L’IA le réveil de la bête non humaine….

‘IA qui vient est à la fois un outil de surveillance des déplacements, activités, désirs ou pensées mais aussi un outil d’assistanat permanent dont l’objectif est de précéder les comportements de chacun, depuis son lit jusqu’à sa voiture, en passant par sa salle de bains ou son lieu de travail. Il s’agit autant de participer à la «mise en données du monde» que de réaliser l’utopie techno-économique d’une «société automatisée», selon Villani. Autrement dit, de développer des technologies à même de diriger nos conduites et nos choix quotidiens, de livrer l’humain, jugé inférieur, à une entité, l’IA, conçue sur notre modèle mais nous ayant «dépassés». Une maman non humaine, directement issue de laboratoires de recherche publics mais aussi privés. Voitures autonomes, villes pilotées par le numérique, caméras à reconnaissance faciale, maisons automatisées, puces électroniques, écrans publicitaires personnalisés dans les rues, sexualité et goûts en général, la totalité de nos existences serait vouée à dépendre de l’IA, qui n’est pas l’informatique de papa mais une sorte de fichage virtuel généralisé visant à ce que nous déléguions nos comportements à une entité supposée plus intelligente, et plus à même d’apprendre sans cesse, que nous. Le numérique avait vocation à être au service de l’humain, comme le sont tous les outils ; l’IA rêvée par LREM nourrie au lait de la Silicon Valley n’est plus à notre service mais se sert de nous afin d’orienter nos comportements et de définir des dogmes auxquels nous devrions nous plier, à commencer par celui de la «transparence» de nos existences.

Extrait d’un Article publié dans le figaro …


http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/29/31001-20181129ARTFIG00357–l-intelligence-artificielle-revee-par-la-silicon-valley-cherche-a-nous-aliener.php

L’IA qui vient est à la fois un outil de surveillance des déplacements, activités, désirs ou pensées mais aussi un outil d’assistanat permanent dont l’objectif est de précéder les comportements de chacun, depuis son lit jusqu’à sa voiture, en passant par sa salle de bains ou son lieu de travail. Il s’agit autant de participer à la «mise en données du monde» que de réaliser l’utopie techno-économique d’une «société automatisée», selon Villani. Autrement dit, de développer des technologies à même de diriger nos conduites et nos choix quotidiens, de livrer l’humain, jugé inférieur, à une entité, l’IA, conçue sur notre modèle mais nous ayant «dépassés». Une maman non humaine, directement issue de laboratoires de recherche publics mais aussi privés. Voitures autonomes, villes pilotées par le numérique, caméras à reconnaissance faciale, maisons automatisées, puces électroniques, écrans publicitaires personnalisés dans les rues, sexualité et goûts en général, la totalité de nos existences serait vouée à dépendre de l’IA, qui n’est pas l’informatique de papa mais une sorte de fichage virtuel généralisé visant à ce que nous déléguions nos comportements à une entité supposée plus intelligente, et plus à même d’apprendre sans cesse, que nous. Le numérique avait vocation à être au service de l’humain, comme le sont tous les outils ; l’IA rêvée par LREM nourrie au lait de la Silicon Valley n’est plus à notre service mais se sert de nous afin d’orienter nos comportements et de définir des dogmes auxquels nous devrions nous plier, à commencer par celui de la «transparence» de nos existences.

Le livre : La déconstruction de l’homme ! un mot de son auteur …

« La cité rationnelle » comme l’écrit Jacques ELLUL, a une forme utopique, le meilleur des mondes, celle de l’égrégore, l’égrégore qui est une collectivité universelle bienveillante, pour tous, la bienveillance du communisme numérique en quelque sorte.

Dans cette cité numérique mais en réalité « dystopique », le pire des mondes, nous devenons les objets d’un système technicien nous liant tous aux projets d’une société virtuelle et déshumanisante. Cet égrégore ne fait plus de l’homme un être incarné dont il conviendrait de prendre soin, un être d’abord de relations, mais fait de lui, une matière connectée à d’autres matières.

