Réflexion sur l’Intelligence artificielle

Réflexion de Maxime GEORGEL

à propos de l’Intelligence Artificielle 

L’écart et même le fossé entre le niveau actuel d’instruction et celui des générations passées est désastreux. Notre époque a réussi le double exploit, par la sur-spécialisation des savoirs académiques, d’accumuler une quantité de savoir collectif immense et de diminuer en même temps le savoir individuel : rares sont ceux qui ont une vision d’ensemble, ils se confient plutôt en des experts et bientôt aux Intelligences Artificielles et démontrent la maxime de Suétone : chacun préfère plutôt croire que juger (De Vita Beata). Cet exploit nous permet d’être arrogant en regardant ces « anciens ignorants et illettrés » tout en ne leur arrivant pas à la cheville.
Placer ainsi notre savoir dans des communautés d’experts et dans des clouds ne nous rendra au final pas plus intelligents, même pas collectivement. Car la pensée humaine, dans son unité, est loin d’être comparable à la société humaine et encore moins à une pseudo-intelligence artificielle. Si l’on utilise l’IA ainsi, on aboutira surtout à une BR : une Bêtise Réelle.
J’ai pu constater ce fossé au cours de mes lectures ces dernières années. Mon livre préféré de philo ? Le premier tome d’une introduction à la philo… destinée au lycéen des années 50. Ou alors quand j’ai réalisé que les 5 volumes d’histoire de France que je m’apprêtais à lire s’intitulaient « Histoire de France racontée à mes petits enfants ». Ou encore lorsqu’au Cameroun j’ai pu feuilleter ces anciens manuels français de littérature, pour une filière équivalent à notre Bac pro où l’on pouvait voir une étude approfondie de plus de 50 auteurs classiques français, en commençant par Clément Marot, le huguenot célèbre pour sa versification des Psaumes de David. Ou encore lorsque j’ai ouvert ce manuel d’histoire de France de CM1 des années 50 alors que je visitais un ami près d’Aix-en-Provence. Ou encore quand j’ouvre ces théologies systématiques du XVIIème-XVIIIème et que je réalise avec douleur que probablement aucun théologien de nos jours n’aurait pu écrire un seul de ces volumes.
Soyez-en conscients : oui nous savons lire aujourd’hui et oui nous accomplissons des prouesses technologiques inédites, mais ce n’est pas parce que la société, par ses experts sur-spécialisés, dans laquelle nous vivons fait cela que nous sommes plus intelligents au niveau individuel. Bien au contraire.
On m’a dit une fois qu’il était désormais impossible de devenir un polymathe, ces savants de la Renaissance qui étaient érudits dans tous les domaines. Je pense aujourd’hui que c’est faux. S’il est vrai que la somme des connaissances humaines est aujourd’hui trop grande pour être maîtrisée par un seul homme, il est toutefois possible d’atteindre un niveau moyen entre la précision académique et l’exposition populaire, avec la rigueur du premier mais le bon sens et le jugement synthétique du second. Comme l’a dit Aristote, l’homme éduqué libéralement peut juger des arguments, et un esprit ouvert est capable de traverser les disciplines et de voir l’unité de la connaissance sans tomber dans des simplifications bon marché et des généralisations excessives. C’est l’ambition que j’ai pour moi et mes enfants, si Dieu m’en donne.
Un dernier mot au sujet de Dieu et de l’Eglise justement. On sera étonné d’apprendre que le chapitre 2 de la discipline des églises réformées à l’époque de Calvin concerne l’instruction et les écoles. Autrement dit, l’Eglise considérait que l’éducation des enfants était une question de discipline d’Église ! Et que ce sujet était tellement important qu’il fallait le traiter dès le début (il y a 14 chapitres à ce document disciplinaire). Pourquoi cela ? Car l’instruction, dans toute la Bible (qui ne sépare pas, je le pense, morale et savoir), est une tâche qui incombe aux parents et aux familles et non à l’État. L’Eglise étant une famille de familles, c’est à elle d’agir ici. Je ne veux pas dire par cela que les parents ont pour devoir de mettre leurs enfants dans des écoles chrétiennes ou de leur faire école à la maison (même si cela me semble être des choix éducatifs excellents).
L’éducation et la santé de l’Eglise sont intimement liées. C’est le monde de Dieu que les sciences étudient, c’est en étant des créateurs à l’image du Créateur que les arts glorifient Dieu, c’est par les lettres et les sciences que s’est faite la Réforme. Nous n’aurons pas de réveil durable (c’est-à-dire de Réforme) de notre pays sans révolution de l’éducation.

