Au péril de l’humain ! Les promesses suicidaires des transhumanistes

Au péril de l’humain
Les promesses suicidaires des transhumanistes
Co-auteur :Jacques Testart
Co-auteur :Agnès Rousseaux

Recension la maison d’éditions le Seuil :
Extrait :
Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l’ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l’humanité grâce à la technique et l’avènement prochain d’un « homme augmenté » façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec le risque de voir se développer une sous-humanité de plus en plus dépendante de technologies qui modèleront son corps et son cerveau, ses perceptions et ses relations aux autres. Non pas l’« homme nouveau » des révolutionnaires, mais l’homme-machine du capitalisme.

Bien que le discours officiel, en France, résiste encore à cette idéologie, le projet technoscientifique avance discrètement. Qui impulse ces recherches ? Comment se développent-elles dans les champs médicaux, militaires et sportifs ? Comment les débats démocratiques sont-ils éludés ? Et comment faire face à des évolutions qui ne feront que renforcer les inégalités ? Surtout, quel être humain va naître de ces profondes mutations, de ces expérimentations brutales et hasardeuses sur notre espèce, dont l’Homo sapiens ne sortira pas indemne ?

Jacques Testart, biologiste, est le père scientifique du premier bébé-éprouvette français né en 1982. Il développe une réflexion critique sur les avancées incontrôlées de la science et de la technique dans ses nombreux écrits, dont Faire des enfants demain, Seuil, 2014 et L’Humanitude au pouvoir, Seuil, 2015.

Agnès Rousseaux, journaliste, coordonne le média indépendant Basta ! (www.bastamag.net) suivi par plus d’un million de lecteurs chaque mois. Elle a codirigé Le Livre noir des banques LLL, 2015.

https://www.youtube.com/watch?v=OK-U5cXNOfU

Serons-nous demain « biopucés » ?


Auteur

Eric LEMAITRE

Il y a quelques années de cela, je publiais sur un réseau social un texte portant sur l’émergence possible d’un identifiant cutané susceptible demain d’opérer une forme de contrôle des populations. Ce texte avait alors surpris un de mes amis, persuadé que je me laissais conquérir, voir même vampirisé par un quelconque site complotiste.

Mais il n’en était rien, j’avais eu tout simplement une conversation avec ma nièce qui revenait de la « Singularity University », université fondée par le directeur de Google AI et futuriste Ray Kurzweil.

Nous échangions des réflexions sur les progrès accomplis dans les domaines des techno-sciences et susceptibles d’opérer de véritables changements de paradigmes concernant la vie sociale notamment sur les possibilités de « traquage » de possesseurs de smartphone, de géolocalisations des usagers de cette prothèse numérique à laquelle nous sommes devenus tous addicts, j’oserai ici écrire attachés au sens fort, même du terme. Addict, le terme utilisé me semble si approprié au vu de ces visages que nous croisons quotidiennement, composant une foule innombrable rivée sur l’écran, attendant le bus, le tram ou le métro. Visages passifs, ignorant le voisin d’à côté mais d’ores et déjà domestiqués, asservis par la technologie, technologie qui les possède en soi.

Interpellé par ces échanges avec ma nièce, je songeais bien entendu à ces innombrables articles sur ces puces, véritables technologies d’identification susceptibles d’être implémentées et intégrées à même la peau animale ou à celle d’un être humain. Ces radio marqueurs sous-cutanées qui ont été également conçues pour la traçabilité des animaux, peuvent également être utilisées sur des êtres humains.

Notre Chat Noé fait de la résistance

Il y a quelque temps de cela, notre famille a recueilli un chat errant, nous nous sommes employés de retrouver son propriétaire et après avoir informé notre proche environnement, nous nous sommes mis en quête d’aller trouver un vétérinaire pour identifier les propriétaires de ce chat abandonné. Après avoir ausculté le chat, le vétérinaire, vérifia s’il n’était pas « pucé » afin d’éventuellement le scanner pour retrouver son origine et connaître son propriétaire !

Lors de la consultation et en échangeant avec le vétérinaire j’apprenais que le tatouage électronique de ce chat était obligatoire avant la réalisation de tout transfert de propriété. Mais l’idée de tatouer électroniquement Noé notre chat, me rendait circonspect puis m’horrifiait même si j’en comprenais les motifs. Ma réticence tenait en réalité aux raisons rationnelles qui pourraient être promues pour tracer l’ensemble du genre humain. De fait ce chat, nous l’avons adopté, mais nous l’avons épargné d’être tracé, bien qu’il soit chat d’appartement mais le féliné de compagnie est également partagé par l’envie de fréquenter le jardin de l’un de nos voisins et d’y rencontrer ses autres coreligionnaires, à ce stade précisons que Noé est eunuque.

Holmes mène son enquête

auprès de l’Union Européenne

Pourtant au-delà de cette amusante « anecdote domestique », subrepticement l’idée d’une puce électronique semble faire son chemin en Europe et n’avait besoin d’aucun site complotiste pour en faire sa promotion. De nombreuses entreprises l’ont en effet adopté, certaines entreprises ont même proposé à leurs salariés d’implanter volontairement une puce RFID dans la paume de leur main, les reportages se sont multipliés dans les médias accompagnés d’une vraie réflexion sur les conséquences éthiques que revêtirait le développement des recherches comme de la promotion sociale d’une technologie intrusive susceptible de tracer, de traquer, de fliquer demain les individus.

Or nous constatons que l’idée même de tracer les populations fait largement son chemin y compris en Europe en proie aux flux migratoires. L’Europe qui pourrait bien demain articuler de nouveaux mécanismes de régulation, de contrôle et de surveillance des migrants à l’aune de contextes terroristes et de flux migratoires qui semblent l’inquiéter.

A ce propos l’Europe via la politique de la Commission Européenne (CE) vise également de faire accepter l’usage des technologies y compris les RFID[1] basées sur des puces implantables sous la peau. En effet, depuis une quinzaine d’années déjà, des recherches et des projets se développent et vont dans ce sens. La CE a financé des études prospectives sur les technologies RFID très vite après l’apparition des premières puces à la fin des années « 1990 », dont la plus connue est VeriChip.

Sans doute certains lecteurs réagiront avec une certaine défiance ou scepticisme et s’étonneront qu’une telle affirmation soit ici énoncée. Nous les renvoyons donc à l’étude prospective financée par la commission Européenne[2] que nous insérons à notre blog (RFID Technologies : Emerging Issues, Challenges and Policy Options). Le portail de l’industrie archivé en 2012[3] soulignait déjà en 2012 la création d’un environnement politique encouragé par l’Union Européenne, favorable à l’usage des technologies RFID. Or si dans les déclarations et les recommandations de l’Union Européenne, celle-ci préconise voire même somme les fabricants de puces RFID, d’évaluer l’impact sur la vie privée, nous sommes persuadés qu’à terme, l’éthique Européenne risque bel et bien de céder aux nouvelles évolutions sociétales touchant à la marchandisation de la vie et demain à des impératifs touchant à la sécurité des citoyens européens.

Mettre la Puce à l’Oreille

Dans d’autres contextes corroborant l’intuition d’une avancée incontestable des moyens de suivi de nos usages ou de « tracking » de nos comportements, le traçage électronique, au moyen des empreintes biométriques ou internet, s’est aujourd’hui largement et profusément diffusé et ne manque pas de surcroît de susciter quelque crainte du point de vue de l’aliénation possible de nos libertés individuelles.

Ce traçage pourtant est de plus en plus familier, n’évoque-t-on pas dans de nombreux pays, la mise en place de carte d’identité biométrique ce qui suppose le recueil des empreintes digitales, à cela d’ajouter le contrôle des déplacements de passagers lors de leur embarquement afin d’anticiper les risques de piratage aérien ou de terrorisme.

Plusieurs d’entre nous, lecteurs de ce texte ont sans doute entendu l’évocation de la biométrie concernant l’accès à une cantine scolaire, aujourd’hui très largement répandue, or ce qui est devenu affolant c’est qu’aucune famille ne semble réagir face à la diffusion de ce procédé. Le sénateur socialiste Gaëtan Force[4] s’en est même ému en écrivant sur son blog cette réflexion profondément pertinente « Cette dérive est lourde de menaces dans la mesure où elle conduit à admettre qu’un élément tiré du corps humain (les empreintes digitales, l’iris de l’œil, etc.) puisse servir d’instrument de contrôle. Cette banalisation du recours à la biométrie induira aussi l’acceptation de nouveaux comportements jusqu’alors exigés par les seuls services de police. C’est à une domestication de l’individu par la technologie que nous sommes malheureusement en train d’assister« .

