définitivement à son sol pour l’emmener dans les mondes du virtuel.

Le livre que nous avons coécrit avec un certain nombre d’amis, ne se réduit donc pas à la critique des seuls avatars et des sous-produits issus de la techno science : numérisation, intelligence artificielle, robotisation, mécanisation du monde…

Ce livre aborde l’idéologie, comme le paroxysme d’une pensée affranchie de l’idée de finitude dans une ultime vision progressiste et eugéniste incarnée par le rêve transhumaniste qui achèvera selon nous le système technicien aux mains d’une société entièrement numérisée et gouvernée par le nombre.

Cette vision progressiste est portée par les vagues d’une société consumériste aveuglée par la consommation des produits numériques et la soif d’un progrès d’une science sans curseurs, sans limites. Vision eugéniste car cette société est guidée par le souci de la performance et tant pis pour les plus faibles, soit écartés, soit demain éliminés par une société qui ne s’accommodera pas de ce qui serait comme un coût, une charge sociale.

Ainsi dans ce livre nous allons en réalité beaucoup plus loin qu’une lecture critique des constats, nous débusquons en réalité les idéologies sous-jacentes, comme les appareils bureaucratiques ou non au service d’un asservissement des êtres humains privés de leur autonomie. Nous dénonçons également un glissement d’une société techniciste qui est conduite à codifier de plus en plus les comportements, à conditionner, par la norme les individus en les faisant rentrer dans une forme de moule sous le contrôle des IA qui demain seront programmés pour détecter les subversifs, les comportements déviants, les insoumis, les anti systèmes, ceux qui ne veulent pas se soumettre à l’emprise d’un monde déshumanisé par l’envahissement de la seule technique dénaturant et déconstruisant finalement tout ce qui fait l’homme dans toutes ses dimensions biologiques, spirituelles et sociales.

Eric LEMAITRE

 

Etats généraux de la bioéthique : « besoin d’humanité » et rejet du transhumanisme

Tout ce qui est possible techniquement est-il souhaitable ? Génétique, procréation, robotique, fin de vie… En termes de santé et de médecine, les questions éthiques sont nombreuses. Elles ont fait l’objet d’une consultation citoyenne du 18 janvier au 30 avril dans le cadre des États généraux de la bioéthique, qui précèdent la révision à venir de les lois de bioéthique.

Lire la suite sur le blog :

https://usbeketrica.com/article/etats-generaux-bioethique-des-citoyens-pour-plus-d-humain-et-pas-de-transhumain

Perpetua, ou les pièges du débat actuel sur la place des femmes

joshua-reddekopp-356808-unsplash

Un texte à lire sur le blog de Phileo Sophia écrit par un ami Etienne Omnés…

Avatar de Etienne OmnèsPhileo-sophia

Moi – « C’est vrai que la place des femmes n’a pas toujours été d’être devant la vaisselle et enfermée à l’intérieur. Ca a beaucoup varié selon les époques. Je lisais le martyr de Perpetua de Tertullien il n’y a pas longtemps, et j’ai été frappé par l’opinion extrêmement positive que Tertullien le mysogyne a de Perpetua la chrétienne: dans cette histoire les hommes ont un mauvais rôle, entre le père qui veut lui faire trahir Jésus et son frère qui pleurniche… et elle est magnifiquement décrite. »

L’autre (perplexe) – Oui mais… elle meurt à la fin. »

A ce moment-là, c’est moi qui me suis retrouvé perplexe. Mais bien sûr qu’elle meurt à la fin! C’est même sa plus grande gloire et son plus grand achèvement. C’est la culmination du positif dans le récit de Perpetua. Elle donne sa vie pour son Maître, comme les généraux romains qui sacrifient leur vie…

Voir l’article original 1 431 mots de plus

La dématérialisation de la monnaie, une quadruple menace géopolitique, économique, écologique et sociale