« L’abolition de l’homme? » de CS LEWIS

L’avertissement que CS Lewis nous livre un véritable pamphlet contre ces idéologies mortifères qui se moquent du bien, de la morale transmise (son livre est écrit dans les contextes du Nazisme. « L’abolition de l’homme » est rédigé pendant la seconde guerre mondiale, sans que pour autant le nazisme soit nommé ). Le livre de CS LEWIS,  n’a pas pris une seule ride dans les contextes de la vacuité de notre modernité : cette modernité qui tente de nous affranchir  de toute valeur, en refusant de soumettre nos découvertes scientifiques à des normes morales universelles. Depuis des siècles, ce mouvement de déconstruction s’est accéléré en quelques décennies, tend toujours plus à dénaturer l’homme et pour reprendre l’expression de CS LEWIS à l’abolir, abolir l’homme dans ce qu’il a d’unique et de sacré.

« Nous faisons des hommes sans cœur et attendons d’eux vertu et hardiesse. Nous tournons l’amour en dérision et sommes choqués de trouver des traîtres parmi nous. » 
C.S. Lewis

 Le Livre  court mais magistral,  [Livre de 90 pages] nous entraîne dans une dimensions prophétique  dense…. Ce livre est destiné à nous tous, à n’importe qui d’entre nous, à ceux qui remettent en question l’idée d’une morale universelle qui transcende l’histoire.

Le livre est écrit en réponse à une phrase malheureuse que l’écrivain britannique a trouvée dans un manuel scolaire, C.S. Lewis la soumet à l’analyse et il y décèle une vision du monde qui nie toute valeur objective. CS LEWIS [1898-1963]  s’interroge sur ces valeurs que nous léguons au monde et de ce monde futur qui se prépare …

Pour CS LEWIS, une nouvelle tragédie se dessine depuis plusieurs siècles sur le continent Européen. L’homme démiurgique en raison de sa puissance technicienne a aujourd’hui la capacité de soumettre toute la nature à sa volonté, il a, grâce au développement technique, la possibilité que la création dont il n’est pas l’auteur lui soit ordonnée.  L’homme dans sa vanité cherche de plus en plus à s’en affranchir. « Or maîtriser la nature et la mettre au service de l’homme est une chose, mais cette situation aboutie, paradoxalement, au contrôle de l’homme ».

Ainsi; pour CS LEWIS, il est essentiel de bannir la relativité des idées morales,  de transmettre une vérité solide pour ne pas subir demain le diktat des désirs qui franchissent le Rubicon après le déni de toute morale universelle .

« En un mot, l’ancienne éducation était une sorte de propagation – des hommes transmettant l’humanité à des hommes – la nouvelle n’est que propagande »

Dans cette optique, l’écrivain et universitaire britannique, auteur du monde de Narnia considère la nécessité de former les cœurs, ce qui passe par l’acquisition de sentiments, d’une vraie sensibilité à l’autre. « Vouloir faire des hommes durs, des hommes sans cœur« , c’est selon CS LEWIS, conduire le monde et notre jeunesse à la tyrannie des propagandes futures.

L’analyse qu’entreprend CS LEWIS; le conduit à débusquer comme à démasquer les sinistres conséquences d’un rejet de toute morale. Ce livre magistral, se termine par la description prémonitoire et apocalyptique de l’instant où l’homme fera de lui-même la matière de ses propres inventions et manipulations.

« Il y a quelque chose qui unit la magie et la science appliquée tout en les séparant toutes les deux de ce que les siècles précédents appelaient la ″sagesse″. Pour les sages d’autrefois, le problème essentiel était de mettre l’âme en conformité avec la réalité, et les moyens d’y parvenir étaient principalement la connaissance, l’autodiscipline et la vertu. Pour la magie, aussi bien que pour la science appliquée, le problème principal est de soumettre la réalité aux désirs humains ; et la solution est une technique ; dans la mise en pratique de cette dernière, toutes les deux sont disposées à faire des choses considérées jusqu’alors comme repoussante et impies –comme déterrer et mutiler les morts . »

L’avertissement que CS Lewis nous livre un véritable pamphlet contre ces idéologies mortifères qui se moquent du bien, de la morale transmise (son livre est écrit dans les contextes du Nazisme. « L’abolition de l’homme » est rédigé pendant la seconde guerre mondiale, sans que pour autant le nazisme soit nommé ). Le livre de CS LEWIS,  n’a pas pris une seule ride dans les contextes de la vacuité de notre modernité : cette modernité qui tente de nous affranchir  de toute valeur, en refusant de soumettre nos découvertes scientifiques à des normes morales universelles. Depuis des siècles, ce mouvement de déconstruction s’est accéléré en quelques décennies, ce mouvement comme un ouragan  tend toujours plus à dénaturer l’homme et pour reprendre l’expression de CS LEWIS à l’abolir, abolir l’homme dans ce qu’il a d’unique et de sacré.