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L’insistance concernant la critique du système technicien peut étonner, parfois agacer mon lecteur mais n’a pas d’autres objectif que d’enfoncer en quelque sorte le clou. La révolution technique est en effet à mon sens totale, elle vient comme absorber, consommer, l’identité de l’homme dans l’ensemble des composantes liées à son humanité, sa vie sociale et culturelle.  Je rentrais en effet hier d’un enterrement, ce sont des moments qui paradoxalement vous ramènent souvent à la vie, à la vraie vie et sur le trottoir que j’empruntais, une jeune femme avait ses yeux rivés sur l’écran et avançait d’un pas rapide mais sans prendre garde à son environnement, j’ai dû m’écarter face à son indifférence tant elle semblait absorber sans doute, par les textos lus et je lui fis remarquer que la vraie vie était ailleurs mais pas dans les écrans …

L’homme est ainsi comme environné, ingéré puis envoûté par la technique… N’est-ce pas Jacques ELLUL qui partagea son scepticisme vis-à-vis de la technique en déclarant ceci :

« Je me méfie totalement de tout le mouvement utopiste, car il n’évitera pas le piège de la reconstruction de la cité rationnelle et parfaite, c’est-à-dire où la Technique sera Tout et en Tous. ».

« La cité rationnelle » comme l’écrit Jacques ELLUL, a une forme utopique, le meilleur des mondes, celle de l’égrégore, l’égrégore qui est une collectivité universelle bienveillante, pour tous, la bienveillance du communisme numérique en quelque sorte.

Dans cette cité numérique mais en réalité « dystopique », le pire des mondes, nous devenons les objets d’un système technicien nous liant tous aux projets d’une société virtuelle et déshumanisante. Cet égrégore ne fait plus de l’homme un être incarné dont il conviendrait de prendre soin, un être d’abord de relations, mais fait de lui, une matière connectée à d’autres matières : smartphone, tablette, montre digitale, carte à puce et demain qui sait son propre corps connecté…

J’ose ici le proclamer que l’humanité qui a voulu l’égalité avec Dieu est en passe de vivre « la honte prométhéenne » en ce sens qu’après avoir créé son Golem, fasciné par sa créature, il lui cède en quelque sorte son âme en nous partageant une perplexité, il a été capable d’être l’auteur de quelque chose qui le dépasse désormais, sans comprendre que lui-même fut aussi créé de peu inférieur à Dieu.

L’homme démiurgique finit en fin de compte par adorer sa propre créature. Finissant ainsi par gommer Dieu, déclarant même sa mort. L’humanité a pris sa revanche, elle a enfin chassé Dieu de sa cité, elle est sur le point d’adorer une nouvelle idole et de reconstruire un monde idéalisé, un nouvel EDEN, un nouveau monde célébrant le progrès, signant en quelque sorte la fin d’une partie de son humanité… Voilà ce que nous pouvons appeler « la honte prométhéenne » que décrivit fort bien le philosophe Allemand Günther Anders.

Ainsi comme l’écrit Bernard Charbonneau dans un texte que nous avons récemment publié sur ce blog,

« Il nous faut le temps d’oublier l’ancien Dieu pour nous en fabriquer un nouveau et recréer totalement l’univers à son image. La Totalité sur terre : depuis l’alpha du réel jusqu’à l’oméga du vrai ? Nous n’aurons de cesse que nous ne l’ayons atteinte. Voilà l’entreprise raisonnable dans laquelle l’âge de raison a engagé l’humanité. »

Enfin la révolution numérique, ce phénomène brutal et massif se déploie aujourd’hui sous nos yeux comme une véritable déferlante, phénomène qui est sur le point de remodeler la société de demain. Sa dynamique propre et la vitesse à laquelle elle s’étend sont de nature à rebattre toutes les cartes de la vie et de l’organisation sociale. Chaque révolution industrielle s’est enfin de compte, accompagnée autrefois d’une restructuration de la vie sociale, chaque révolution industrielle a imposé une forme de réadaptation de la vie et des rapports aux autres.