Les procédés qui permettent aujourd’hui ou permettront demain de reconnaître facialement, d’identifier toute personne physique, sont de plus en plus sophistiqués et développés. En effet les empreintes digitales ou génétiques, reconnaissance de l’iris, les radars équipés d’algorithmes flashant également toutes les connexions sur les ordinateurs. Ces radars numériques et ceux à venir, seront autant de moyens pour reconnaître et « filer ou tracer » à l’empreinte même tous les individus « connectés » et agissant dans leur vie quotidienne, évoluant sur les réseaux sociaux ou addicts de contacts avec leur smartphone, faisant usage de tablettes ou de tout autre clavier numérisant un indice de leur passage.

Nul besoin comme le suggèrent Jacques Testart et Agnès Rousseaux[5] d’être technophobe pour s’inquiéter de la prolifération des modalités de traçage des individus et des risques afférents induits par ce nouvel environnement appelant à la définition de nouvelles normes sociales auxquels tous les individus seront appelés à se conformer ou bien inversement contrôlés et nous l’ajoutons par ces institutions ou administrations d’État qui auront mandat de le faire pour des raisons sanitaires ou bien en s’appuyant sur un prétendu contrôle sécuritaire pour surveiller les populations y compris les opinions émises.

La puce fait son chemin

La possibilité d’être biopucé (émergence d’un corps connecté) fait ainsi inextricablement son chemin et les campagnes médiatiques orchestrées finement et intelligemment, obligeront finalement toutes les populations à se conformer, s’appuyant nécessairement sur toutes les campagnes médiatiques qui seront relayées puis promues par vos assureurs, vos banques, les enseignes de la grande distribution. Enfin tous les acteurs dans toutes les sphères de la vie sociale, marchande et politique, trouveront leur compte pour vous faire avaler avec force et séduction, la fameuse pilule, la biopuce, cette nouvelle forme d’IP indexée à votre patrimoine génétique, un identifiant personnalisé dont vous percevrez évidemment toutes les utilités sociales et les avantages « marketés ».

Les slogans ou devrais-je plutôt écrire la propagande tambourinera puis martèlera le fait que vous n’ayez plus besoin en effet de vous embarrasser de votre carte d’identité, de carte bancaire, de carte de fidélité, de carte vitale, « Et si … [Réflexion d’un journaliste du Point] … la puce était le meilleur allié de la lutte contre le déficit de l’Assurance-maladie ? ».

Dans ce contexte de généralisation de la Biopuce, les récalcitrants et réfractaires seront les laissés pour compte, ils seront marginalisés puis désocialisés et ne pourront plus profiter des offres alléchantes, bénéficier des primes offertes par leurs assureurs, assureurs qui se donneront, a contrario le droit de surveiller de près votre santé, des banques qui seront vigilantes sur vos dépenses, l’état qui aura un œil attentif sur toutes vos activités sociales et déplacements et évalueront même comme en Chine les citoyens conformes s’appliquant à vivre les normes sociétales imposées par le LA de la pensée totalisante.

La Puce continuera d’évoluer

Des tatouages ou des patchs d’un nouveau genre pourraient à nouveau révolutionner notre vie sociale : le tatouage électronique, une forme de patch[8] qui, placé sur la peau, donnera à distance, toutes sortes d’informations sur nos paramètres vitaux et sans doute au-delà des informations touchant notre identité. Une technologie impressionnante alliant électronique épidermique, miniaturisation et robotique développée par l’Université de l’Illinois à Chicago.

La puce RFID telle que nous la connaissons appartiendra sans doute et demain aux objets de la préhistoire, et c’est sans doute une erreur grossière de s’être à tort focalisée sur la forme même de l’objet. Il est évident que pour être acceptée par la population, la forme même de l’empreinte, le marquage devra nécessairement évoluer dans un format discret, un marquage qui lèvera de fait les peurs, « indolore », feutré, presque invisible, la nanotechnologie autorisera certainement ce type d’évolution. Des évolutions patentes en regard même des dernières recherches technoscientifiques mettent au point une forme de tatouage électronique conçu à partir de silicone flexible et d’électrodes ultra-fines grâce auquel le « bénéficiaire-usager » pourra faire l’emploi de son smartphone ou son ordinateur.

D’autres formes de tatouages électroniques sont ainsi apparues ces dernières années et transforment ainsi la peau en une interface tactile comme ces tatouages conçus à partir d’une encre électronique qui vient se fixer à même la peau[9].  Ces tatouages connectés prennent de facto des formes ludiques et moins inquiétantes que les puces insérées à même la peau, ce marquage sera de facto aussi facile à appliquer qu’un tatouage que s’auto administre un enfant. Il devient de fait évident que le marquage ne devra pas avoir une forme qui impressionnerait ses sujets pour que ses derniers se refusent à une forme de marquage collectif, marquage collectif relayé par les meilleures intentions et les promesses d’un monde meilleur.  Il est notamment intéressant dans ces contextes de noter l’usage et l’emploi du mot grec dans le livre de l’apocalypse (13.16 ; 13.17 ; 14.9 ; 20.4)  pour désigner la marque, en grec le terme utilisé pour Marque est le mot Charagma  [khar’-ag-mah] ce qui signifie entre autre une marque imprimée, un timbre mais aussi dans un second sens gravé, rayure, éraflure ou gravure, la marque sera surtout un signe et surtout une forme de « griffe » identifiant ceux qui seront socialement autorisés à acheter ou à vendre en raison de leur appartenance à un système dont ils ont accepté les règles et les principes despotiques. Le QR Code, pour Quick Response Code en prend le chemin, qui était à l’origine un outil de traçage logistique créé par Masahiro Hara, ingénieur de l’entreprise japonaise Denso-Wave, en 1994 pour suivre le chemin des pièces. Ses usages et applicatifs à d’autres domaines de la vie sociale et consumériste se sont aujourd’hui  largement imposés, Il y a autour de ce produit un véritable engouement et on aura pas fini de le flasher. La puce RFID fera son temps, mais voici maintenant le QR Code, personne en soi ne s’en était vraiment méfié, comme quoi, serait-il possible que ce soit ce produit qui soit gravé sur notre peau de façon invisible ou presque !  

La fenêtre d’Overton, une ouverture pour la Puce

Sur l’agora d’une place publique où les veilleurs ont pris l’habitude de se rencontrer, Edmond entame la lecture d’un texte de Luis Segura brillant universitaire espagnol, à propos d’une théorie politique nommée la fenêtre d’Overton. Une théorie développée par Joseph P. Overton diplômé en génie électrique de la Michigan Technological University.

Joseph P.Overton était également un essayiste du courant libéral membre particulièrement investi dans divers think tanks libéraux comme l’Institute for Justice et le centre Makinac. La théorie développée par Overton a été conçue comme un outil pédagogique postulant que toute idée politique comprend « une gamme de mesures » considérées comme politiquement plus ou moins acceptables dans le climat qui caractérise l’opinion publique à un instant T.

La fenêtre d’Overton illustre également ce que l’on appelle la fenêtre d’un discours, un mécanisme « par paliers », une série étagée d’idées,  que le public sera à même d’accepter au fil de l’eau et des contextes sociétaux susceptibles de s’ajuster ou d’évoluer. Selon la théorie développée par l’essayiste politique, la « fenêtre » comprend une gamme d’idées en cinq étapes, considérées comme politiquement irrecevables, puis radicales, irrémédiablement raisonnables enfin convenables et finalement populaire. La fenêtre d’Overton est ainsi une évolution non figée mais ajustée de l’opinion publique existante. Ainsi au regard de l’opinion évolutive, un politicien peut donc proposer une idée sans être considéré comme trop extrême, pour gagner demain la faveur des suffrages alors que préalablement cette idée était tout à fait révoltante. L’idée de l’Euthanasie était ainsi rejetée par toutes les opinions publiques après la seconde guerre mondiale, or dans les faits aujourd’hui il n’en est rien, sans être populaire, l’idée d’euthanasier n’est plus une idée radicale, mais relativement acceptée par l’opinion publique notamment dans le cas des grandes souffrances, mais le passage d’une idée raisonnable au politique dans le cas de l’euthanasie n’est pas encore d’actualité, mais cela ne saurait tarder selon la théorie d’Overton. Nous pourrions également citer l’eugénisme, idée inacceptable mais bel et bien légalisée quand il s’agit d’avorter les êtres humains atteints de trisomie 21.