« Les professeurs ne façonnaient pas l’homme selon un modèle choisi. Ils transmettaient ce qu’ils avaient reçu ; l’enseignant initiait le jeune néophyte au mystère de l’humain qui les recouvrait l’un et l’autre de sa majesté. (. . .) Cela change désormais. Les valeurs ne sont plus que de simples phénomènes naturels. Dans le cadre du conditionnement, on s’efforce de produire chez l’élève des jugements de valeur. (. . .) Ils [les pédagogues] savent comment produire une conscience et décident quel genre de conscience ils veulent produire. Eux-mêmes se situent en dehors, au-dessus …. Les conditionneurs vont par conséquent devoir choisir quel genre de Tao artificiel ils veulent, pour des raisons qui leur sont propres, produire dans l’espèce humaine. Ils pousseront les autres à agir, ils seront créateurs de motivations. Mais d’où tireront-ils eux-mêmes leurs motifs d’agir ? »

Dans les contextes du transhumanisme, ce livre est à lire de toute urgence….

Le transhumanisme c’est quoi au juste ?

La civilisation du laisser faire, le nouvel âge d’or, le monde sans limites, la civilisation sans curseur ou tout demain deviendra possible [Lire ce manifeste transhumaniste : https://iatranshumanisme.com/wp-content/uploads/2015/10/le-transhumanisme-prochaine-c3a9tape-de-la-civilisation.pdf ] ….  Une vidéo à voir pour comprendre les enjeux du post humanisme !

https://www.youtube.com/watch?time_continue=112&v=s1341NL7RdY

Un deuxième Ouvrage de Eric LEMAITRE en préparation : Publication fin 2019 ou 2020

La perfectibilité de l’espèce humaine est l’impensé majeur d’une métaphysique et d’une nouvelle anthropologie qui se dessine à l’aune des avancées prodigieuses de l’univers technoscientifique.

Si le mouvement transhumaniste apparaît comme récent, le courant s’inscrit en réalité dans la mémoire latente de l’humanité comme le récit d’une conquête contre la mort et d’une lutte s’opposant à la finitude de l’espèce humaine !

Auteur : Eric LEMAITRE

Quelle anthropologie

à l’heure du transhumanisme ?

Anthropologie

« La révolution véritablement révolutionnaire se réalisera non pas dans la société, mais dans l’âme et la chair des êtres humains. » Aldous Huxley

Première partie  

La perfectibilité de l’espèce humaine est l’impensé majeur d’une métaphysique et d’une nouvelle anthropologie qui se dessine à l’aune des avancées prodigieuses de l’univers technoscientifique.

Si le mouvement transhumaniste apparaît comme récent, le courant s’inscrit en réalité dans la mémoire latente de l’humanité comme le récit d’une conquête contre la mort et d’une lutte s’opposant à la finitude de l’espèce humaine !

Les origines du transhumanisme

***L’homme déchu, une triple rupture***

  • Définir simplement le transhumanisme
  • Le transhumanisme ses origines
  • Le transhumanisme, une histoire enfouie

Le transhumanisme : Une nouvelle anthropologie

*** Le détournement de l’homme***

  • Critique de l’essentialisme et de la sacralisation de la vie
  • L’homme machine [Le monisme]
  • La dénaturation du Vivant ?
  • De l’homo-Sapiens à l’homo cyborg

Le transhumanisme : Portrait de l’homme augmenté

*** L’homme augmenté : la dissociation du lien social *** 

  • Matérialiste
  • Narcissique
  • Technoscientifique
  • Consumériste
  • Eugéniste

Deuxième partie  

Changer techno scientifiquement l’être humain plutôt que de le changer via la religion, l’éducatif ou le politique est la nouvelle dynamique qui fonde aujourd’hui la civilisation humaine.  L’amélioration de l’homme passera par la civilisation technique et l’hybridation homme machine qui le domestiquera et l’asservira…

