Vers une éducation sexuelle précoce à l’école ? Comment s’y retrouver ?

Initialement publié sur PEP'S CAFE ! :
« Éduquer », c’est « prendre soin ». Et donc respecter le rythme de développement affectif de l’enfant et de l’adolescent…Enfant par Alejandro Lizardo A quelques jours de la rentrée scolaire, et ce, depuis l’été 2018, la polémique enfle autour des déclarations récentes de la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et…

Voilà un article de notre partenaire très documenté, sérieux, étayé obligeant cependant à une très grande forme de vigilance, de prudence, de circonspection, car les contre attaques de la ministre plutôt secrétaire d’état n’occultent en rien et au-delà des polémiques, les suspicions, les défiances et les craintes légitimes des parents… mais pourquoi donc s’occuper se préoccuper de vie sociétale à l’école alors que la fonction de l’école est bien de transmettre de la connaissance…Bientôt il sera plus important de connaitre le sexe genré que de savoir calculer et compter, ce qui est une aberration sans nom et je pèse ici avec beaucoup de nuances mes mots…. Laissons aux Parents le soin de transmettre le respect de l’autre plutôt que d’arracher leurs enfants à je ne sais quel stéréotype pour en imposer d’autres via le totalitarisme des idéologies issues des études sur le genre…

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« Éduquer », c’est « prendre soin ». Et donc respecter le rythme de développement affectif de l’enfant et de l’adolescent…
Enfant par Alejandro Lizardo

A quelques jours de la rentrée scolaire, et ce, depuis l’été 2018, la polémique enfle autour des déclarations récentes de la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Cette dernière avait annoncé, le 18 juillet sur RMC (1), l’envoi à la rentrée (en collaboration avec le ministre de l’Education nationale) d’une nouvelle circulaire à tous les recteurs d’académie afin d’appliquer la « loi [de 2001] qui existe déjà et qui n’est pas mise en œuvre », dans le but, notamment, de lutter contre le sexisme, le harcèlement de rue et la culture du viol. Cette loi dispose qu’« une information et une éducation à la sexualité (soient) dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et…

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Au péril de l’humain ! Les promesses suicidaires des transhumanistes

Au péril de l’humain
Les promesses suicidaires des transhumanistes
Co-auteur :Jacques Testart
Co-auteur :Agnès Rousseaux

Recension la maison d’éditions le Seuil :
Extrait :
Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l’ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l’humanité grâce à la technique et l’avènement prochain d’un « homme augmenté » façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec le risque de voir se développer une sous-humanité de plus en plus dépendante de technologies qui modèleront son corps et son cerveau, ses perceptions et ses relations aux autres. Non pas l’« homme nouveau » des révolutionnaires, mais l’homme-machine du capitalisme.

Bien que le discours officiel, en France, résiste encore à cette idéologie, le projet technoscientifique avance discrètement. Qui impulse ces recherches ? Comment se développent-elles dans les champs médicaux, militaires et sportifs ? Comment les débats démocratiques sont-ils éludés ? Et comment faire face à des évolutions qui ne feront que renforcer les inégalités ? Surtout, quel être humain va naître de ces profondes mutations, de ces expérimentations brutales et hasardeuses sur notre espèce, dont l’Homo sapiens ne sortira pas indemne ?

Jacques Testart, biologiste, est le père scientifique du premier bébé-éprouvette français né en 1982. Il développe une réflexion critique sur les avancées incontrôlées de la science et de la technique dans ses nombreux écrits, dont Faire des enfants demain, Seuil, 2014 et L’Humanitude au pouvoir, Seuil, 2015.

Agnès Rousseaux, journaliste, coordonne le média indépendant Basta ! (www.bastamag.net) suivi par plus d’un million de lecteurs chaque mois. Elle a codirigé Le Livre noir des banques LLL, 2015.

https://www.youtube.com/watch?v=OK-U5cXNOfU

Serons-nous demain « biopucés » ?


Auteur

Eric LEMAITRE

Il y a quelques années de cela, je publiais sur un réseau social un texte portant sur l’émergence possible d’un identifiant cutané susceptible demain d’opérer une forme de contrôle des populations. Ce texte avait alors surpris un de mes amis, persuadé que je me laissais conquérir, voir même vampirisé par un quelconque site complotiste.

Mais il n’en était rien, j’avais eu tout simplement une conversation avec ma nièce qui revenait de la « Singularity University », université fondée par le directeur de Google AI et futuriste Ray Kurzweil.

Nous échangions des réflexions sur les progrès accomplis dans les domaines des techno-sciences et susceptibles d’opérer de véritables changements de paradigmes concernant la vie sociale notamment sur les possibilités de « traquage » de possesseurs de smartphone, de géolocalisations des usagers de cette prothèse numérique à laquelle nous sommes devenus tous addicts, j’oserai ici écrire attachés au sens fort, même du terme. Addict, le terme utilisé me semble si approprié au vu de ces visages que nous croisons quotidiennement, composant une foule innombrable rivée sur l’écran, attendant le bus, le tram ou le métro. Visages passifs, ignorant le voisin d’à côté mais d’ores et déjà domestiqués, asservis par la technologie, technologie qui les possède en soi.

Interpellé par ces échanges avec ma nièce, je songeais bien entendu à ces innombrables articles sur ces puces, véritables technologies d’identification susceptibles d’être implémentées et intégrées à même la peau animale ou à celle d’un être humain. Ces radio marqueurs sous-cutanées qui ont été également conçues pour la traçabilité des animaux, peuvent également être utilisées sur des êtres humains.

Notre Chat Noé fait de la résistance

Il y a quelque temps de cela, notre famille a recueilli un chat errant, nous nous sommes employés de retrouver son propriétaire et après avoir informé notre proche environnement, nous nous sommes mis en quête d’aller trouver un vétérinaire pour identifier les propriétaires de ce chat abandonné. Après avoir ausculté le chat, le vétérinaire, vérifia s’il n’était pas « pucé » afin d’éventuellement le scanner pour retrouver son origine et connaître son propriétaire !