Il existe de fait socialement et dans les contextes de fabrication d’une opinion, une forme de graduation d’une idée, à l’origine insoutenable, dans un temps donné selon les contextes du moment, pouvant ensuite évoluer pour devenir plus ou moins politiquement acceptable au regard de l’opinion forcément changeante.

Dans les contextes quasi Orwellien qui touchant aux mutations de notre époque, la fenêtre d’Overton me fait également songer à une stratégie des petits pas ou à la fable de la grenouille qui s’accoutumant à l’eau douce, n’a su prendre conscience et à temps que cette dernière était tout simplement entrain de bouillir.

Pour revenir à notre « puce », l’approbation d’un contrôle aujourd’hui massif, de la population est une idée en soi, parfaitement inacceptable, inadmissible. La pratique qui consisterait à surveiller les citoyens via une technologie sophistiquée, est une idée a priori qui révulserait la plupart des citoyens occidentaux bien que cette pratique de surveillance soit déjà diffusée et répandue dans les pays totalitaires comme la chine. Or cette fenêtre, c’est à dire l’idée même de surveiller les citoyens européens reste encore une fenêtre étroite, pour ne pas dire verrouillée en l’état par nos Institutions étant donné que la société considère cette action de surveillance comme contraire à l’éthique, à nos normes sociales actuelles, à la morale publique.

La fenêtre semble donc verrouillée, mais elle n’est qu’apparemment fermée, car à ce jour cette fenêtre est en réalité entrebâillée et l’idée de surveillance généralisée de la population a trouvé l’aubaine de s’engouffrer subtilement, dans les habitudes sociales, du fait même de cette domestication à grande échelle qu’exerce les technologies en cours; œuvrant à la fois dans le monde numérique et l’intelligence artificielle.  Nous nous sommes ainsi familiarisés à des objets qui ont pris en réalité un relatif contrôle sur nos vies à commencer par la géolocalisation de nos usages et pratiques en termes de vie sociale.

Cette fenêtre d’Overton, concernant l’idée d’une main mise de nos données personnelles est apparemment fermée, mais subrepticement et par capillarité, l’idée de disposer de nos données est devenue acceptable, la banque ne vous effeuille-t-elle pas ainsi sur vos pratiques concernant vos usages en matière de dépenses, vos données de santé ne sont-elles pas aujourd’hui numérisées, ne laissez-vous pas des empreintes et des traces concernant vos achats chez les distributeurs du NET.

Or dans cette dernière étape, le mécanisme législatif de légalisation du phénomène est en cours de préparation. Il est évident que les lobbies exerceront une forme de pression morale pour mieux vous identifier et cela l’est déjà pour bon nombre d’entre vous, alors vous patcher il n’y aura demain qu’un pas, dans cette stratégie des petits pas.

Ainsi, une idée qui, en principe, était hier invraisemblable et inimaginable dans tous ses aspects est devenue socialement acceptable dans la conscience collective ! A partir d’un simple postulat qui se résume à activer dans un contexte orwellien, une « fenêtre d’Overton » il est devenu ainsi possible de modifier la perception publique d’une idée révulsive au départ et finir par conquérir et séduire le public, tant et si bien que ce dernier ne soit plus en mesure de réagir. Un exemple ici : nous l’illustrons avec la biométrie dans nos cantines parfaitement acceptée par les parents et demain d’une griffe « une marque » imposée ou naturellement acceptée par tous… la fenêtre d’Overton est un outil de compréhension, nous permettant de mieux appréhender les mécanismes de manipulation publique, mécanisme peu connu et qui méritait cette réflexion que nous vous partageons.

La puce se métamorphosera-t-elle demain en hydre ?

De fait dans ces contextes d’évolution sociale et d’évolution inquiétante de la technoscience la puce (autrement dit la Marque) pourrait bien être également l’instrument de contrôle d’un nouveau totalitarisme ? » comme l’écrivait en 2015 le Journaliste du Point Guillaume Grallet[2] se moquant pourtant d’un verset biblique écrit par Saint Jean, d’une grande portée prophétique et qui n’est pas loin de faire sens dans un monde technophile et prêt à se laisser asservir par les idéologies transhumanistes. A l’instar de Jacques Testart « Ainsi les promesses de bien vivre grâce aux progrès de la technoscience ne sont que des illusions mortifères »[11]. Illusions mortifères illustrées par ces versets bibliques prémonitoires.

L’apocalypse de Saint Jean Chapitre 13 versets 13-17 :  Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes, et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, persuadant les habitants de la terre de dresser une image à la bête qui porte la blessure de l’épée et qui a repris vie. Et il lui fut donné d’animer l’image de ta bête, de façon à la faire parler et à faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom.

Mais alors que faire, nous laisser domestiquer ou bien résister ?  Le premier acte chers amis est d’éveiller notre propre conscience, le second est socialement de s’organiser pour renouer avec son prochain en quittant son écran pour favoriser les relations incarnées et solidaires et surtout abandonner cette lecture immanente du monde pour revenir à l’essentialisme biblique.

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Lire le rapport Commission Européenne concernant les technologies RFID  :

RFID_Technologies_EC_2007

[1] Explications sur le RFID voir le site https://www.droit-technologie.org/actualites/societe-implante-puces-rfid-peau-de-employes/Le RFID désigne un couple balise/lecteur échangeant des informations en utilisant la radiofréquence. La balise contient une information et est équipée d’une mini-antenne ; le lecteur détecte le signal de la balise et lit l’information qu’il peut ensuite transmettre à un système de traitement de l’information. Les premières applications ont consisté à remplacer le code-barre bien connu par une puce qui remplit le même rôle mais permet une automatisation plus efficace.

[2] European Commission Joint Research Centre Institute for Prospective Technological Studies. Rapport 2007 Institute for Prospective Technological Studies

[3] http://www.industrie.gouv.fr/tic/rfid/union-europeenne.html

[4] http://gorce.typepad.fr/blog/2016/07/communique-de-presse.html

[5] Jacques Testart et Agnès Rousseaux : Au péril de l’humain, éditions Seuil page 157.

[6] http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/une-semaine-avec-une-puce-sous-la-peau-27-06-2015-1940461_47.php

[7] Péril de l’Humain de Jacques Testart et Agnès Rousseaux citation extraite de l’essai page 216. Editions Seuil

[8] https://www.lesechos.fr/15/02/2013/lesechos.fr/0202570803143_un-tatouage-electronique-pour-surveiller-le-corps.htm

[9] https://www.stayawake.fr/Actualites/high-tech/tatouage-connecte-le-debut-de-la-biotechnologie/

[10] https://www.courrierinternational.com/article/surveillance-le-reseau-celeste-version-chinoise-de-big-brother

[11] http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/une-semaine-avec-une-puce-sous-la-peau-27-06-2015-1940461_47.php

[11] Péril de l’Humain de Jacques Testart et Agnès Rousseaux citation extraite de l’essai page 216. Editions Seuil

Le mythe du golem, ou les relations houleuses de l’homme à ses créations

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Le Golem caractérise le fantasme d’engendrer sa créature à son image qui résulte tout simplement du délitement d’une conscience humaine détournée de l’autre et du prochain, ce que nous appelons une dérive de la « socialisation » des êtres humains qui ne se construisent plus dans un rapport à l’autre.. L’achèvement de cette absence de lien dans un « système technicien », c’est au fil de l’eau une extinction de cette relation de face à face, de rencontres incarnées qui aboutit de facto à la création d’univers virtuels ou la compassion s’exprime seulement sur des claviers privés d’un vrai geste (aller au devant de l’autre). Dans ce système technicien l’autre folie est en effet de dériver vers la création d’un autre soi désincarné, l’animation d’une image faite à l’image de l’homme déchu qui rêve d’être lui même « homo Deus » …

Avec la résurgence des mythes qui ont jalonné l’histoire de notre humanité, nous touchons à la dimension de  l’homme qui aspire à parfaire sa quête de mettre fin à sa finitude, en transcendant ses limites, en gommant l’imperfection ou en la corrigeant. Ce post humanisme qui rêve l’homme aux pouvoirs décuplés s’accomplit dans le fantasme d’un créature qui sera faite à son image, une créature auto divinisée, une forme de Golem. Le Golem  figure très ancienne, n’a en réalité pas d’âge si j’osais l’écrire, c’est en réalité une autre figure du transhumanisme. L’homme « Deus » tel un un démiurge fabriquant une forme dématérialisée de sa propre image….