Dans cette dimension de crise sociale, c’est aussi la dimension du lien social qui doit être relevée : le monde virtuel contribue à assécher définitivement les rapports, les transactions se font par la seule entremise des machines et des robots virtuels, des algorithmes ; c’est la fin des guichetiers, voici maintenant le sourire de « l’aRgent ». Dans cette création de monnaies virtuelles, les hommes, avec une grande ingéniosité, ont ainsi inventé un contre-système non pour déployer de nouvelles solidarités mais en refaçonnant les échanges financiers ; ils ont asséché puis gommé les vertus associées à la philanthropie et l’altruisme pour un goût immédiat du gain. Au fond, la monnaie virtuelle est le reflet, d’un monde virtuel déconnecté de la relation avec le réel, le miroir  inversé de la dimension incarnée de l’échange visant le bonheur des uns et des autres ; ici l’enjeu est une affaire de prospérité, et tant pis si la maison devait brûler.

andre-francois-556751-unsplash

Un texte de Eric LEMAITRE 

La dématérialisation de la monnaie,

une quadruple menace

géopolitique, économique, écologique et sociale

Nous sommes peu à être réellement familiers avec les arcanes de la nouvelle finance dématérialisée, avec ces concepts qui pullulent et fourmillent sur la toile mondiale de l’Internet, qui transite dans les mondes des algorithmes.

Or un véritable engouement saisit un nombre de plus en plus important d’usagers pour les gains ou les attraits, les séductions de facilité et de confort, apportées par ces monnaies virtuelles appelées cryptomonnaies ou monnaies numériques. Les chalands appâtés par ce monde virtuel méconnaissent en réalité les menaces que font peser ces pratiques d’échanges de liquidités électroniques. La plupart d’entre nous en ignorent les risques, comme nous ne conscientisons pas la quadruple menace géopolitique, économique, écologique et sociale.

La monnaie virtuelle a été lancée à la suite de la crise financière de 2008 comme une forme de protestation sociale pour ne pas subir le diktat des autorités monétaires publiques et des grandes banques privées, pour échapper à l’intermédiation (la promesse du monde virtuel) qui casse toutes les verticalités. Mais d’une contestation sociale, d’antisystème, cette monnaie virtuelle dont le bitcoin fut le porte-drapeau est aujourd’hui l’objet de toutes les frénésies et convoitises et devient même un sujet spéculatif augurant de risques équivalents à ceux connus en 2008 et sans doute bien pires.

Le monde mystérieux de la cryptomonnaie et des monnaies virtuelles

En quelques siècles le monde est passé du troc aux cryptomonnaies, de l’économie réelle à l’économie virtuelle. Le troc était l’incarnation d’une économie peu sophistiquée, primitive, une transaction que nous « visualisons » ; en revanche, la cryptomonnaie est bien une transaction qui est le fruit de la mathématisation de l’économie et pour de nombreux néophytes, opaque, voire invisible avec un brin d’ironie. Toutes ces monnaies virtuelles empruntent des réseaux, des routes dessinées par le monde des algorithmes crayonnés par ce qui est communément appelé la blockchain (technologie de stockage et de transmission d’informations), une forme de support et d’infrastructure informatique qui assure la circulation des monnaies en utilisant la toile Internet.

La blockchain se présente comme une technologie de chaînage et de stockage d’informations dans une forme d’espace, un serveur à distance accessible sur Internet. La blockchain est donc un espace qui permet le transfert des données et l’établissement entre des personnes ou des agents un rapport de confiance concernant la transaction de ces mêmes données, ici en l’occurrence une transaction de monnaie non fiduciaire (pièces et billets de banques), une monnaie virtuelle. L’ensemble de la transaction virtuelle (une monnaie numérisée) est ainsi sécurisé par de nombreux codes d’accès, un chiffrage, un algorithme, par cryptographie, et formant ainsi une chaîne garantissant l’opération commerciale en laissant cependant une trace qui authentifie le « troc. »

Ainsi pour résumer notre propos, au fil de l’histoire de la monnaie nous avons relevé une mutation majeure, dans les moyens et les modes de paiement. Il y a plusieurs millénaires, le troc constituait le moyen d’échange, l’échange de marchandises contre des marchandises, la négociation de biens contre des biens, puis la monnaie est venue simplifier les systèmes de transaction, faciliter les échanges, attribuant une valeur, un prix à toutes les marchandises.