Lors de la consultation et en échangeant avec le vétérinaire j’apprenais que le tatouage électronique de ce chat était obligatoire avant la réalisation de tout transfert de propriété. Mais l’idée de tatouer électroniquement Noé notre chat, me rendait circonspect puis m’horrifiait même si j’en comprenais les motifs. Ma réticence tenait en réalité aux raisons rationnelles qui pourraient être promues pour tracer l’ensemble du genre humain. De fait ce chat, nous l’avons adopté, mais nous l’avons épargné d’être tracé, bien qu’il soit chat d’appartement mais le féliné de compagnie est également partagé par l’envie de fréquenter le jardin de l’un de nos voisins et d’y rencontrer ses autres coreligionnaires, à ce stade précisons que Noé est eunuque.

Holmes mène son enquête

auprès de l’Union Européenne

Pourtant au-delà de cette amusante « anecdote domestique », subrepticement l’idée d’une puce électronique semble faire son chemin en Europe et n’avait besoin d’aucun site complotiste pour en faire sa promotion. De nombreuses entreprises l’ont en effet adopté, certaines entreprises ont même proposé à leurs salariés d’implanter volontairement une puce RFID dans la paume de leur main, les reportages se sont multipliés dans les médias accompagnés d’une vraie réflexion sur les conséquences éthiques que revêtirait le développement des recherches comme de la promotion sociale d’une technologie intrusive susceptible de tracer, de traquer, de fliquer demain les individus.

Or nous constatons que l’idée même de tracer les populations fait largement son chemin y compris en Europe en proie aux flux migratoires. L’Europe qui pourrait bien demain articuler de nouveaux mécanismes de régulation, de contrôle et de surveillance des migrants à l’aune de contextes terroristes et de flux migratoires qui semblent l’inquiéter.

A ce propos l’Europe via la politique de la Commission Européenne (CE) vise également de faire accepter l’usage des technologies y compris les RFID[1] basées sur des puces implantables sous la peau. En effet, depuis une quinzaine d’années déjà, des recherches et des projets se développent et vont dans ce sens. La CE a financé des études prospectives sur les technologies RFID très vite après l’apparition des premières puces à la fin des années « 1990 », dont la plus connue est VeriChip.

Sans doute certains lecteurs réagiront avec une certaine défiance ou scepticisme et s’étonneront qu’une telle affirmation soit ici énoncée. Nous les renvoyons donc à l’étude prospective financée par la commission Européenne[2] que nous insérons à notre blog (RFID Technologies : Emerging Issues, Challenges and Policy Options). Le portail de l’industrie archivé en 2012[3] soulignait déjà en 2012 la création d’un environnement politique encouragé par l’Union Européenne, favorable à l’usage des technologies RFID. Or si dans les déclarations et les recommandations de l’Union Européenne, celle-ci préconise voire même somme les fabricants de puces RFID, d’évaluer l’impact sur la vie privée, nous sommes persuadés qu’à terme, l’éthique Européenne risque bel et bien de céder aux nouvelles évolutions sociétales touchant à la marchandisation de la vie et demain à des impératifs touchant à la sécurité des citoyens européens.

Mettre la Puce à l’Oreille

Dans d’autres contextes corroborant l’intuition d’une avancée incontestable des moyens de suivi de nos usages ou de « tracking » de nos comportements, le traçage électronique, au moyen des empreintes biométriques ou internet, s’est aujourd’hui largement et profusément diffusé et ne manque pas de surcroît de susciter quelque crainte du point de vue de l’aliénation possible de nos libertés individuelles.

Ce traçage pourtant est de plus en plus familier, n’évoque-t-on pas dans de nombreux pays, la mise en place de carte d’identité biométrique ce qui suppose le recueil des empreintes digitales, à cela d’ajouter le contrôle des déplacements de passagers lors de leur embarquement afin d’anticiper les risques de piratage aérien ou de terrorisme.

Plusieurs d’entre nous, lecteurs de ce texte ont sans doute entendu l’évocation de la biométrie concernant l’accès à une cantine scolaire, aujourd’hui très largement répandue, or ce qui est devenu affolant c’est qu’aucune famille ne semble réagir face à la diffusion de ce procédé. Le sénateur socialiste Gaëtan Force[4] s’en est même ému en écrivant sur son blog cette réflexion profondément pertinente « Cette dérive est lourde de menaces dans la mesure où elle conduit à admettre qu’un élément tiré du corps humain (les empreintes digitales, l’iris de l’œil, etc.) puisse servir d’instrument de contrôle. Cette banalisation du recours à la biométrie induira aussi l’acceptation de nouveaux comportements jusqu’alors exigés par les seuls services de police. C’est à une domestication de l’individu par la technologie que nous sommes malheureusement en train d’assister« .

Les procédés qui permettent aujourd’hui ou permettront demain de reconnaître facialement, d’identifier toute personne physique, sont de plus en plus sophistiqués et développés. En effet les empreintes digitales ou génétiques, reconnaissance de l’iris, les radars équipés d’algorithmes flashant également toutes les connexions sur les ordinateurs. Ces radars numériques et ceux à venir, seront autant de moyens pour reconnaître et « filer ou tracer » à l’empreinte même tous les individus « connectés » et agissant dans leur vie quotidienne, évoluant sur les réseaux sociaux ou addicts de contacts avec leur smartphone, faisant usage de tablettes ou de tout autre clavier numérisant un indice de leur passage.

Nul besoin comme le suggèrent Jacques Testart et Agnès Rousseaux[5] d’être technophobe pour s’inquiéter de la prolifération des modalités de traçage des individus et des risques afférents induits par ce nouvel environnement appelant à la définition de nouvelles normes sociales auxquels tous les individus seront appelés à se conformer ou bien inversement contrôlés et nous l’ajoutons par ces institutions ou administrations d’État qui auront mandat de le faire pour des raisons sanitaires ou bien en s’appuyant sur un prétendu contrôle sécuritaire pour surveiller les populations y compris les opinions émises.

