Actualités, Anthropologie, Monismes et dualismes de substance

La révolution anthropologique et ses conséquences bioéthiques

Dans son livre « La nouvelle idéologie dominante », le sociologue Shmuel Trigano, rend compte de « cette reconsidération (métaphysique et anthropologique) du vivant et de l’humain, qui aboutit nécessairement à la redéfinition de la personne post-humaine, non plus dans son essence, mais dans son incarnation individuelle. » Ainsi, le manifeste transhumaniste, résumé par ces mots « Nous souhaitons nous épanouir en transcendant nos limites biologiques actuelles », prend le contrepied de l’anthropologie biblique et définit, de facto, une nouvelle conception de l’homme et de son corps :  Le transhumanisme, repose à la fois sur « un mélange assez hétéroclite d’ésotérisme religieux et de scientisme laïc », débouche sur une « certaine négation de la création, c’est-à-dire de la finitude de l’homme créé ». « Le transhumanisme percute l’incarnation, le corps créé dans sa dimension finie. Il s’agit de contrecarrer la nature, en modifiant l’ADN, en transmutant le corps humain, en revendiquant sa plasticité. Le transhumanisme est ainsi marqué par la volonté de s’inscrire dans la transformation du réel aux frontières d’un monde désincarné où tous les rêves de mutation deviennent possibles.

Actualités, Anthropologie, Eugénisme, Génétique

La révolution génétique ou le nouvel Eugénisme

Dans le contexte d’un monde social envahi par un consumérisme progressiste, ces idéologies d’hier, que l’on croyait en définitive à jamais éteintes, ressurgissent sous la forme d’un être bestial, revêtu d’un masque d’agneau ! C’est ainsi qu’avec les avancées des techniques de procréation médicalement assistée, et la possibilité de déceler sur l’embryon ou le fœtus, les anomalies génétiques, est évoqué le « retour de l’eugénisme », un eugénisme plus angélique, plus doux forcément !

Actualités, Anthropologie, Eugénisme

« Le transhumanisme n’est qu’un eugénisme relooké »

Revue de presse, extrait du blog Usbek & Rica "Le transhumanisme est un eugénisme mou, consensuel  et démocratique. Dans l’inconscient collectif, le terme « eugénisme » renvoie sans cesse - par méconnaissance historique - aux nazis. C’est une erreur : il s’agit d’une logique de sélection pour  « l'augmentation » de l'espèce et c’est l’essence même du transhumanisme, qui n’est… Lire la suite « Le transhumanisme n’est qu’un eugénisme relooké »

Actualités, Anthropologie

Etats généraux de la bioéthique : « besoin d’humanité » et rejet du transhumanisme

Tout ce qui est possible techniquement est-il souhaitable ? Génétique, procréation, robotique, fin de vie… En termes de santé et de médecine, les questions éthiques sont nombreuses. Elles ont fait l’objet d’une consultation citoyenne du 18 janvier au 30 avril dans le cadre des États généraux de la bioéthique, qui précèdent la révision à venir de les… Lire la suite Etats généraux de la bioéthique : « besoin d’humanité » et rejet du transhumanisme

Actualités, Anthropologie

Perpetua, ou les pièges du débat actuel sur la place des femmes

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Un texte à lire sur le blog de Phileo Sophia écrit par un ami Etienne Omnés…

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Moi – « C’est vrai que la place des femmes n’a pas toujours été d’être devant la vaisselle et enfermée à l’intérieur. Ca a beaucoup varié selon les époques. Je lisais le martyr de Perpetua de Tertullien il n’y a pas longtemps, et j’ai été frappé par l’opinion extrêmement positive que Tertullien le mysogyne a de Perpetua la chrétienne: dans cette histoire les hommes ont un mauvais rôle, entre le père qui veut lui faire trahir Jésus et son frère qui pleurniche… et elle est magnifiquement décrite. »

L’autre (perplexe) – Oui mais… elle meurt à la fin. »

A ce moment-là, c’est moi qui me suis retrouvé perplexe. Mais bien sûr qu’elle meurt à la fin! C’est même sa plus grande gloire et son plus grand achèvement. C’est la culmination du positif dans le récit de Perpetua. Elle donne sa vie pour son Maître, comme les généraux romains qui sacrifient leur vie…

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Anthropologie, Monismes et dualismes de substance

Les idéologues du genre et leurs lectures déconstructives du monde social

Il convient de prendre conscience que la notion idéologique de genre est aujourd’hui appréhendée au-delà de la réalité biologique, ce qui fait débat aujourd’hui !  Cette déconnexion du genre masculin, féminin est la résultante d’une réflexion qui puise sa source  dans toute une littérature française, Jacques Dérida, Foucault puis Judith Butler. Judith Butller ira encore plus loin dans la réflexion notamment dans son essai qui l’a fit connaitre Trouble dans le genre paru en 1990… C'est cette idéologie autour des études du genre, et donc la construction sociale qui en découle selon ses partisans , qui assigne de façon quasi exclusive un sens aux différences sexuelles ... Donc effectivement déconnecter totalement l’identité de la part biologique nous conduit à une forme de conception extrême, voire à une confusion des genres, en fait c’est nous conduire à refuser l’altérité y compris dans nos regards. C’est un déni de différences ou de la différence ... 

Anthropologie, Monismes et dualismes de substance

Gender un changement de paradigme, l’analyse des contextes…

Le genre un changement de paradigme La société postmoderne (occidentale) est marquée par l’éviction de la transcendance, cette éviction du référentiel autour d’un rapport à la transcendance a un effet accélérateur sur la promotion d’une déconstruction des stéréotypes, sur la promotion parallèlement de nouvelles conceptions sociales autour de nouveaux modèles pensant aujourd’hui la modernité : le… Lire la suite Gender un changement de paradigme, l’analyse des contextes…