Mais la monnaie fiduciaire s’est par la suite sophistiquée prenant des formes multiples jusqu’à ses formes nouvelles qui sont celles d’une monnaie électronique ou sensiblement dématérialisée avec sa configuration la plus connue qui est celle de la carte bancaire que nous avons tous dans notre portefeuille. Mais depuis le début de ce XXIe siècle, de nouvelles formes de monnaie ont cours avec l’émergence des paiements dits virtuels, PayPal, Bitcoin, Ripple (l’étoile montante) et d’autres formes de paiement électronique et numérique.

On compte à ce jour plus d’un millier de monnaies virtuelles dans l’ombre du bitcoin, totalisant ensemble des centaines de milliards de transactions. Nous ne définirons pas ici le contenu de ces nouvelles pratiques monétaires, pas plus que nous n’expliquerons, en les détaillant, les spécificités de ces nouvelles formes de monnaies, car ce n’est pas ici notre propos. Chacun peut ici consulter les sites spécialisés qui déclineront les caractéristiques propres à ces nouveaux moyens d’échanges qui accompagnent finalement la révolution numérique telle que nous la connaissons à ce jour.

Alerte sur les pratiques d’une économie virtuelle capable de fragiliser des pans entiers de l’économie réelle.

Notre démarche est tout autre et dans l’esprit de ce livre « Critique du système technicien, » nous souhaitons plutôt anticiper et lancer une forme d’alerte concernant ces pratiques qui peuvent demain fragiliser les socles de toute vie sociale en raison d’un système apparemment libre mais qui défient l’économie réelle, les institutions, contrôlant et régulant les marchés économiques. Les apparences flexibles d’une transaction confortable et facile peuvent en effet cacher une forme de « loup » et demain renverser durablement les grands équilibres économiques en raison de transactions qui auraient échappé au contrôle des états.

Néanmoins, pour comprendre notre démarche réflexive et vous permettre d’appréhender les problématiques de la sphère de la monnaie virtuelle, de la cryptomonnaie, il importe de rappeler en premier lieu la définition de la Banque centrale européenne qui définit la monnaie virtuelle comme « un type de monnaie numérique non réglementée, émise et généralement contrôlée par ses développeurs, utilisée et acceptée par les membres d’une communauté virtuelle spécifique. »

La monnaie virtuelle est donc une monnaie non réglementée, émise par ses développeurs et acceptée par les membres d’une communauté, mais elle s’appuie, il importe de le préciser, sur des moyens de traçage, de chiffrage qui authentifie les transactions ; cependant, cette notion de non-réglementation présente bel et bien un risque, un risque notamment fiscal pour les nations pour qui l’imposition n’a pas été exercée sur ces échanges, mais également social en raison des dimensions cachées, dont les conséquences écologiques devront être aussi dévoilées.

Ces monnaies virtuelles constituent également des monnaies alternatives qui n’ont de cours légal dans aucun pays et peuvent échapper au contrôle même des états ; inversement, certains états peuvent également y avoir recours pour contrecarrer les puissances mondiales qui régulent, sur l’ensemble de la planète, les marchés financiers. Pour Jean Tirole, prix Nobel d’économie, citant une de ces monnaies virtuelles, « le rôle social du bitcoin est « insaisissable. » Les bitcoins sont concentrés dans des mains privées notamment pour la fraude en général et l’évasion fiscale en particulier, » ce qui est incontestablement un manque à gagner pour les états.

Depuis les années 2010 et plus récemment encore, il convient de noter la montée croissante, l’utilisation quasi généralisée de la monnaie virtuelle, l’emploi progressif de cette monnaie constitue incontestablement un nouveau défi relativement à la régulation et au contrôle des politiques monétaires et de changes qui ont cours au sein des états, mais ce défi ne concerne pas seulement la sphère monétaire, il nous semble également que ce défi touche aussi les dimensions sociale et écologique.