Je reprends ici le passage d’une thèse de doctorat qui aborde le mythe de cette entité, une forme de simulacre d’un être divinisé. Le texte de l’auteur est fascinant. En effet l’auteur de cette thèse décrit le golem comme « le serviteur idéal de son créateur… Le serviteur idéal de son créateur humain, voilà la forme que prend actuellement l’Intelligence Artificielle , une forme de serviteur demi dieu ou dieu pro créé qui est idéalisé par l’homme enfantant un être susceptible de lui échapper dont on se flatte de l’autonomie possible, de ses facultés d’apprentissage.

Le mythe du Golem  puise sa source dans la tradition talmudique, cet avatar d’argile correspond en effet à une entité artificielle dont la ressemblance humaine épouse ses caractéristique, les sages initiés concepteur de cette créature auraient eu le pouvoir d’animer son image (notons la correspondance avec le livre de l’apocalypse) à l’aide de rituels ésotériques et de combinaisons de lettres hébraïques…. en quelque sorte sont insufflés des symboles et des codes pour animer la machine…. Cette notion d’animation est le terme emprunté dans le livre de l’apocalypse de Jean qui évoque la figure de la bête….

Pour poursuivre cette réflexion sur cette Entité « Golem », je vous invité à aller sur le blog Phileo Sophia et à lire le texte très brillant de :

Etienne OMNES

L’un des articles les plus brillants écrit par l’un des mes amis Etienne OMNES qui aborde la particularité des mythes afin d’aborder les profondeurs de la réalité sous le voile des histoires. « Le mythe du Golem est l’un d’entre eux, et un des plus fertile »


Il y a souvent plus de vérité dans les mythes que dans n’importe quel étude scientifique. Ou plus exactement, la vérité qu’enseignent les mythes a plus de valeur que celle des sciences physique parce que, comme le disait Aristote: « un peu de connaissance sur les choses plus hautes a plus de valeur qu’une connaissance très certaines des choses moindres ». Et la particularité des mythes est de parler des profondeurs de la réalité sous le voile des histoires. Le mythe du Golem est l’un d’entre eux, et un des plus fertiles d’entre eux.

C’est de la tradition juive que nous vient cette histoire: le rabbi Loew de Prague, homme sage et versé dans la kabbale créa à partir de l’argile un golem afin de défendre sa communauté contre les progroms. Il façonna un humanoïde en argile, et écrit sur son front un des noms de Dieu, ce qui communiqua la vie à cette création d’humain. Au départ, le golem fut un bon et fidèle serviteur, mais il manifesta très vite une volonté contraire à celle de son maître ou en tout cas indépendante. Pris de frayeur, le rabbin lui demanda un jour de lacer les noeuds de ses chaussures, et d’un geste de manche effaça le nom divin sur le front de la créature d’argile. La créature s’écroula alors à terre, redevenue simple poussière.

Il existe beaucoup de variations de ce récit. Dans certains cas, la créature échappe au contrôle de son créateur et va massacrer avant d’être finalement contrée. La descendance de ce mythe est très fertile, que ce soit à travers des récits comme celui de Frankenstein, ou bien tous les films dont l’histoire raconte une créature humaine qui échappe à tout contrôle humain et contre laquelle il faut lutter pour anéantir ou regagner le contrôle… Et le golem omniprésent ces dernières années est toujours informatique. On pensera par exemple à Skynet dans Terminator, ou bien la Matrice de Matrix, ou bien encore Ultron dans les Avengers. Toujours ce motif de la création humaine qui échappe au contrôle de l’humain, et ce n’est pas sans raison que j’appelais la peur du robot tueur d’Elon Musk la « peur du golem » dans un épisode des Fils d’Issacar. 

La créature de la créature finit toujours par faire la même chose que la créature du Créateur.

Pour lire la suite, je vous invite à découvrir le texte écrit par l’une des personnes les plus brillantes que je connaissance….

https://phileosophiablog.wordpress.com/2017/10/09/le-mythe-du-golem-ou-les-relations-houleuses-de-lhomme-a-ses-creations/

«Le management moderne est une tyrannie inefficace» : les extraits d’un livre choc

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Vu dans le Magazine Figaro du 4 septembre 2018 ….

Nous publions ici un extrait  du livre (La comédie (in)humaine) co-écrit par Nicolas BOUZOU et Julia de FUNES qui conforte les thèses qui sont les nôtres concernant les désastres d’un système centré sur la technique, sur les process qui ne cessent de s’accumuler dans le monde des administration mais également celui des entreprises. Des process bureaucratiques qui ne font pas de l’homme, le cœur même de toutes les réflexions à conduire et à mener pour son bien être ! Les procédures complexes qui touchent le monde de l’entreprise, ne sont de fait plus orientées sur la dimension relationnelle  mais sur sur un rapport rationnel  engendrant « des réflexes de comportements automatisés, comme une mise en série contrôlée d’opérations… » Les hommes sont face à leurs murs appliquant un mode d’emploi, oubliant qu’ils bâtissent un projet impliquant non des systèmes mais bien d’autres hommes. Un pan de la dimension relationnelle est ainsi menacé par les excès d’un monde qui a placé le rationnel au cœur de toutes ses stratégies.

Ainsi  un certain management d’entreprise ne s’inscrit pas dans la vocation d’humaniser  comme le sous entend Eugénie Bastié dans cette chronique écrite pour le figaro et dont elle publie les extraits du livre « La comédie (In)humaine » …

« Au cœur du problème, l’entreprise est vue par ses actionnaires et dirigeants comme une «organisation technicienne» et non comme une «organisation finalisée». La technique est au service de la technique et l’innovation au service du changement, sans que ces transformations s’inscrivent dans un projet explicite. Cette «définalisation» a des conséquences concrètes. Le leadership s’efface au profit du management et du contrôle. S’ensuit une inflation des réunions inutiles, des brainstormings ineptes, des présentations PowerPoint sans intérêt, tout cela orchestré par un management qui détruit plus de valeur qu’il n’en crée. Les salariés perdent de vue le but et le résultat tangible de leur travail. Les plus fragiles souffrent de maladies professionnelles, les désormais tristement célèbres burn-out, bore-out et brown-out. […] Au fond, les salariés sont aux prises avec deux injonctions contradictoires: les entreprises exigent de plus en plus de travail de leurs salariés, mais dans les faits l’accumulation de process et de réunions les empêche de travailler ; alors que les salariés auraient besoin de sens et d’autonomie, on leur demande instamment d’être heureux au travail…. »

Cet univers dépeint par les auteurs de la  « La comédie (In)humaine » décrit en somme une forme de despotisme qui lentement s’installe dans la vie des organisations. Cette vie aujourd’hui de l’entreprise n’illustre t-elle pas ainsi le roman de Kafka Le « Château ». Dans ce récit, le Château évoqué par l’écrivain incarne le Pouvoir, l’Autorité, l’État, la bureaucratie précautionneuse finalement, face au peuple des salariés et des chefs d’entreprises, signifié par le « Village » et par extension le monde de l’Entreprise largement conditionné par la réglementation émanant du « Château »‘.

Le pouvoir du château nous renvoie  peu à peu à une forme de monde distant, inaccessible, lointain et arbitraire, et il gouverne les administrations et les entreprises  par un réseau de bureaucrates dont le comportement est conditionné par le contrôle,  dénué de sens, d’intelligence, puisque seule la règle prime pour tous y compris pour les salariés. L’entreprise contrainte par une législation sociale quasi démente ressemble peu à peu à cet univers Kafkaïen, protecteur mais étouffant l’âme des hommes…. 

http://premium.lefigaro.fr/vox/economie/2018/09/03/31007-20180903ARTFIG00255-nicolas-bouzou-et-julia-de-funes-le-management-moderne-est-une-tyrannie-inefficace.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vent debout face aux Pylônes à vent

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Auteur Eric LEMAITRE

N’y a-t-il pas quelque chose d’anachronique à écrire un texte à propos des éoliennes sur un site qui évoque toute une dimension qui affecte l’identité de l’homme et qui touche à sa déconstruction.

Les éoliennes ne participent-elles pas au bien commun en s’inscrivant dans une dimension de développement durable, d’énergies renouvelables en plus d’être une nouvelle filière industrielle, génératrice d’emplois.

