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Jacques Ellul

Texte de Jérôme Sainton  En tant que chrétien, médecin et bioéthicien, ma rencontre avec la pensée de Jacques Ellul a été déterminante. Ellul est le premier à avoir analysé et montré que la technique n’est plus un art personnalisé et adapté à telle ou telle fin. Elle est devenue la recherche standardisée du meilleur moyen… Lire la suite Jacques Ellul

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Les remèdes aux dangers de la technique

Le « principe de précaution » est pour Jonas l’expression de cette responsabilité nouvelle de l’homme vis-à-vis de son environnement. Il s’agit de bien comprendre que cette responsabilité que l'on pourrait qualifier d’élargie ne se réduit pas uniquement aux risques imminents, ni à la réparation des dommages causés par la technique, mais ce principe doit fonder une véritable « éthique », gouvernée par une exigence de prudence préventive. Jonas fait ainsi appel à ce qu’il nomme l’heuristique de la peur pour remédier aux dangers de la technique, car ce qui est à craindre, c’est pas tant la technique en elle même, c’est plutôt l’absence de peur face à la technique, autrement dit la fausse sécurité que nous procure la technique, en tant qu’elle se veut rassurante, du fait des facilités qu’elle nous apporte. Or c'est précisément cette fausse sécurité qui risque de nous endormir, alors que  la peur devant le danger est nécessaire si l’on veut découvrir une solution adaptée.

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Ces penseurs avaient critiqué le Système technicien bien avant nous …

Le livre « la déconstruction de l’homme » a été largement influencé par la pensée philosophique et théologique de deux auteurs, respectivement Ivan Illich et Jacques Ellul qui ont su appréhender les menaces que faisaient peser d’une certaine façon une société industrielle envahie par la norme, la technicité et la dimension des outils susceptibles d’aliéner la convivialité, des outils capables de priver l’homme de leurs libertés.

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Du rôle de la technique dans l’absurdité actuelle

évolution (cette involution) de notre société se fait subrepticement. Elle se fait, en effet, plus qu’on ne la fait. Car imposer aujourd’hui une pensée déconnectée du réel ne requiert aucun effort particulier pour un pouvoir idéologique quel qu’il soit (c’est l’opposé qui exigerait aujourd’hui une intelligence et une volonté hors du commun). Le sociologue et théologien Jacques Ellul, que je me propose de convoquer, expliquerait comment un tel mouvement, impossible dans une autre civilisation que la nôtre, exprime au contraire ici un conformisme absolu. Conformisme à la fois à l’absence de sens et aux structures de notre époque, lesquels nous sont l’un et l’autre donnés par le centre de gravité de notre société : la Technique.