 L’empreinte technique dans la civilisation de l’homme augmenté

*** La faillite de l’homme augmenté ***

  • La civilisation transhumaniste
  • L’empreinte technique dans la civilisation de l’homme augmenté
  • Le phénomène de la croissance technicienne [Jacques ELLUL]

L’Intelligence artificielle ou le rêve de l’hybridation Homme Machine

*** De l’anthropologie de l’émancipation à L’homme machine ***

  • Qu’est-ce l’intelligence artificielle [Le deep learning] ?
  • Hybridation Homme / Machine
  • Les enjeux et menaces

Troisième partie

 

La dernière partie du livre sera un plaidoyer pour retrouver le sens du prochain

Quelle anthropologie pour demain où notre devoir de résilience 

*** L’âme et le prochain ***

  • Les constats d’une vie déchue
    • L’homme a un besoin vital de vie relationnelle
    • Vivre la proximité
    • Pour conclure

 

 

Le hardware et l’Intelligence Artificielle

Une conférence [que vous trouverez dans le lien : https://www.sondekla.com/user/event/9779 ] extrêmement intéressante et qui fait l’état des lieux des avancées dans le domaine des IA et des supports, des architectures hardware optimisant les capacités de calculs dans tous les domaines de la vie économique, sociale et santé.  Les avancées dans le domaine sont remarquables et ouvrent des perspectives permettant de nouvelles interactions avec des environnements multiformes, d’appréhender des représentations d’espaces  complexes. La conférence s’adresse à des experts en IA mais est accessible à tous pour comprendre les enjeux et les impacts qui vont bouleverser l’histoire humaine. L’aspect philosophique de ces recherches n’est pas abordé par ces experts, mais nous ne manquerons pas de développer nos analyses sur le sujet…

L'IA d'aujourd'hui fonctionne grâce à quatre composantes : les algorithmes, les logiciels, les données et le matériel. Celui colle au plus près des autres composantes. Ses progrès continus ouvrent la voie à de nouvelles applications et des

https://www.sondekla.com/user/event/9779

 

Transhumanisme : De l’homme déchu à l’homme augmenté

 

Conférence de Eric LEMAITRE

Le transhumanisme, porté par l’intelligence artificielle, la robotique et l’idéologie scientiste, se présente comme un ouragan menaçant l’homme lui-même, y compris l’homme intérieur, son âme et sa conscience. Est-il vraiment possible, cependant, d’améliorer l’homme dans son être propre ?

Informatique : La révolution quantique est en marche

L’ordinateur quantique tire parti des lois de la mécanique quantique, une théorie qui décrit les phénomènes physiques à l’échelle atomique. Ces étonnantes lois autorisent une particule, un atome ou une molécule à se trouver dans différents états en même temps – on parle d’états superposés. Ainsi, alors que dans un ordinateur ordinaire, les informations sont codées sous la forme de bits qui ne peuvent prendre que deux valeurs, 0 ou 1, selon le passage au non de courant électrique à travers un transistor, les bits quantiques (ou qubits) peuvent simultanément prendre les valeurs 0 et 1. Qui plus est, lorsque deux qubits interagissent, leurs états physiques « s’enchevêtrent », si bien que les deux systèmes ne peuvent plus être décrits de façon indépendante – on parle d’états intriqués.

Un ordinateur quantique peut en théorie avoir accès à la totalité des résultats possibles d’un calcul en une seule étape, là où un ordinateur classique doit traiter l’information de façon séquentielle, un résultat après l’autre.

 

Nous publions ici un extrait de l’article écrit sur le blog du CNRS, lire la suite sur le même blog….

https://lejournal.cnrs.fr/articles/ordinateur-les-promesses-de-laube-quantique

L’ordinateur quantique tire parti des lois de la mécanique quantique, une théorie qui décrit les phénomènes physiques à l’échelle atomique. Ces étonnantes lois autorisent une particule, un atome ou une molécule à se trouver dans différents états en même temps – on parle d’états superposés. Ainsi, alors que dans un ordinateur ordinaire, les informations sont codées sous la forme de bits qui ne peuvent prendre que deux valeurs, 0 ou 1, selon le passage au non de courant électrique à travers un transistor, les bits quantiques (ou qubits) peuvent simultanément prendre les valeurs 0 et 1. Qui plus est, lorsque deux qubits interagissent, leurs états physiques « s’enchevêtrent », si bien que les deux systèmes ne peuvent plus être décrits de façon indépendante – on parle d’états intriqués.