La puce fait son chemin

La possibilité d’être biopucé (émergence d’un corps connecté) fait ainsi inextricablement son chemin et les campagnes médiatiques orchestrées finement et intelligemment, obligeront finalement toutes les populations à se conformer, s’appuyant nécessairement sur toutes les campagnes médiatiques qui seront relayées puis promues par vos assureurs, vos banques, les enseignes de la grande distribution. Enfin tous les acteurs dans toutes les sphères de la vie sociale, marchande et politique, trouveront leur compte pour vous faire avaler avec force et séduction, la fameuse pilule, la biopuce, cette nouvelle forme d’IP indexée à votre patrimoine génétique, un identifiant personnalisé dont vous percevrez évidemment toutes les utilités sociales et les avantages « marketés ».

Les slogans ou devrais-je plutôt écrire la propagande tambourinera puis martèlera le fait que vous n’ayez plus besoin en effet de vous embarrasser de votre carte d’identité, de carte bancaire, de carte de fidélité, de carte vitale, « Et si … [Réflexion d’un journaliste du Point] … la puce était le meilleur allié de la lutte contre le déficit de l’Assurance-maladie ? ».

Dans ce contexte de généralisation de la Biopuce, les récalcitrants et réfractaires seront les laissés pour compte, ils seront marginalisés puis désocialisés et ne pourront plus profiter des offres alléchantes, bénéficier des primes offertes par leurs assureurs, assureurs qui se donneront, a contrario le droit de surveiller de près votre santé, des banques qui seront vigilantes sur vos dépenses, l’état qui aura un œil attentif sur toutes vos activités sociales et déplacements et évalueront même comme en Chine les citoyens conformes s’appliquant à vivre les normes sociétales imposées par le LA de la pensée totalisante.

La Puce continuera d’évoluer

Des tatouages ou des patchs d’un nouveau genre pourraient à nouveau révolutionner notre vie sociale : le tatouage électronique, une forme de patch[8] qui, placé sur la peau, donnera à distance, toutes sortes d’informations sur nos paramètres vitaux et sans doute au-delà des informations touchant notre identité. Une technologie impressionnante alliant électronique épidermique, miniaturisation et robotique développée par l’Université de l’Illinois à Chicago.

La puce RFID telle que nous la connaissons appartiendra sans doute et demain aux objets de la préhistoire, et c’est sans doute une erreur grossière de s’être à tort focalisée sur la forme même de l’objet. Il est évident que pour être acceptée par la population, la forme même de l’empreinte, le marquage devra nécessairement évoluer dans un format discret, un marquage qui lèvera de fait les peurs, « indolore », feutré, presque invisible, la nanotechnologie autorisera certainement ce type d’évolution. Des évolutions patentes en regard même des dernières recherches technoscientifiques mettent au point une forme de tatouage électronique conçu à partir de silicone flexible et d’électrodes ultra-fines grâce auquel le « bénéficiaire-usager » pourra faire l’emploi de son smartphone ou son ordinateur.

D’autres formes de tatouages électroniques sont ainsi apparues ces dernières années et transforment ainsi la peau en une interface tactile comme ces tatouages conçus à partir d’une encre électronique qui vient se fixer à même la peau[9].  Ces tatouages connectés prennent de facto des formes ludiques et moins inquiétantes que les puces insérées à même la peau, ce marquage sera de facto aussi facile à appliquer qu’un tatouage que s’auto administre un enfant. Il devient de fait évident que le marquage ne devra pas avoir une forme qui impressionnerait ses sujets pour que ses derniers se refusent à une forme de marquage collectif, marquage collectif relayé par les meilleures intentions et les promesses d’un monde meilleur.  Il est notamment intéressant dans ces contextes de noter l’usage et l’emploi du mot grec dans le livre de l’apocalypse (13.16 ; 13.17 ; 14.9 ; 20.4)  pour désigner la marque, en grec le terme utilisé pour Marque est le mot Charagma  [khar’-ag-mah] ce qui signifie entre autre une marque imprimée, un timbre mais aussi dans un second sens gravé, rayure, éraflure ou gravure, la marque sera surtout un signe et surtout une forme de « griffe » identifiant ceux qui seront socialement autorisés à acheter ou à vendre en raison de leur appartenance à un système dont ils ont accepté les règles et les principes despotiques. Le QR Code, pour Quick Response Code en prend le chemin, qui était à l’origine un outil de traçage logistique créé par Masahiro Hara, ingénieur de l’entreprise japonaise Denso-Wave, en 1994 pour suivre le chemin des pièces. Ses usages et applicatifs à d’autres domaines de la vie sociale et consumériste se sont aujourd’hui  largement imposés, Il y a autour de ce produit un véritable engouement et on aura pas fini de le flasher. La puce RFID fera son temps, mais voici maintenant le QR Code, personne en soi ne s’en était vraiment méfié, comme quoi, serait-il possible que ce soit ce produit qui soit gravé sur notre peau de façon invisible ou presque !  

La fenêtre d’Overton, une ouverture pour la Puce

Sur l’agora d’une place publique où les veilleurs ont pris l’habitude de se rencontrer, Edmond entame la lecture d’un texte de Luis Segura brillant universitaire espagnol, à propos d’une théorie politique nommée la fenêtre d’Overton. Une théorie développée par Joseph P. Overton diplômé en génie électrique de la Michigan Technological University.

Joseph P.Overton était également un essayiste du courant libéral membre particulièrement investi dans divers think tanks libéraux comme l’Institute for Justice et le centre Makinac. La théorie développée par Overton a été conçue comme un outil pédagogique postulant que toute idée politique comprend « une gamme de mesures » considérées comme politiquement plus ou moins acceptables dans le climat qui caractérise l’opinion publique à un instant T.