Dans son rapport l’ADEME présente l’éolien terrestre ou maritime, comme l’énergie renouvelable ayant le meilleur potentiel de développement à court terme. Les objectifs fixés par l’État au travers de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) prévoient au moins 25 000 MW d’éolien terrestre et maritime installés en 2020. La production d’électricité renouvelable représente ainsi ces dernières années vingt % de l’électricité produite en France.

Alors pourquoi s’en prendre à des pylônes à hélices qui remplissent finalement une mission de salut public, mettre fin aux énergies fossiles ou limiter leurs usages. Ne suis-je pas en contradiction avec les idéaux défendus par ce site qui militent également pour une écologie intégrale réconciliant l’homme et la création. Or il est ici essentiel d’apporter des arguments à mon propos justifiant ce titre « vent debout » comme un jeu de mots mais qui signifie une franche opposition à ces moulins artificiels, ces moulins à vent d’un nouveau genre dont le cortège d’impacts environnementaux s’avère finalement négatif.

Le premier impact est celui de l’artificialisation des sols accompagné d’une dénaturation des paysages et de la beauté même des sites, comme nous l’évoquons dans le livre la déconstruction de l’homme « Aucun fait social humain, spirituel, n’a autant d’importance que le fait technique dans le monde moderne ».

La « Technique » dont l’éolienne est aussi une préfiguration a fini ici par envelopper littéralement le milieu naturel. Progressivement nos routes, nos itinéraires associés à nos déplacements sont gagnés par les éléments d’une civilisation orientée sur le développement de la technique. Au fil de son développement, ces pylônes à vents sont devenus un milieu environnant à part entière cassant l’harmonie et l’esthétique des paysages. Ainsi l’ancien environnement – la nature – est devenu secondaire, de moindre intérêt, tend à passer au second plan à l’instar de Jacques Ellul, tant le rapport de l’homme à la technique est devenu prégnant.

Oserais-je écrire finalement que le changement de paradigme en termes de climat est le signal d’une souffrance de plus affligée à la nature. Prétendre que la création de cette énergie durable via le développement de l’éolien est une vraie plus-value est à mon sens une supercherie de plus car combien de tonnes de ciments et d’aciers a-t-il fallu produire sans compter les déplacements de ces masses d’aciers et leurs pales sur les routes. Chacun devrait ainsi savoir que la conception des éoliennes impose la réalisation de socles de tonnes de béton (425 m3 de béton en moyenne par pylône). Selon un rapport de l’industrie canadienne l’industrie du ciment dépend essentiellement des combustibles fossiles à intensité carbonique. Le charbon (53 p. 100) et les produits dérivés du pétrole (29 p. 100) représentent plus de 82 p. 100 de la consommation d’énergie. Le gaz naturel (principalement utilisé comme un combustible de démarrage), les produits liquides du pétrole et les produits d’huile usagée répondent à 4 p. 100 des besoins totaux en énergie pour fabriquer du béton.

Les mats en acier (une tour en acier ne pèse pas moins 250 tonnes environ, sinon beaucoup plus), sans compter les matériaux utilisés pour les pales faits de plastique armé à la fibre de verre sont également consommateurs d’énergie.

Ainsi la fabrication des éoliennes nécessite une quantité d’énergie non renouvelable pour les produire, des coffrages qui mobilisent également un investissement énergétique. Or la promotion de ces éoliennes par les gouvernements successifs a montré un volet positif d’une énergie prétendument renouvelable mais masquant en réalité le déploiement paradoxal d’énergies non renouvelables déployées qu’il a fallu produire pour ériger les mâts d’une nouvelle civilisation dont l’étendard de la modernité n’en reste pas moins attaché à une économie qui reste profondément productiviste. Le bilan de cette énergie ne serait-elle pas en réalité effectivement, nul. Quel rapport oserait ici restituer une analyse incontestable des effets touchant la création d’une filière qui a sauvagement entaché la beauté des paysages et dénaturer au fil de ses conquêtes le milieu naturel et dont l’hyperconsommation énergétique dévoile la réalité d’un leurre de plus, un mensonge qu’il conviendra tôt ou tard de dénoncer.

En outre n’ont pas été évaluées les menaces que l’on fait aujourd’hui peser sur la faune comme les équilibres sur l’ensemble des écosystèmes. Mais alors que préconisez-vous ? Me targuera-t-on ! Au fil des publications nous dénonçons les dérives d’une économie productiviste et mondialiste qui n’est plus à l’échelle de l’homme, nous préconisons au contraire une économie de proximité, orientée sur la dimension du local non dépensière, non énergivore. Il faut ainsi favoriser la dimension de la proximité, car toute la logique de proximité favorise, encourage nécessairement les circuits courts, c’est en quelque sorte l’économie du prochain que nous encourageons ici et je précise ici quel que soit le prochain car il faut ici encourager les liens entre les habitants et les lieux de convivialités.

Faut-il craindre une nouvelle bulle technologique ?

Si Apple est la première entreprise à avoir franchi le cap des 1 000 milliards de dollars, d’autres stars de la tech sont prêtes à lui emboîter le pas : Amazon valait vendredi soir 889 milliards de dollars, Alphabet (la maison mère de Google) 856 milliards, Microsoft 828 milliards et Facebook 513 milliards. À elles cinq, ces entreprises représentent environ 20 % du PIB américain et plus que le PIB de l’Allemagne. L’ensemble des valeurs techs concentrent quant à elles plus de 25 % de la valeur du S&P 500, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses entreprises cotées aux États-Unis.

Fin 1999, quelques mois avant l’éclatement de la bulle internet, les cinq plus grandes entreprises en Bourse (Microsoft, General Electric, Cisco, Walmart et Intel) représentaient 15,5 % du PIB américain, rappelle Russ Mould, responsable des investissements pour AJ Bell. « Tous ceux qui possédaient ces actions au plus fort de la bulle ont sérieusement souffert puisqu’ils ont perdu de l’argent sur ces cinq titres au cours des dix années suivantes », note-t-il. Sans prédire un arrêt brutal à l’ascension des stars actuelles du marché, « il est dangereux de penser que ce qui fonctionne actuellement va toujours marcher », affirme-t-il….

Lu sur le site : Lepoint.fr

« Si Apple est la première entreprise à avoir franchi le cap des 1 000 milliards de dollars, d’autres stars de la tech sont prêtes à lui emboîter le pas : Amazon valait vendredi soir 889 milliards de dollars, Alphabet (la maison mère de Google) 856 milliards, Microsoft 828 milliards et Facebook 513 milliards. À elles cinq, ces entreprises représentent environ 20 % du PIB américain et plus que le PIB de l’Allemagne. L’ensemble des valeurs techs concentrent quant à elles plus de 25 % de la valeur du S&P 500, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses entreprises cotées aux États-Unis.

Fin 1999, quelques mois avant l’éclatement de la bulle internet, les cinq plus grandes entreprises en Bourse (Microsoft, General Electric, Cisco, Walmart et Intel) représentaient 15,5 % du PIB américain, rappelle Russ Mould, responsable des investissements pour AJ Bell. « Tous ceux qui possédaient ces actions au plus fort de la bulle ont sérieusement souffert puisqu’ils ont perdu de l’argent sur ces cinq titres au cours des dix années suivantes », note-t-il. Sans prédire un arrêt brutal à l’ascension des stars actuelles du marché, « il est dangereux de penser que ce qui fonctionne actuellement va toujours marcher », affirme-t-il…. »

Lire la suite sur  http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/faut-il-craindre-une-nouvelle-bulle-technologique-05-08-2018-2241549_47.php

La reconnaissance faciale : un risque pour les libertés individuelles ?

Fait assez inhabituel pour être souligné, le président et directeur juridique de Microsoft, Bradford L. Smith a dans un article publié le vendredi 13 juillet 2018 sur le blog de Microsoft appelé le gouvernement à réguler la technologie de reconnaissance faciale.

Pour le président de Microsoft, cette technologie  » soulève des questions qui touchent au cœur des protections fondamentales des droits de l’homme comme la vie privée et la liberté d’expression.  »
La reconnaissance faciale peut en effet être considérée comme une simple commodité technologique, une nouvelle façon de déverrouiller un smartphone, mais si elle est utilisée à des fins de sécurité et de sûreté, elle peut conduire à une société de surveillance.
Loin d’être une fiction, la surveillance des masses par caméra publique s’est déjà invitée dans le quotidien des Chinois. À Shanghaï et Shenzen, elle permet ainsi d’identifier les piétons trop pressés qui traversent au feu rouge. D’ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays.