Les menaces sociales et écologiques que fait peser la dématérialisation des monnaies

Ainsi, au-delà de la dimension de la dématérialisation de la monnaie, il y a bien des enjeux et des risques géopolitiques, sociaux et écologiques qu’il convient d’appréhender, dont beaucoup n’ont probablement pas pris conscience en considérant les seuls bénéfices touchant à la dimension du confort, de la facilité, de la disparition des intermédiaires financiers. Nous cédons une fois de plus à la facilité en évitant les processus d’intermédiation, les circuits longs touchant au contrôle de la circulation de la monnaie. Un exemple d’avantage ou de privilège apporté par ce type de monnaie est celui que propose la Banque Assurance AXA qui dédouane immédiatement ses sociétaires pénalisés par un retard d’avion en les créditant d’un remboursement quasi immédiat et instantané sur leurs comptes et ce sans intermédiation. Ce service proposé par l’assureur est basé sur un contrat dit intelligent hébergé dans la blockchain Ethereum, ce service facilite le remboursement immédiat des voyageurs assurés en cas de retard sur un vol. Nous prenons de fait conscience de l’attrait qu’exerce ce type de procédé monétaire apportant une transaction immédiate et sans intermédiaire. L’attrait de ce procédé est donc sans équivalent sur le marché de l’assurance traditionnelle.

Si la monnaie virtuelle, la cryptomonnaie, fait figure d’un service quasi participatif et convivial pour ses usagers, du fait qu’elle permet des transactions digitales, un versement de compte à compte, elle se développe nonobstant indépendamment des institutions financières quelles qu’elles soient.

Or, derrière l’attrait de ces transactions et du succès que connaissent les monnaies virtuelles comme le bitcoin,  Ethereum et bien d’autres monnaies antisystème (plus d’un millier, rappelons-le), les menaces ou les périls ne sauraient être demain occultés. Les périls sont géopolitiques, puisque, nous l’avons bien compris, les transactions échappent aux circuits des institutions bancaires, des banques centrales, des états. Inévitablement cela peut représenter un dégrèvement dans les recettes fiscales de l’état, ce sont en effet de nombreuses transactions qui échappent au contrôle de l’État, du fait de l’opacité fiscale de ces transactions qui circulent sur les routes du Net.

Une opacité qui pourrait aussi cacher de véritables menaces touchant notamment à la cybercriminalité et inévitablement en toile de fond à la déstabilisation des nations. Ainsi, les risques liés aux monnaies virtuelles sont également et dès lors les possibles instabilités financières en raison du caractère spéculatif et volatil (ce que Christine Lagarde, directrice générale du FMI, soulignait lors d’une de ses interventions sur la cryptomonnaie[1]) de ces nouvelles plateformes et des séductions qu’elles opèrent sur les publics, mais les risques connus concernent le blanchiment d’argent ou bien ceux qui concernant la dimension écologique.

La monnaie virtuelle est d’ores et déjà annoncée comme une catastrophe écologique et sociale[2]

La menace est en effet environnementale et touche à la dimension énergivore de ces plateformes financières qui sont consommatrices d’électricité. En effet, la blockchain qui est un support informatique repose sur une multitude d’opérations et des empreintes informatiques laissées lors des transactions, des traces fragmentées et disséminées et hébergés dans les « silos virtuels. » Selon le site The digiconomist s’appuyant sur des données relevant de l’analyse d’experts, « l’archivage des transactions nécessite chaque année une moyenne de plus de 30 milliards de kWh, soit la production énergétique annuelle de 4 centrales nucléaires[3]. »

Ainsi, la consommation totale d’énergie du réseau bitcoin a atteint des proportions homériques. L’ensemble du réseau bitcoin consomme maintenant plus d’énergie qu’un certain nombre de pays, ce que confirme le rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie. Si bitcoin était un pays, le réseau de cryptomonnaie se classerait devant la Suisse et la république tchèque (voir le graphe le démontrant sur le site The digiconomist auquel nous vous renvoyons²).