La fenêtre d’Overton illustre également ce que l’on appelle la fenêtre d’un discours, un mécanisme « par paliers », une série étagée d’idées,  que le public sera à même d’accepter au fil de l’eau et des contextes sociétaux susceptibles de s’ajuster ou d’évoluer. Selon la théorie développée par l’essayiste politique, la « fenêtre » comprend une gamme d’idées en cinq étapes, considérées comme politiquement irrecevables, puis radicales, irrémédiablement raisonnables enfin convenables et finalement populaire. La fenêtre d’Overton est ainsi une évolution non figée mais ajustée de l’opinion publique existante. Ainsi au regard de l’opinion évolutive, un politicien peut donc proposer une idée sans être considéré comme trop extrême, pour gagner demain la faveur des suffrages alors que préalablement cette idée était tout à fait révoltante. L’idée de l’Euthanasie était ainsi rejetée par toutes les opinions publiques après la seconde guerre mondiale, or dans les faits aujourd’hui il n’en est rien, sans être populaire, l’idée d’euthanasier n’est plus une idée radicale, mais relativement acceptée par l’opinion publique notamment dans le cas des grandes souffrances, mais le passage d’une idée raisonnable au politique dans le cas de l’euthanasie n’est pas encore d’actualité, mais cela ne saurait tarder selon la théorie d’Overton. Nous pourrions également citer l’eugénisme, idée inacceptable mais bel et bien légalisée quand il s’agit d’avorter les êtres humains atteints de trisomie 21.

Il existe de fait socialement et dans les contextes de fabrication d’une opinion, une forme de graduation d’une idée, à l’origine insoutenable, dans un temps donné selon les contextes du moment, pouvant ensuite évoluer pour devenir plus ou moins politiquement acceptable au regard de l’opinion forcément changeante.

Dans les contextes quasi Orwellien qui touchant aux mutations de notre époque, la fenêtre d’Overton me fait également songer à une stratégie des petits pas ou à la fable de la grenouille qui s’accoutumant à l’eau douce, n’a su prendre conscience et à temps que cette dernière était tout simplement entrain de bouillir.

Pour revenir à notre « puce », l’approbation d’un contrôle aujourd’hui massif, de la population est une idée en soi, parfaitement inacceptable, inadmissible. La pratique qui consisterait à surveiller les citoyens via une technologie sophistiquée, est une idée a priori qui révulserait la plupart des citoyens occidentaux bien que cette pratique de surveillance soit déjà diffusée et répandue dans les pays totalitaires comme la chine. Or cette fenêtre, c’est à dire l’idée même de surveiller les citoyens européens reste encore une fenêtre étroite, pour ne pas dire verrouillée en l’état par nos Institutions étant donné que la société considère cette action de surveillance comme contraire à l’éthique, à nos normes sociales actuelles, à la morale publique.

La fenêtre semble donc verrouillée, mais elle n’est qu’apparemment fermée, car à ce jour cette fenêtre est en réalité entrebâillée et l’idée de surveillance généralisée de la population a trouvé l’aubaine de s’engouffrer subtilement, dans les habitudes sociales, du fait même de cette domestication à grande échelle qu’exerce les technologies en cours; œuvrant à la fois dans le monde numérique et l’intelligence artificielle.  Nous nous sommes ainsi familiarisés à des objets qui ont pris en réalité un relatif contrôle sur nos vies à commencer par la géolocalisation de nos usages et pratiques en termes de vie sociale.

Cette fenêtre d’Overton, concernant l’idée d’une main mise de nos données personnelles est apparemment fermée, mais subrepticement et par capillarité, l’idée de disposer de nos données est devenue acceptable, la banque ne vous effeuille-t-elle pas ainsi sur vos pratiques concernant vos usages en matière de dépenses, vos données de santé ne sont-elles pas aujourd’hui numérisées, ne laissez-vous pas des empreintes et des traces concernant vos achats chez les distributeurs du NET.

Or dans cette dernière étape, le mécanisme législatif de légalisation du phénomène est en cours de préparation. Il est évident que les lobbies exerceront une forme de pression morale pour mieux vous identifier et cela l’est déjà pour bon nombre d’entre vous, alors vous patcher il n’y aura demain qu’un pas, dans cette stratégie des petits pas.

Ainsi, une idée qui, en principe, était hier invraisemblable et inimaginable dans tous ses aspects est devenue socialement acceptable dans la conscience collective ! A partir d’un simple postulat qui se résume à activer dans un contexte orwellien, une « fenêtre d’Overton » il est devenu ainsi possible de modifier la perception publique d’une idée révulsive au départ et finir par conquérir et séduire le public, tant et si bien que ce dernier ne soit plus en mesure de réagir. Un exemple ici : nous l’illustrons avec la biométrie dans nos cantines parfaitement acceptée par les parents et demain d’une griffe « une marque » imposée ou naturellement acceptée par tous… la fenêtre d’Overton est un outil de compréhension, nous permettant de mieux appréhender les mécanismes de manipulation publique, mécanisme peu connu et qui méritait cette réflexion que nous vous partageons.

La puce se métamorphosera-t-elle demain en hydre ?

De fait dans ces contextes d’évolution sociale et d’évolution inquiétante de la technoscience la puce (autrement dit la Marque) pourrait bien être également l’instrument de contrôle d’un nouveau totalitarisme ? » comme l’écrivait en 2015 le Journaliste du Point Guillaume Grallet[2] se moquant pourtant d’un verset biblique écrit par Saint Jean, d’une grande portée prophétique et qui n’est pas loin de faire sens dans un monde technophile et prêt à se laisser asservir par les idéologies transhumanistes. A l’instar de Jacques Testart « Ainsi les promesses de bien vivre grâce aux progrès de la technoscience ne sont que des illusions mortifères »[11]. Illusions mortifères illustrées par ces versets bibliques prémonitoires.

L’apocalypse de Saint Jean Chapitre 13 versets 13-17 :  Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes, et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, persuadant les habitants de la terre de dresser une image à la bête qui porte la blessure de l’épée et qui a repris vie. Et il lui fut donné d’animer l’image de ta bête, de façon à la faire parler et à faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom.

Mais alors que faire, nous laisser domestiquer ou bien résister ?  Le premier acte chers amis est d’éveiller notre propre conscience, le second est socialement de s’organiser pour renouer avec son prochain en quittant son écran pour favoriser les relations incarnées et solidaires et surtout abandonner cette lecture immanente du monde pour revenir à l’essentialisme biblique.