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Fait assez inhabituel pour être souligné, le président et directeur juridique de Microsoft, Bradford L. Smith a dans un article publié le vendredi 13 juillet 2018 sur le blog de Microsoft appelé le gouvernement à réguler la technologie de reconnaissance faciale.

Pour le président de Microsoft, cette technologie  » soulève des questions qui touchent au cœur des protections fondamentales des droits de l’homme comme la vie privée et la liberté d’expression.  »
La reconnaissance faciale peut en effet être considérée comme une simple commodité technologique, une nouvelle façon de déverrouiller un smartphone, mais si elle est utilisée à des fins de sécurité et de sûreté, elle peut conduire à une société de surveillance.
Loin d’être une fiction, la surveillance des masses par caméra publique s’est déjà invitée dans le quotidien des Chinois. À Shanghaï et Shenzen, elle permet ainsi d’identifier les piétons trop pressés qui traversent au feu rouge. D’ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays.

Aux Etats-Unis, l’utilisation du système de reconnaissance faciale commercialisé par Amazon depuis 2016 sous le nom de Rekognition fait depuis plusieurs mois polémique.
L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de Californie a en effet démontré que les polices de l’Oregon et d’Orlando utilisaient cet outil afin de reconnaître les visages de criminels parmi les vidéos de caméras de surveillance dispersées dans l’espace public.

Lire la suite de l’article :

La reconnaissance faciale : un risque pour les libertés individuelles ?

 

 

 

 

« Le délire occidental et ses effets actuels dans la vie quotidienne : travail, loisir, amour » de Dany-Robert Dufour

La mondialisation qui se dessine se caractérise par l’adoption quasi universelle du projet consumériste et productiviste occidental. Le mode de vie insufflé par les idéologies progressistes et libérales qui ont pris leur source dans le capitalisme à l’occidental a  pollué sinon souillé une large part du monde : la totalité du continent asiatique, l’orient et maintenant l’Afrique… Nous avons de fait en Occident une responsabilité dont nous ne pouvons pas nous dédouaner relativement aux images d’opulence  artificielle et de conforts factices que nous avons véhiculés de par le monde et qui attisent les envies comme le miroir aux alouettes qui agit tel un piège morbide sur ses proies et les conduit dans l’abîme de la vacuité, du vide spirituel.

La finalité d’un monde gouverné par le capitalisme sauvage  et par goût sans doute de la provocation paradoxale  n’est-elle pas de fait l’aliénation du travail artisanal, la fin de la véritable richesse, l’authentique richesse, celle de l’identité des cultures, celles de nos altérités qui nous attirent du fait de nos différences . Le cœur de la question est donc de savoir quelle est la limite de ce système Babylonien qui a permis la diffusion des styles de vie quasi uniformes, il suffit parfois et par curiosité de consulter les médias de par le monde et d’être frappés par des constructions d’images à l’identique. Le monde progressiste sans vergogne s’est ainsi attaché à l’idée de l’infini, d’un continuum du progrès puis par idéologie de soumettre la nature sans faire d’elle l’allié nécessaire,  en n’imaginant pas ainsi, hélas que le réel n’est pas l’infini ! et ainsi pour reprendre les mots qui ne sont pas les nôtres, la raison (le système technicien) est devenu délirante …

Ainsi nous vous recommandons de vous procurer ce livre . Nous affichons  ici quelques lignes extraites d’un commentaire que nous approuvons….

Portrait

Et si la raison occidentale était devenue délirante ? Pourquoi sommes-nous à ce point désenchantés ? Dany-Robert Dufour, philosophe, part de ce que Descartes proposait dans Le discours de la méthode, fondement de la raison moderne : que les hommes « se rendent comme maîtres et possesseurs de la nature ». Un tournant dans l’aventure humaine qui a entraîné le développement progressif du machinisme et du productivisme, jusqu’à l’inflation technologique actuelle affirmée comme valeur suprême. Si ce délire occidental fait aujourd’hui problème, c’est qu’il a gagné le monde (la mondialisation néolibérale qui exploite tout, hommes et environnement, à outrance) et qu’il est appelé, comme tout délire, à se fracasser contre le réel. D’une part, parce que la toute-puissance et l’illimitation des prétentions humaines qu’il contient ne peuvent que rencontrer l’obstacle : notre terre réagit déjà vigoureusement aux différents saccages en cours. D’autre part, parce que ce délire altère considérablement les trois sphères fondamentales de la vie humaine que sont le travail, le loisir et l’amour en les vidant de tout sens…….

Monde numérique et vision politique, sommes-nous vers la fin prochaine du modèle institutionnel de « l’ancien monde »?

La démocratie telle que nous la connaissons dans le monde occidental semblait être l’aboutissement idéalisé d’une démarche où la voix de chaque citoyen pouvait légitimement compter.

Il y avait pour de nombreuses nations dites démocratiques l’envie de propager, d’universaliser les idéaux de la démocratie occidentale et l’illusion de prendre en compte les aspirations des peuples, de les respecter, de permettre à l’opposition comme aux minorités, la libre expression, d’interagir avec les institutions.

Née de la volonté d’unir la cité, six siècles avant Jésus-Christ, la démocratie dans la Grèce antique n’était pas ouverte à tous, les femmes en étaient écartées, les esclaves et les étrangers exclus du droit de vote, les poètes à bannir pour Platon. Cependant les débuts de la démocratie antique ont été l’exercice par tous les citoyens grecs de sexe masculin, de leur souveraineté libre et inaliénable, ce qui veut dire la mise en pratique d’une assemblée (ecclesia) où n’importe quel citoyen pouvait prendre la parole.

L’exécutif des magistrats au cours de cette période était instauré dans la seule perspective d’appliquer la volonté citoyenne qui a délibéré. La démocratie depuis l’antiquité, a fait d’immenses pas à commencer par le droit de vote donné aux femmes. La démocratie est devenue un système choisissant des représentants susceptibles d’être révoqués. Dans ce type de système idéalisé, le peuple a le pouvoir ou plutôt l’illusion du pouvoir. On cherche encore l’équivalent du penseur « ubérisé » de la république platonicienne.

Or nous assistons depuis quelques décennies à une forme d’effondrement des idéaux démocratiques. Plusieurs observateurs de la vie politique et pas seulement européenne, notent une forme de délitement de la vie démocratique dans le monde. Les élections américaines 2016-2017 sont un avant-goût de ce repli, d’une Amérique qui semble être émoussée par les appareils politiques.

Le citoyen non dupe a pris conscience d’une pratique techniciste de la démocratie. La complexité des lois, la difficulté de comprendre et de saisir le sens des normes, est manifeste. Le citoyen est dorénavant dans une posture de méfiance se sentant trahi par le désir du pouvoir et non le désir de servir, de ses représentants. 

Auteur Eric LEMAITRE

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Le désenchantement pour la vie politique

La démocratie telle que nous la connaissons dans le monde occidental semblait être l’aboutissement idéalisé d’une démarche où la voix de chaque citoyen pouvait légitimement compter.

Il y avait pour de nombreuses nations dites démocratiques l’envie de propager, d’universaliser les idéaux de la démocratie occidentale et l’illusion de prendre en compte les aspirations des peuples, de les respecter, de permettre à l’opposition comme aux minorités, la libre expression, d’interagir avec les institutions.

Née de la volonté d’unir la cité, six siècles avant Jésus-Christ, la démocratie dans la Grèce antique n’était pas ouverte à tous, les femmes en étaient écartées, les esclaves et les étrangers exclus du droit de vote, les poètes à bannir pour Platon. Cependant les débuts de la démocratie antique ont été l’exercice par tous les citoyens grecs de sexe masculin, de leur souveraineté libre et inaliénable, ce qui veut dire la mise en pratique d’une assemblée (ecclesia) où n’importe quel citoyen pouvait prendre la parole.

L’exécutif des magistrats au cours de cette période était instauré dans la seule perspective d’appliquer la volonté citoyenne qui a délibéré. La démocratie depuis l’antiquité, a fait d’immenses pas à commencer par le droit de vote donné aux femmes. La démocratie est devenue un système choisissant des représentants susceptibles d’être révoqués. Dans ce type de système idéalisé, le peuple a le pouvoir ou plutôt l’illusion du pouvoir. On cherche encore l’équivalent du penseur « ubérisé » de la république platonicienne.