La dépense énergétique, du fait des usages électroniques des centres de données, est ainsi de plus en plus impactée par la chaîne de blocs générée par l’ensemble des transactions informatiques effectuées. Les usages sont en forte croissance non pas en raison de la croissance de l’utilisation ou de la valeur de la monnaie électronique elle-même mais en raison de la mécanique informatique même liée à la chaîne de blocs. À titre d’illustration, fin 2017, comme l’illustre le site que nous avons consulté[4], 159 pays consommaient moins d’électricité que celle nécessaire à l’écosystème bitcoin.

La menace est également sociale et pour la simple bonne raison que toute crise financière est nécessairement corrélée à une crise sociale, l’effondrement d’une bulle financière aura de fait nécessairement des impacts sociaux, augmentant des risques de précarité et de pauvreté. Avec l’utilisation croissante des cryptomonnaies entachée de frénésies et de fièvres spéculatives, les banques centrales craignent l’avènement possible de crises financières. Le bitcoin qui est une cryptomonnaie parmi d’autres a vu ainsi sa valeur augmenter de manière totalement artificielle et avec la croissance des usagers, l’effet de mode passé, il se pourrait que les retentissements du fait d’investissement inconsidérés aient des effets néfastes sur l’ensemble de l’économie et contribuent par conséquent à une crise majeure et sans précédent, comme le fut en 2008 la crise des subprimes qui toucha le secteur des prêts hypothécaires à risque.

Fin des guichetiers, voici maintenant le sourire de « l’aRgent »

Dans cette dimension de crise sociale, c’est aussi la dimension du lien social qui doit être relevée : le monde virtuel contribue à assécher définitivement les rapports, les transactions se font par la seule entremise des machines et des robots virtuels, des algorithmes ; c’est la fin des guichetiers, voici maintenant le sourire de « l’aRgent ». Dans cette création de monnaies virtuelles, les hommes, avec une grande ingéniosité, ont ainsi inventé un contre-système non pour déployer de nouvelles solidarités mais en refaçonnant les échanges financiers ; ils ont asséché puis gommé les vertus associées à la philanthropie et l’altruisme pour un goût immédiat du gain. Au fond, la monnaie virtuelle est le reflet, d’un monde virtuel déconnecté de la relation avec le réel, le miroir  inversé de la dimension incarnée de l’échange visant le bonheur des uns et des autres ; ici l’enjeu est une affaire de prospérité, et tant pis si la maison devait brûler.

Une fois de plus nous attirons l’attention sur le mirage d’un monde virtuel qui plonge bien notre humanité dans un marasme possible, car l’on n’a pas pris garde à la nécessité de mettre des curseurs à la folie technique qui envahit à ce jour l’environnement humain, et face à une crise majeure, nous pourrions bel et bien entrevoir demain l’avènement d’un système de contrôle universel, une forme d’ordre régulant et supervisant tous les modèles de transactions afin que rien n’échappe à l’emprise d’un système technicien autoritaire s’appuyant demain et entre autres sur l’intelligence artificielle pour prévenir dans le futur d’autres crises financières.

[1] http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/514215/analyse

[2] https://www.lesechos.fr/infographie/bitcoin/

[3] https://digiconomist.net/bitcoin-energy-consumption

[4] https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2018-03-27/le-bitcoin-entre-menaces-et-perspectives-773285.html

 

Nvidia présente Isaac, sa nouvelle plateforme d’intelligence artificielle

Nvidia poursuit le développement d’innovations tant sur l’IA que sur des systèmes robotiques intégrés. Durant le CES 2018, la société a officialisé un partenariat technologique avec Uber, Volkswagen et Baidu. Pour ce qui est de ses autres projets, la société travaille sur une technologie, basée sur l’IA,…

 

Nvidia poursuit le développement d’innovations tant sur l’IA que sur des systèmes robotiques intégrés. Durant le CES 2018, la société a officialisé un partenariat technologique avec Uber, Volkswagen et Baidu. Pour ce qui est de ses autres projets, la société travaille sur une technologie, basée sur l’IA,…

Lire la suite …..

https://siecledigital.fr/2018/06/06/nvidia-isaac-nouvelle-plateforme-intelligence-artificielle/