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Lire le rapport Commission Européenne concernant les technologies RFID  :

RFID_Technologies_EC_2007

[1] Explications sur le RFID voir le site https://www.droit-technologie.org/actualites/societe-implante-puces-rfid-peau-de-employes/Le RFID désigne un couple balise/lecteur échangeant des informations en utilisant la radiofréquence. La balise contient une information et est équipée d’une mini-antenne ; le lecteur détecte le signal de la balise et lit l’information qu’il peut ensuite transmettre à un système de traitement de l’information. Les premières applications ont consisté à remplacer le code-barre bien connu par une puce qui remplit le même rôle mais permet une automatisation plus efficace.

[2] European Commission Joint Research Centre Institute for Prospective Technological Studies. Rapport 2007 Institute for Prospective Technological Studies

[3] http://www.industrie.gouv.fr/tic/rfid/union-europeenne.html

[4] http://gorce.typepad.fr/blog/2016/07/communique-de-presse.html

[5] Jacques Testart et Agnès Rousseaux : Au péril de l’humain, éditions Seuil page 157.

[6] http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/une-semaine-avec-une-puce-sous-la-peau-27-06-2015-1940461_47.php

[7] Péril de l’Humain de Jacques Testart et Agnès Rousseaux citation extraite de l’essai page 216. Editions Seuil

[8] https://www.lesechos.fr/15/02/2013/lesechos.fr/0202570803143_un-tatouage-electronique-pour-surveiller-le-corps.htm

[9] https://www.stayawake.fr/Actualites/high-tech/tatouage-connecte-le-debut-de-la-biotechnologie/

[10] https://www.courrierinternational.com/article/surveillance-le-reseau-celeste-version-chinoise-de-big-brother

[11] http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/une-semaine-avec-une-puce-sous-la-peau-27-06-2015-1940461_47.php

[11] Péril de l’Humain de Jacques Testart et Agnès Rousseaux citation extraite de l’essai page 216. Editions Seuil

Le mythe du golem, ou les relations houleuses de l’homme à ses créations

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Le Golem caractérise le fantasme d’engendrer sa créature à son image qui résulte tout simplement du délitement d’une conscience humaine détournée de l’autre et du prochain, ce que nous appelons une dérive de la « socialisation » des êtres humains qui ne se construisent plus dans un rapport à l’autre.. L’achèvement de cette absence de lien dans un « système technicien », c’est au fil de l’eau une extinction de cette relation de face à face, de rencontres incarnées qui aboutit de facto à la création d’univers virtuels ou la compassion s’exprime seulement sur des claviers privés d’un vrai geste (aller au devant de l’autre). Dans ce système technicien l’autre folie est en effet de dériver vers la création d’un autre soi désincarné, l’animation d’une image faite à l’image de l’homme déchu qui rêve d’être lui même « homo Deus » …

Avec la résurgence des mythes qui ont jalonné l’histoire de notre humanité, nous touchons à la dimension de  l’homme qui aspire à parfaire sa quête de mettre fin à sa finitude, en transcendant ses limites, en gommant l’imperfection ou en la corrigeant. Ce post humanisme qui rêve l’homme aux pouvoirs décuplés s’accomplit dans le fantasme d’un créature qui sera faite à son image, une créature auto divinisée, une forme de Golem. Le Golem  figure très ancienne, n’a en réalité pas d’âge si j’osais l’écrire, c’est en réalité une autre figure du transhumanisme. L’homme « Deus » tel un un démiurge fabriquant une forme dématérialisée de sa propre image….

Je reprends ici le passage d’une thèse de doctorat qui aborde le mythe de cette entité, une forme de simulacre d’un être divinisé. Le texte de l’auteur est fascinant. En effet l’auteur de cette thèse décrit le golem comme « le serviteur idéal de son créateur… Le serviteur idéal de son créateur humain, voilà la forme que prend actuellement l’Intelligence Artificielle , une forme de serviteur demi dieu ou dieu pro créé qui est idéalisé par l’homme enfantant un être susceptible de lui échapper dont on se flatte de l’autonomie possible, de ses facultés d’apprentissage.

Le mythe du Golem  puise sa source dans la tradition talmudique, cet avatar d’argile correspond en effet à une entité artificielle dont la ressemblance humaine épouse ses caractéristique, les sages initiés concepteur de cette créature auraient eu le pouvoir d’animer son image (notons la correspondance avec le livre de l’apocalypse) à l’aide de rituels ésotériques et de combinaisons de lettres hébraïques…. en quelque sorte sont insufflés des symboles et des codes pour animer la machine…. Cette notion d’animation est le terme emprunté dans le livre de l’apocalypse de Jean qui évoque la figure de la bête….

Pour poursuivre cette réflexion sur cette Entité « Golem », je vous invité à aller sur le blog Phileo Sophia et à lire le texte très brillant de :

Etienne OMNES

L’un des articles les plus brillants écrit par l’un des mes amis Etienne OMNES qui aborde la particularité des mythes afin d’aborder les profondeurs de la réalité sous le voile des histoires. « Le mythe du Golem est l’un d’entre eux, et un des plus fertile »


Il y a souvent plus de vérité dans les mythes que dans n’importe quel étude scientifique. Ou plus exactement, la vérité qu’enseignent les mythes a plus de valeur que celle des sciences physique parce que, comme le disait Aristote: « un peu de connaissance sur les choses plus hautes a plus de valeur qu’une connaissance très certaines des choses moindres ». Et la particularité des mythes est de parler des profondeurs de la réalité sous le voile des histoires. Le mythe du Golem est l’un d’entre eux, et un des plus fertiles d’entre eux.

C’est de la tradition juive que nous vient cette histoire: le rabbi Loew de Prague, homme sage et versé dans la kabbale créa à partir de l’argile un golem afin de défendre sa communauté contre les progroms. Il façonna un humanoïde en argile, et écrit sur son front un des noms de Dieu, ce qui communiqua la vie à cette création d’humain. Au départ, le golem fut un bon et fidèle serviteur, mais il manifesta très vite une volonté contraire à celle de son maître ou en tout cas indépendante. Pris de frayeur, le rabbin lui demanda un jour de lacer les noeuds de ses chaussures, et d’un geste de manche effaça le nom divin sur le front de la créature d’argile. La créature s’écroula alors à terre, redevenue simple poussière.