Or nous assistons depuis quelques décennies à une forme d’effondrement des idéaux démocratiques. Plusieurs observateurs de la vie politique et pas seulement européenne, notent une forme de délitement de la vie démocratique dans le monde. Les élections américaines 2016-2017 sont un avant-goût de ce repli, d’une Amérique qui semble être émoussée par les appareils politiques.

Le citoyen non dupe a pris conscience d’une pratique techniciste de la démocratie. La complexité des lois, la difficulté de comprendre et de saisir le sens des normes, est manifeste. Le citoyen est dorénavant dans une posture de méfiance se sentant trahi par le désir du pouvoir et non le désir de servir, de ses représentants.

Le repli de la démocratie est un phénomène patent et manifeste mais complexe car il se mêle également avec le repli identitaire, la peur de l’étranger et son rejet comme dans la démocratie grecque. Il se traduit par le désintérêt des citoyens pour la chose publique, ce qui se traduit, par une baisse constante de l’investissement citoyen, de l’implication à déposer son bulletin de vote lors des grandes consultations citoyennes (élections des représentants, référendum).

La grande problématique de la démocratie, une des causes sans doute de son effondrement a été la recherche de l’égalité primant sur celle de la liberté. Cette dialectique des principes démocratiques mise en évidence par Tocqueville a fondé en partie l’un des symptômes probables d’une forme de dissolution du système démocratique tout entier.

Le sentiment mêlé de l’inutilité que représente l’acte de voter est devenu prégnant tout en mesurant que la démocratie a parfois fait émerger la tyrannie de la majorité qui méprise la contestation de projets de lois qui au cours des décennies sont apparus comme allant contre le bien commun des populations.

Mais sur point il convient d’être plus modéré et ne pas nécessairement dénoncer, comme du temps de Tocqueville, la tyrannie de la majorité, car la démocratie actuelle s’est plutôt transformée en tyrannie des minorités, et l’Etat se trouve de plus en plus contraint de se mettre à la remorque de revendications particulières et minoritaires, mais dont le lobbying est très puissant !

Le modèle institutionnel tel que nous le connaissons semble prendre fin, la démocratie faisant aussi émerger des personnages qui ne sont que le reflet d’une opinion, désacralisant au fil du temps la fonction pour laquelle ils ont été élus.

Parallèlement nous voyons l’émergence de nouvelles formes de diffusion des idées et de nouveaux canaux hors des assemblées traditionnelles où l’opinion influente s’exerce. Ainsi Internet a été un des vecteurs puissants de la révolution arabe dans les années 2000 notamment en Tunisie et en Egypte. Les réseaux sociaux ont démontré leur capacité de mobilisation des opinions publiques en suscitant des mouvements de foule, contestant les pouvoirs établis, sur les grandes places des capitales arabes tunisiennes et égyptiennes[2].

Daniel Cornu autrefois journaliste s’est longuement penché sur les usages d’Internet. Internet selon le journaliste peut apporter énormément au débat démocratique. « Il y a un énorme ‘plus’, dont il faut bien tenir compte et qu’il ne faut jamais oublier. Cet énorme plus, c’est simplement le fait que désormais, toute personne, tout citoyen peut s’exprimer, exprimer son opinion mais aussi donner des informations, avec des moyens légers, de façon simple et directe, sans devoir passer par les médias traditionnels. C’est une révolution. (…) On le mesure chez nous, dans nos vieilles démocraties occidentales, mais on le mesure évidemment encore plus là où il n’y a pas de démocratie. »

Les usages d’internet sont croissants et ont une emprise incontestable sur la diffusion des convictions, sur leurs cristallisations. Sur Internet les faiseurs d’opinions et leurs suiveurs s’installent dans de nouvelles agoras pour catalyser leurs follower’s (adeptes en français), puis débattre avec passion. Je ne crois pas pour ma part qu’il s’agisse d’une mode dont la temporalité s’inscrit dans l’éphémère.

L’ère numérique

et la promotion de l’individualisme

Nous passons d’une société de masse à une société où l’individualisme sera enserré dans le « nous » du web.

Le monde du web et les technologies numériques, ont peu à peu compris puis intégré les usages et les nouvelles pratiques sociales qui caractérisent à la fois la modernité consumériste et la société contemporaine de plus en plus familiarisées avec le monde des écrans. Le monde numérique a été adopté par l’individualisme qui est attaché à notre ADN social, nous avons peu à peu déserté les agoras, les lieux publics, les assemblées où l’on se rencontre pour vivre l’expérience de la société Internet : société « marchandisée et monétisée » avec ses nouveaux temples, ses nouvelles enseignes, ses nouvelles marques.

Les individus consomment, commandent de chez eux, effectuent les transactions, les opérations bancaires, téléchargent, commentent l’actualité à partir de leur écran

Les innovations technologiques ont permis de renforcer l’autonomie des usagers, améliorer le fonctionnement en réseau. Ainsi la consultation intuitive et conviviale des sites sur la toile du WEB a su s’adapter aux lectures des internautes et faciliter toujours plus leur emploi.

Les technologies ont amélioré puis conditionné dans une certaine mesure les pratiques débutantes, les nouvelles habitudes émergentes en renforçant par là même les nouvelles façons consuméristes de vivre le monde numérique.

Les usagers consommateurs, se sont au fil du temps appropriés les technologies numérisées.  Ces technologies vont à nouveau être façonnées, adaptées, ajustées en fonction des pratiques sociales   familiales et citoyennes.

Nécessairement la vie politique sera tôt ou tard impactée par les usages et les pratiques du web, forcément les usages et les pratiques vont contribuer à inventer un nouveau modèle de vie citoyenne avec un effet de bascule dans un nouveau monde à inventer la démocratie sur Internet.

La démocratie passera-t-elle par Internet ?

Par capillarité s’impose un remodelage de la vie sociale et de la vie économique, nous avons montré la révolution numérique en marche dans tous les domaines de la vie sociale, culturelle, économique. Le chamboulement qui s’organise est celui de la fin des intermédiations.  L’habitude est prise, celle de l’autonomie du citoyen qui gère sa vie sociale à partir de son écran, il pourrait demain gérer la vie politique de son moniteur, se persuadant qu’il s’agira là d’un modèle où sa voix pourra compter, peser, son opinion enfin prise en compte.

Le « Web participatif » est porteur d’une dynamique interactive a contrario des médias cathodiques qui véhiculent une forme d’homélie monologue et d’apathie des esprits indolents, passifs incapables finalement d’interagir avec un media ex cathedra.

Ainsi les nouvelles formes d’organisation numérique ne se réduiront pas exclusivement à la vie sociale, et ne se cantonneront pas à transformer les univers économiques et industriels. Ces organisations ou ces nouvelles cités du web répandront, diffuseront la bonne parole démocratique.   Internet à la faculté planétaire d’interconnecter les populations, les citoyens, les peuples, de permettre à chaque internaute de se percevoir comme influent, en capacité à porter une opinion qui changera le monde. Ainsi va la magie que donne l’illusion de ce nouveau pouvoir que représente le médium participatif ou le web participatif, la nouvelle agora numérique qui supplantera définitivement l’agora antique. Ces réflexions posent la question : l’état est-il la dernière variable pour penser, organiser et être l’expression de la citoyenneté ?

Toutefois le philosophe Charles Éric de Saint Germain auteur de la défaite de la raison a une position plus nuancée : « Je ne suis pas sûr que le retour à une démocratie participative rendue possible par le numérique, et qui soit un retour à l’idéal grec, soit un réel progrès par rapport à la crise actuelle de la démocratie représentative. Car la démocratie, à mon sens, ne peut fonctionner que si le peuple possède un haut degré de culture. Or aujourd’hui, le système éducatif étant en train de s’effondrer (alors que c’est lui qui justifiait la démocratie !), on peut penser que des représentants soient plus éclairés que le peuple, dont Rousseau (pourtant partisan de la démocratie directe) disait qu’il peut se tromper et se faire du mal sans le vouloir, car il n’est pas toujours éclairé dans ses choix. Contrairement à ce qu’affirment beaucoup, la « bonne représentation » (ou la bonne « démocratie représentative ») n’est pas celle qui exécute la volonté du peuple (qui ne sait pas toujours ce qu’il veut), ni celle qui sert ses propres intérêts de caste (ce qui est un danger opposé), mais celle dont la mission est d’éclairer le peuple sur ce qui constitue réellement le bien commun de celui-ci. Cela suppose que les représentants soient réellement des serviteurs du peuple… »

Mais nonobstant comme cela a été écrit sur un blog « les nouveaux médias semblent réussir cette alchimie nouvelle de transformer l’information en participation et la participation en action ». 