La rapidité avec laquelle les innovations du monde numérique s’étale aujourd’hui ne laissera dès lors aucun répit, d’où une désorientation sociale et psychologique qui sera sans précédent dans l’histoire. Le monde numérique est en train de casser les repères culturels qui avaient été à présent les nôtres ; le nouveau monde qui se déploie sous nos yeux est sur le point d’être recomposée avec de nouvelles règles, de nouveaux codes, une nouvelle normalisation, de nouvelles oligarchies (les scientistes) dont les projets autour de la technicité sont de nature à fragiliser, à déconstruire l’homme, à renverser les valeurs, les tables de l’ancien monde, leurs hiérarchies, leurs institutions.

Enfin pour conclure une grande partie du livre est consacrée à cette dimension « Qu’est-ce que l’homme ? » Nous traitons largement de l’anthropologie Chrétienne, je vous invite notamment à découvrir le texte de Gérald PECH un authentique bijou théologique … merci de m’avoir lu et surtout de lire ce livre « La déconstruction de l’homme »!

Commandez-le maintenant en ligne sur Lulu au prix de 23 euros HT.

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La honte Prométhéenne

Etienne Klein s’interroge sur le sens du progrès si la promesse de l’homme bionique ne comporte pas en soi l’absurdité et évoque la honte prométhéenne  …   La honte prométhéenne a été défini par le philossophe Günther Anders comme « la honte qui s’empare du « honteux » (« beschämend ») devant l’humiliante qualité des choses qu’il a lui-même fabriquées ». L’homme crée des programmes informatiques comme l’intelligence artificielle qui le dépasse et l’humilie aujourd’hui. L’intelligence artificielle fascine, stupéfie, voir même hypnotise l’humanité en regard des prouesses techniques qu’elle peut accomplir mais terrorise également l’homme.

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Le transhumanisme est-il un progrès ?

Le philosophe des sciences Etienne Klein s’interrogeait sur le sens du progrès si la promesse de l’homme bionique ne comportait finalement pas en soi l’absurdité. Le philosophe évoquait la dans une conférence, la honte prométhéenne … La honte prométhéenne a été défini par le philosophe Günther Anders comme « la honte qui s’empare du « honteux » (« beschämend« ) devant l’humiliante qualité des choses qu’il a lui-même fabriquées ». L’homme crée ainsi des programmes informatiques comme l’intelligence artificielle qui le dépasse et l’humilie aujourd’hui. L’intelligence artificielle fascine, stupéfie, hypnotise voir même envoûte l’humanité en regard des prodiges et des prouesses techniques qu’elle peut accomplir mais potentiellement le terrorisera également en généralisant la reconnaissance faciale, le « tracking » des individus .

L’homme expérimente ainsi et à travers ses propres créations comme une forme d’aliénation de lui même, une perte de sa propre identité, comme ayant perdu une part ou la totalité de son humanité, lorsque il se sent comme dépassé, pire, submergé par sa propre création qui l’anéantit , le prive de sa dimension ontologique. L’homme ayant perdu tout lien et toute relation avec une dimension qui le transcende, se sent comme, déboussolé puis désarçonné de créer des produits qui seront amenés demain à le dépasser et à l’anéantir du fait qu’il est renoncé lui même à croire qu’il fut créé…. L’absurdité d’avoir songé que lui n’est que le fruit d’un assemblage hasardeux capable d’engendrer au travers de sa propre science son Golem !

Sortie du livre « La déconstruction de l’homme » dans une semaine….

Soyez patients encore quelques jours et vous pourrez bientôt vous le procurer, un ouvrage dense et une invitation à vivre la vie en n’enjambant pas la personne isolée sur un trottoir car nous étions restés comme rivés à nos écrans…

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