La vitesse de calcul des algorithmes quantiques

Dès les années 1990, les chercheurs ont proposé des algorithmes pour de tels ordinateurs. Et démontré mathématiquement que mis en œuvre sur ces machines, ils réaliseraient effectivement certains calculs à une vitesse dépassant tout ce qu’on pourrait imaginer avec un ordinateur classique. Ainsi, en 1994, le mathématicien américain Peter Shor, du MIT, présente un algorithme avec lequel il serait possible de factoriser n’importe quel nombre, c’est-à-dire le décomposer en un produit de nombres premiers, en un temps record. 

Une révolution pour l’apprentissage automatique ?

L’accélération de la vitesse de calcul promet aussi d’importantes retombées en matière d’apprentissage automatique, une technique très à la mode d’intelligence artificielle utilisée pour analyser et trier les informations dans de très grandes bases de données numériques. Là aussi, les applications seront multiples : amélioration des moteurs de recherche sur Internet, diagnostics médicaux beaucoup plus précis, pour ne citer qu’eux. « En optimisation comme en apprentissage automatique, on ne recherche pas des solutions exactes mais on cherche à apporter des réponses qui soient suffisamment satisfaisantes. On peut donc beaucoup mieux tolérer les erreurs que pour un problème de factorisation par exemple. C’est pourquoi l’utilisation d’ordinateurs quantiques même intermédiaires apportera énormément », insiste Iordanis Kerenidis.

Vue de l'intérieur de l'ordinateur quantique IBM Q.

Vue de l’intérieur de l’ordinateur quantique IBM Q. IBM Research

Ce n’est donc pas un hasard si le champ de l’algorithmique quantique n’a jamais été aussi actif qu’aujourd’hui. Un seul exemple : en 2017, Iordanis Kerenidis a présenté un algorithme d’apprentissage automatique permettant, en théorie, de faire de la recommandation de films, de livres ou de rencontres de manière exponentiellement plus efficace qu’avec les méthodes actuelles.

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Conclusion de l’auteur du Blog

« la déconstruction de l’homme »

Il n’est pas improbable malgré quelques difficultés relevées à ce jour, que les barrières  techniques soient levées et autorisent l’émergence d’un calculateur aux capacités de calculs gigantesques et avec des applications infinies enrichies par des   exaoctet de milliards de données et des données qui toucheront toute la vie sociale des êtres humains … Les combinaisons de ces données permettront l’intrusion dans tous les espaces de la vie sociale et plus rien n’échappera au pouvoir de « colonisation »  et de contrôle de ces ordinateurs bardés de calculs algorithmiques, capables de factoriser toutes les dimensions de la vie humaine avec des capacités de prédiction, de guidage, d’espionnage, de surveillance généralisée de nos faits et gestes assurant sans doute une paix factice mais éphémère, car le moindre cataclysme pourrait bien amener l’effondrement de cette nouvelle cathédrale humaine …

Babel : l’IA peut-elle abattre les barrières linguistiques ?

Du mythe de la tour de Babel à la conception de l’espéranto, l’humanité a toujours rêvé d’une communication universalisée. À défaut d’inventer une nouvelle langue, l’intelligence artificielle se met au service de la traduction automatique. L’IA peut-elle abattre les barrières linguistiques et reformer ainsi Babel ?

Du mythe de la tour de Babel à la conception de l’espéranto, l’humanité a toujours rêvé d’une communication universalisée. À défaut d’inventer une nouvelle langue, l’intelligence artificielle se met au service de la traduction automatique. L’IA peut-elle abattre les barrières linguistiques et reformer ainsi Babel ?

Dès les origines de l’informatique moderne, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les informaticiens se sont engagés dans le développement de nouvelles formes de communication en donnant naissance aux langages de programmation.

De nos jours, les géants des nouvelles technologies mettent l’intelligence artificielle au service de la traduction. À défaut de créer une langue unique, le projet est bien de traduire toutes les langues instantanément de sorte qu’elles ne fassent plus obstacle à la communication universelle.

Alors, l’intelligence artificielle va-t-elle véritablement effacer les barrières linguistiques ? Échappera-t-on à l’enfermement sur soi-même et aux particularismes ? Le plurilinguisme finira-t-il par nous être implémenté pour enfin faire régner la concorde et la fraternité ?

 

Lire la suite sur France Culture et surtout écouter le PODCAST …..