Il existe beaucoup de variations de ce récit. Dans certains cas, la créature échappe au contrôle de son créateur et va massacrer avant d’être finalement contrée. La descendance de ce mythe est très fertile, que ce soit à travers des récits comme celui de Frankenstein, ou bien tous les films dont l’histoire raconte une créature humaine qui échappe à tout contrôle humain et contre laquelle il faut lutter pour anéantir ou regagner le contrôle… Et le golem omniprésent ces dernières années est toujours informatique. On pensera par exemple à Skynet dans Terminator, ou bien la Matrice de Matrix, ou bien encore Ultron dans les Avengers. Toujours ce motif de la création humaine qui échappe au contrôle de l’humain, et ce n’est pas sans raison que j’appelais la peur du robot tueur d’Elon Musk la « peur du golem » dans un épisode des Fils d’Issacar. 

La créature de la créature finit toujours par faire la même chose que la créature du Créateur.

Pour lire la suite, je vous invite à découvrir le texte écrit par l’une des personnes les plus brillantes que je connaissance….

https://phileosophiablog.wordpress.com/2017/10/09/le-mythe-du-golem-ou-les-relations-houleuses-de-lhomme-a-ses-creations/

«Le management moderne est une tyrannie inefficace» : les extraits d’un livre choc

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Vu dans le Magazine Figaro du 4 septembre 2018 ….

Nous publions ici un extrait  du livre (La comédie (in)humaine) co-écrit par Nicolas BOUZOU et Julia de FUNES qui conforte les thèses qui sont les nôtres concernant les désastres d’un système centré sur la technique, sur les process qui ne cessent de s’accumuler dans le monde des administration mais également celui des entreprises. Des process bureaucratiques qui ne font pas de l’homme, le cœur même de toutes les réflexions à conduire et à mener pour son bien être ! Les procédures complexes qui touchent le monde de l’entreprise, ne sont de fait plus orientées sur la dimension relationnelle  mais sur sur un rapport rationnel  engendrant « des réflexes de comportements automatisés, comme une mise en série contrôlée d’opérations… » Les hommes sont face à leurs murs appliquant un mode d’emploi, oubliant qu’ils bâtissent un projet impliquant non des systèmes mais bien d’autres hommes. Un pan de la dimension relationnelle est ainsi menacé par les excès d’un monde qui a placé le rationnel au cœur de toutes ses stratégies.

Ainsi  un certain management d’entreprise ne s’inscrit pas dans la vocation d’humaniser  comme le sous entend Eugénie Bastié dans cette chronique écrite pour le figaro et dont elle publie les extraits du livre « La comédie (In)humaine » …

« Au cœur du problème, l’entreprise est vue par ses actionnaires et dirigeants comme une «organisation technicienne» et non comme une «organisation finalisée». La technique est au service de la technique et l’innovation au service du changement, sans que ces transformations s’inscrivent dans un projet explicite. Cette «définalisation» a des conséquences concrètes. Le leadership s’efface au profit du management et du contrôle. S’ensuit une inflation des réunions inutiles, des brainstormings ineptes, des présentations PowerPoint sans intérêt, tout cela orchestré par un management qui détruit plus de valeur qu’il n’en crée. Les salariés perdent de vue le but et le résultat tangible de leur travail. Les plus fragiles souffrent de maladies professionnelles, les désormais tristement célèbres burn-out, bore-out et brown-out. […] Au fond, les salariés sont aux prises avec deux injonctions contradictoires: les entreprises exigent de plus en plus de travail de leurs salariés, mais dans les faits l’accumulation de process et de réunions les empêche de travailler ; alors que les salariés auraient besoin de sens et d’autonomie, on leur demande instamment d’être heureux au travail…. »

Cet univers dépeint par les auteurs de la  « La comédie (In)humaine » décrit en somme une forme de despotisme qui lentement s’installe dans la vie des organisations. Cette vie aujourd’hui de l’entreprise n’illustre t-elle pas ainsi le roman de Kafka Le « Château ». Dans ce récit, le Château évoqué par l’écrivain incarne le Pouvoir, l’Autorité, l’État, la bureaucratie précautionneuse finalement, face au peuple des salariés et des chefs d’entreprises, signifié par le « Village » et par extension le monde de l’Entreprise largement conditionné par la réglementation émanant du « Château »‘.

Le pouvoir du château nous renvoie  peu à peu à une forme de monde distant, inaccessible, lointain et arbitraire, et il gouverne les administrations et les entreprises  par un réseau de bureaucrates dont le comportement est conditionné par le contrôle,  dénué de sens, d’intelligence, puisque seule la règle prime pour tous y compris pour les salariés. L’entreprise contrainte par une législation sociale quasi démente ressemble peu à peu à cet univers Kafkaïen, protecteur mais étouffant l’âme des hommes…. 

http://premium.lefigaro.fr/vox/economie/2018/09/03/31007-20180903ARTFIG00255-nicolas-bouzou-et-julia-de-funes-le-management-moderne-est-une-tyrannie-inefficace.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La révolution Anthropologique

Une nouvelle métaphysique redéfinit l’homme, métaphysique qui n’est ni plus ni moins qu’une forme nouvelle d’aliénation de l’être humain dans toute sa dimension d’être créé à l’image de Dieu. Une métaphysique radicale, édifiée, soutenue, promue par le féminisme matérialiste qui revendique une forme de lutte marxiste contre toutes les formes d’oppressions culturelles. Les conséquences bioéthiques des idéologies issues des études sur le genre préparent la post modernité et l’avènement d’un homme nouveau libéré de tout déterminisme grâce à l’évolution d’une techno science capable d’assouvir demain tous les fantasmes humains.

La conférence donnée au sein de la Plateforme Science Bible et Foi Août 2018 est restituée sous forme de diaporama …

Les Institutions font de nos jours un usage quasi exclusif du terme genre.

En moins d’une décennie le concept de genre s’est imposé se substituant à la notion de sexe, Nous comprenons que la dimension idéologique du concept de  genre qui désigne des différences non biologiques hommes et femmes, est une forme de nivellement et d’indifférenciation des rapports sociaux et sexués hommes et femmes.