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/guerillas-linguistiques-44-de-babel-a-google-traduction-vers-un-nouveau-langage-universel#xtor=EPR-2-%5BLaLettre21032019%5D

Bernanos et la technique

Extrait du Livre la France contre les Robots : Texte de Bernanos , un texte vigoureux ! La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs acquis corps et âme à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de l’ordre, de la vie, ses Raisons de Vivre. Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement, n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? La Technique ne peut être discutée, les solutions qu’elle impose étant par définition les plus pratiques. Une solution pratique n’est pas esthétique ou morale. Imbéciles ! La Technique ne se reconnaît-elle pas déjà le droit, par exemple, d’orienter les jeunes enfants vers telle ou telle profession ? N’attendez pas qu’elle se contente toujours de les orienter, elle les désignera. Ainsi, à l’idée morale, et même surnaturelle, de la vocation s’oppose peu à peu celle d’une simple disposition physique et mentale, facilement contrôlable par les Techniciens.

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Version imprimable de Bernanos et la technique

Georges Bernanos

La France contre les robots
(1947)
extrait du chapitre VII

Quand la société impose à l’homme des sacrifices supérieurs aux services qu’elle lui rend, on a le droit de dire qu’elle cesse d’être humaine, qu’elle n’est plus faite pour l’homme, mais contre l’homme. Dans ces conditions, s’il arrive qu’elle se maintienne, ce ne peut être qu’aux dépens des citoyens ou de leur liberté ! Imbéciles, ne voyez-vous pas que la civilisation des machines exige en effet de vous une discipline chaque jour plus stricte ? Elle l’exige au nom du Progrès, c’est-à-dire au nom d’une conception nouvelle de la vie, imposée aux esprits par son énorme machinerie de propagande et de publicité. Imbéciles ! comprenez donc que la civilisation des machines est elle-même une machine, dont tous les mouvements doivent être de plus en plus parfaitement synchronisés ! Une récolte exceptionnelle de café au Brésil…

Voir l’article original 911 mots de plus

‘La déconstruction de l’homme’ Deuxième édition…

 Nous vous annonçons la sortie de la seconde édition du livre la déconstruction de l’homme.

Commandez-le maintenant en ligne sur Lulu au prix de 25 euros TTC.

L’essai  a été préfacé par

le Philosophe Bertrand Vergely …   

Cette seconde édition a été enrichie d’une troisième partie intitulée Alternatives. Cette troisième partie, décrit comment il est possible et quel est le chemin pour faire face à « l’ouragan » technologique ! Nous avons également introduit l’ouvrage par une note de lecture pour expliquer les motivations qui nous ont conduits à écrire cet essai ! D’autres textes enfin complètent la précédente édition décrivant les dimensions des mutations technologiques et l’accélération des processus qui coloniseront l’ensemble de notre vie sociale.

Cette seconde édition a été préfacée par le Philosophe Bertrand Vergely auteur de l’essai « Transhumanisme la grande Illusion »

Nous vous produisons ci-dessous un extrait de sa préface ! 

Si, l’homme ludique se réjouit de l’avènement de ce nouveau monde, Éric Lemaître et son équipe  introduisent une question : avec le dispositif qui est en train de se mettre en place, n’assiste-t-on pas à l’émergence d’un nouveau dispositif d’oppression et plus précisément de l’un des  dispositifs d’oppression sans doute le plus redoutable que l’humanité ait jamais connu ?

     Dans cet univers de combinaisons à l’infini qui est en train de se mettre en place, l’être humain est-il libre ? N’est-il pas l’otage, le jouet, le prisonnier des fabricants et des vendeurs de machines à jouer, à connecter, à combiner ?

     En outre, vivre, est-ce passer son temps à jouer, à combiner, à connecter ? Jouer, soit. Mais jouer quoi ? Combiner, soit, mais combiner quoi ? Connecter, soit, mais connecter quoi ? S’il n’y a pas de sens dans ce que ‘on vit est-on libre ? N’est-on pas prisonnier du vide ?

     La postmodernité veut nous faire croire qu’en déconstruisant l’homme nous allons être plus libres et  plus humains. Est-on vraiment plus humain quand l’homme a volé en éclats  et qu’il ne reste que ses miettes ? Ce qui libère l’homme est-ce la mort de l’homme ? N’est-ce pas ce qui se passe quand, comme le dit Pascal, l’homme passe l’homme ? Ce passionnant et imposant travail nous invite à nous poser cette question et à la poser à notre temps.