Il s’agit notamment pour les tenants et les promoteurs de cette terminologie de lutter in fine contre toutes les formes de patriarcat, Or derrière la promotion de l’égalité des sexes se cache sournoisement la volonté consciente ou non de combattre l’essentialisme biblique.

Cette nouvelle métaphysique qui redéfinit l’homme n’est ni plus ni moins qu’une forme nouvelle d’aliénation de l’être humain dans toute sa dimension d’être créé à l’image de Dieu. Une métaphysique radicale, édifiée, soutenue, promue par le féminisme matérialiste qui revendique une forme de lutte marxiste contre toutes les formes d’oppressions culturelles. Les conséquences bioéthiques des idéologies issues des études sur le genre préparent la post modernité et l’avènement d’un homme nouveau libéré de tout déterminisme grâce à l’évolution d’une techno science capable d’assouvir demain tous les fantasmes humains.

 VD1 Les questions La Nouvelle révolution anthropologique

Cliquer pour accéder à BPA_F_Final_WEB.pdf

 Les Avancées et les risques de l’intelligence artificielle

Tambour Battant est une émission présentée par Antoine Spire avec deux co-animateurs : Patrick Tudoret et Marie-Christine Weiner.

Ils vous font découvrir des auteurs et des ouvrages différemment grâce à leurs invités et des chroniques littéraires. Ce programme aborde des questions sociales, philosophiques, scientifiques, historiques, littéraires ou artistiques. Un thème principal rythme l’émission.

Dans le cadre de ce programme diffusé sur la chaîne Demain TV, s’est tenue une émission spéciale sur le sujet des avancées et risques de l’intelligence artificielle.

Lire la suite sur: https://www.actuia.com/actualite/replay-de-lemission-tambour-battant-sur-les-avancees-et-risques-de-lintelligence-artificielle/

Vent debout face aux Pylônes à vent

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Auteur Eric LEMAITRE

N’y a-t-il pas quelque chose d’anachronique à écrire un texte à propos des éoliennes sur un site qui évoque toute une dimension qui affecte l’identité de l’homme et qui touche à sa déconstruction.

Les éoliennes ne participent-elles pas au bien commun en s’inscrivant dans une dimension de développement durable, d’énergies renouvelables en plus d’être une nouvelle filière industrielle, génératrice d’emplois.

Dans son rapport l’ADEME présente l’éolien terrestre ou maritime, comme l’énergie renouvelable ayant le meilleur potentiel de développement à court terme. Les objectifs fixés par l’État au travers de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) prévoient au moins 25 000 MW d’éolien terrestre et maritime installés en 2020. La production d’électricité renouvelable représente ainsi ces dernières années vingt % de l’électricité produite en France.

Alors pourquoi s’en prendre à des pylônes à hélices qui remplissent finalement une mission de salut public, mettre fin aux énergies fossiles ou limiter leurs usages. Ne suis-je pas en contradiction avec les idéaux défendus par ce site qui militent également pour une écologie intégrale réconciliant l’homme et la création. Or il est ici essentiel d’apporter des arguments à mon propos justifiant ce titre « vent debout » comme un jeu de mots mais qui signifie une franche opposition à ces moulins artificiels, ces moulins à vent d’un nouveau genre dont le cortège d’impacts environnementaux s’avère finalement négatif.

Le premier impact est celui de l’artificialisation des sols accompagné d’une dénaturation des paysages et de la beauté même des sites, comme nous l’évoquons dans le livre la déconstruction de l’homme « Aucun fait social humain, spirituel, n’a autant d’importance que le fait technique dans le monde moderne ».

La « Technique » dont l’éolienne est aussi une préfiguration a fini ici par envelopper littéralement le milieu naturel. Progressivement nos routes, nos itinéraires associés à nos déplacements sont gagnés par les éléments d’une civilisation orientée sur le développement de la technique. Au fil de son développement, ces pylônes à vents sont devenus un milieu environnant à part entière cassant l’harmonie et l’esthétique des paysages. Ainsi l’ancien environnement – la nature – est devenu secondaire, de moindre intérêt, tend à passer au second plan à l’instar de Jacques Ellul, tant le rapport de l’homme à la technique est devenu prégnant.

Oserais-je écrire finalement que le changement de paradigme en termes de climat est le signal d’une souffrance de plus affligée à la nature. Prétendre que la création de cette énergie durable via le développement de l’éolien est une vraie plus-value est à mon sens une supercherie de plus car combien de tonnes de ciments et d’aciers a-t-il fallu produire sans compter les déplacements de ces masses d’aciers et leurs pales sur les routes. Chacun devrait ainsi savoir que la conception des éoliennes impose la réalisation de socles de tonnes de béton (425 m3 de béton en moyenne par pylône). Selon un rapport de l’industrie canadienne l’industrie du ciment dépend essentiellement des combustibles fossiles à intensité carbonique. Le charbon (53 p. 100) et les produits dérivés du pétrole (29 p. 100) représentent plus de 82 p. 100 de la consommation d’énergie. Le gaz naturel (principalement utilisé comme un combustible de démarrage), les produits liquides du pétrole et les produits d’huile usagée répondent à 4 p. 100 des besoins totaux en énergie pour fabriquer du béton.

Les mats en acier (une tour en acier ne pèse pas moins 250 tonnes environ, sinon beaucoup plus), sans compter les matériaux utilisés pour les pales faits de plastique armé à la fibre de verre sont également consommateurs d’énergie.

Ainsi la fabrication des éoliennes nécessite une quantité d’énergie non renouvelable pour les produire, des coffrages qui mobilisent également un investissement énergétique. Or la promotion de ces éoliennes par les gouvernements successifs a montré un volet positif d’une énergie prétendument renouvelable mais masquant en réalité le déploiement paradoxal d’énergies non renouvelables déployées qu’il a fallu produire pour ériger les mâts d’une nouvelle civilisation dont l’étendard de la modernité n’en reste pas moins attaché à une économie qui reste profondément productiviste. Le bilan de cette énergie ne serait-elle pas en réalité effectivement, nul. Quel rapport oserait ici restituer une analyse incontestable des effets touchant la création d’une filière qui a sauvagement entaché la beauté des paysages et dénaturer au fil de ses conquêtes le milieu naturel et dont l’hyperconsommation énergétique dévoile la réalité d’un leurre de plus, un mensonge qu’il conviendra tôt ou tard de dénoncer.

En outre n’ont pas été évaluées les menaces que l’on fait aujourd’hui peser sur la faune comme les équilibres sur l’ensemble des écosystèmes. Mais alors que préconisez-vous ? Me targuera-t-on ! Au fil des publications nous dénonçons les dérives d’une économie productiviste et mondialiste qui n’est plus à l’échelle de l’homme, nous préconisons au contraire une économie de proximité, orientée sur la dimension du local non dépensière, non énergivore. Il faut ainsi favoriser la dimension de la proximité, car toute la logique de proximité favorise, encourage nécessairement les circuits courts, c’est en quelque sorte l’économie du prochain que nous encourageons ici et je précise ici quel que soit le prochain car il faut ici encourager les liens entre les habitants et les lieux de convivialités.

Faut-il craindre une nouvelle bulle technologique ?

Si Apple est la première entreprise à avoir franchi le cap des 1 000 milliards de dollars, d’autres stars de la tech sont prêtes à lui emboîter le pas : Amazon valait vendredi soir 889 milliards de dollars, Alphabet (la maison mère de Google) 856 milliards, Microsoft 828 milliards et Facebook 513 milliards. À elles cinq, ces entreprises représentent environ 20 % du PIB américain et plus que le PIB de l’Allemagne. L’ensemble des valeurs techs concentrent quant à elles plus de 25 % de la valeur du S&P 500, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses entreprises cotées aux États-Unis.

Fin 1999, quelques mois avant l’éclatement de la bulle internet, les cinq plus grandes entreprises en Bourse (Microsoft, General Electric, Cisco, Walmart et Intel) représentaient 15,5 % du PIB américain, rappelle Russ Mould, responsable des investissements pour AJ Bell. « Tous ceux qui possédaient ces actions au plus fort de la bulle ont sérieusement souffert puisqu’ils ont perdu de l’argent sur ces cinq titres au cours des dix années suivantes », note-t-il. Sans prédire un arrêt brutal à l’ascension des stars actuelles du marché, « il est dangereux de penser que ce qui fonctionne actuellement va toujours marcher », affirme-t-il….

Lu sur le site : Lepoint.fr

« Si Apple est la première entreprise à avoir franchi le cap des 1 000 milliards de dollars, d’autres stars de la tech sont prêtes à lui emboîter le pas : Amazon valait vendredi soir 889 milliards de dollars, Alphabet (la maison mère de Google) 856 milliards, Microsoft 828 milliards et Facebook 513 milliards. À elles cinq, ces entreprises représentent environ 20 % du PIB américain et plus que le PIB de l’Allemagne. L’ensemble des valeurs techs concentrent quant à elles plus de 25 % de la valeur du S&P 500, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses entreprises cotées aux États-Unis.

Fin 1999, quelques mois avant l’éclatement de la bulle internet, les cinq plus grandes entreprises en Bourse (Microsoft, General Electric, Cisco, Walmart et Intel) représentaient 15,5 % du PIB américain, rappelle Russ Mould, responsable des investissements pour AJ Bell. « Tous ceux qui possédaient ces actions au plus fort de la bulle ont sérieusement souffert puisqu’ils ont perdu de l’argent sur ces cinq titres au cours des dix années suivantes », note-t-il. Sans prédire un arrêt brutal à l’ascension des stars actuelles du marché, « il est dangereux de penser que ce qui fonctionne actuellement va toujours marcher », affirme-t-il…. »

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La reconnaissance faciale : un risque pour les libertés individuelles ?

Fait assez inhabituel pour être souligné, le président et directeur juridique de Microsoft, Bradford L. Smith a dans un article publié le vendredi 13 juillet 2018 sur le blog de Microsoft appelé le gouvernement à réguler la technologie de reconnaissance faciale.

Pour le président de Microsoft, cette technologie  » soulève des questions qui touchent au cœur des protections fondamentales des droits de l’homme comme la vie privée et la liberté d’expression.  »
La reconnaissance faciale peut en effet être considérée comme une simple commodité technologique, une nouvelle façon de déverrouiller un smartphone, mais si elle est utilisée à des fins de sécurité et de sûreté, elle peut conduire à une société de surveillance.
Loin d’être une fiction, la surveillance des masses par caméra publique s’est déjà invitée dans le quotidien des Chinois. À Shanghaï et Shenzen, elle permet ainsi d’identifier les piétons trop pressés qui traversent au feu rouge. D’ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays.

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Fait assez inhabituel pour être souligné, le président et directeur juridique de Microsoft, Bradford L. Smith a dans un article publié le vendredi 13 juillet 2018 sur le blog de Microsoft appelé le gouvernement à réguler la technologie de reconnaissance faciale.

Pour le président de Microsoft, cette technologie  » soulève des questions qui touchent au cœur des protections fondamentales des droits de l’homme comme la vie privée et la liberté d’expression.  »
La reconnaissance faciale peut en effet être considérée comme une simple commodité technologique, une nouvelle façon de déverrouiller un smartphone, mais si elle est utilisée à des fins de sécurité et de sûreté, elle peut conduire à une société de surveillance.
Loin d’être une fiction, la surveillance des masses par caméra publique s’est déjà invitée dans le quotidien des Chinois. À Shanghaï et Shenzen, elle permet ainsi d’identifier les piétons trop pressés qui traversent au feu rouge. D’ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays.

Aux Etats-Unis, l’utilisation du système de reconnaissance faciale commercialisé par Amazon depuis 2016 sous le nom de Rekognition fait depuis plusieurs mois polémique.
L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de Californie a en effet démontré que les polices de l’Oregon et d’Orlando utilisaient cet outil afin de reconnaître les visages de criminels parmi les vidéos de caméras de surveillance dispersées dans l’espace public.

Lire la suite de l’article :

La reconnaissance faciale : un risque pour les libertés individuelles ?