C’est ainsi que la verticalité de l’ancien monde risque de disparaître au profit de l’horizontalité, la fin des intermédiaires y compris des représentants d’institutions. Institutions qui pourraient être jugées demain poussiéreuses face à ce mouvement d’une modernité qui est en train de saper les fondements à la fois de nos représentations et pas moins celle de notre civilisation. Dès lors comment ne pas imaginer de nouvelles formes de démocraties plates, horizontales, « débarrassées de ses classes politiques », de l’intermédiation des élus du peuple. Cependant et nous en avons ici conscience, il n’y aurait rien de plus dangereux qu’une telle option horizontale : tout le monde voterait alors pour l’homme de l’année et c’est lui qui serait « l’élu » pour diriger la plus grande puissance ou n’importe quelle autre nation… !!!  Imaginez un instant les conséquences et les crises politiques majeures que susciteraient un tel changement de paradigme !

Récemment, nous avons pu observer l’émergence de mouvements dits « sociaux » trouvant leur force dans le relais des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux ont agi comme caisse de résonnance d’une démocratie qui se cherche une autre légitimité : nuit debout, veilleurs, Ciudadanos… Si Internet ne s’en mêle pas, aujourd’hui on n’a pas réellement d’existence, d’ailleurs les politiques qui ont du nez ne s’y trompent pas en cherchant de plus en plus à se frayer un chemin dans ces nouvelles agoras.

Cette conception des institutions politiques qui pourraient se dessiner n’est finalement pas impossible compte tenu du désaveu dont ils font pour une grande partie d’entre eux l’objet. Internet pourrait répondre à la crise de la représentation qui se manifeste aujourd’hui résultant d’une abstention électorale croissante. Nonobstant ce n’est pas parce qu’on donnerait le droit de vote sur internet que les citoyens s’impliqueraient davantage.  La crise se situe au niveau de la représentativité, pas au niveau de l’accès au vote. Les frustrations du peuple sont multiples en réalité : Frustration au niveau du manque d’efficacité de l’État, frustration au niveau des candidats qui ne représentent qu’une infime partie de leur électorat, et donc, qu’une infime partie des administrés in fine. Par contre, en sens inverse, on voit l’émergence de mouvements citoyens grâce aux relais des réseaux sociaux dont la force contestataire irrite sans doute l’élu de la nation : Ciudadanos, Wikilieaks, Anonymous, etc.

Sur les réseaux sociaux, nous voyons la démultiplication des débats, la création de forums de discussions, d’échanges, de think tank, de laboratoires d’échanges et d’idées. Cependant ne sont créés que des mouvements et mobilisation d’opinions et agglomérat d’opinions à courts termes : Loi El Khomri (loi travail).

Ces forums qui deviennent de véritables agoras numériques sont des réservoirs à idées, des sources d’influence, des créateurs d’opinion. Ces forums sur les réseaux sociaux se démultiplient, les internautes se donnent le sentiment d’écouter, de débattre, parfois l’interaction rend impossible l’écoute, mais tant pis, l’échange persévère. Ces forums numériques n’augurent-ils pas ce que seront les assemblées de demain, des assemblées nationales numériques à l’ère du web participatif. Mais quel est leur réel pouvoir ? Ce pouvoir n’est pas légitime, mais légitimé par leur seule existence. Mais surtout exposé à tout vent de doctrine, à tout changement en fonction de l’humeur » ( le mood) du moment : like ? Pas like ? C’est le diktat des émotions, plus que le diktat des « motions ».  Diktat d’un consommateur-électeur qui change d’avis en fonction de paramètres multiples. La démocratie doit pouvoir résister au temps long, car sans stabilité politique, il n’y aura plus de démocraties stables.

Le Web

est-il en train de révolutionner la démocratie ?

Internet transformera sans aucun doute demain l’usage du bulletin de vote en s’appuyant sur le recours d’urnes tactiles, celles de nos écrans. Je parie que dans la prochaine décennie, nous verrons des projets pilotes, tests pratiqués en régions, mais cela va si vite, que cela pourrait prendre moins de temps que nous l’écrivons ici. Les citoyens internautes seront appelés à leurs écrans pour y déposer leur bulletin de vote de leur adresse IP. Le cri lancé sera « aux Ecrans citoyens… » « L’urne numérique », sujette non au « virus de la politique », mais aux virus informatiques, plus dangereux quand il s’agira de bloquer l’acte démocratique !

La machinerie web envahira toutes les sphères de notre vie quotidienne et sociale, renversera les pratiques, les modifiera de fond en comble. C’est une révolution qui est loin d’être utopique, elle est fondée, ancrée dans les nouvelles pratiques de consommation, dans des tendances lourdes.

Les réformes sociales, politiques vont s’engager et vont permettre la libération de ces pratiques par l’instauration de ces nouveaux usages de la démocratie facilitant dorénavant la consultation citoyenne qui épousera les pratiques déjà en cours. De nouvelles pratiques web qui devront à terme, encore s’accélérer.  Notons cependant des possibilités d’intervenir directement dans les débats que ce soit à l’assemblée générale (française) ou le parlement européen ou autres… en postant les remarques ou réflexions sur les pages de consultations dédiées. Aussi le développement accéléré des réseaux sociaux permet d’interpeller directement nos élus, là où avant il fallait attendre un éventuel passage près de chez nous ou d’écrire une lettre ou prendre rendez-vous.

Grâce aux médias sociaux, la Suisse s’est engagée sur des forums participatifs pour mener des discussions thématiques approfondies.  Le web constitue pour ce pays un puissant moyen de mobilisation des citoyens. La force de frappe et de séduction du web est maximale, il est en effet devenu possible grâce à des logiciels performants de traiter les verbatim, d’extraire du sens et d’identifier des catégories de pensées puis d’aboutir à des propositions qui seront le reflet de l’opinion citoyenne qui se sera exprimée sur les forums, les agoras du web participatif. Cette force est d’autant plus importante dans le débat politique que la distance est grande entre les élites et les administrés, les administrés auront le sentiment d’avoir été entendus, alors que la parole du citoyen lambda « Mr et Mme DUPONT » est en réalité méprisée.  Nous assistons à l’émergence d’une forme de « E. gouvernement » qui invente une nouvelle proximité citoyenne via le web, une gouvernance technicienne qui n’aura plus besoin d’intermédiation puisque la démocratie directe fonctionnera, la parole du citoyen DUPONT, relayée et traitée par la machine web, avec accusé réception et une lettre forcément personnalisée forcément satisfaisant pour l’égo de DUPONT.

Dans ce monde, les institutions telles que nous les connaissons, les pratiques gouvernementales apparaitront bientôt comme surannées. La révolution du web est en marche mais l’ersatz numérique pourra conduire au désenchantement des rapports incarnés, les échanges seront des « hyper textes » et n’envieront pas les débats houleux des assemblées politiques telles qu’elles étaient relayées dans les médias classiques.

Le monde politique est ainsi et sous nos yeux en train d’évoluer sans qu’il en soit réellement conscient que nous mutons vers une nouvelle plate-forme de la vie politique. Nos députés et nos vieux sénateurs n’auront bientôt plus qu’à s’inscrire à Pôle emploi ou prendre définitivement leur retraite, remplacés par des robots qui modéreront les débats et instrumentaliseront la démocratie humaine qui deviendra sans doute une démocratie de pacotille et bien entendue contrôlée, surveillée, entre les mains d’une forme d’humanoïde.

Nous sommes aujourd’hui dans un contexte néo populiste de désenchantement de la vie politique, avec l’émergence d’un courant anti parlementaire, il est fort probable qu’une idéologie techniciste porte en soi le souhait d’un simulacre de démocratie directe, ce qui a été testé socialement dans les univers de la consommation comme satisfaisant pourrait être finalement satisfaisant dans un monde politique à reconstruire sans intermédiation, comme l’est la société du web. Prenons conscience que le monde numérique, au fil de nos pratiques nous habitue à nous dispenser de l’interface humain.

Selon François Marie Charles Fourier philosophe du XVIIIème siècle, l’activité associée au commerce a introduit le libéralisme économique dont les principes mis en mouvement ont abîmé l’ensemble de la société en ancrant de manière durable l’individualisme, l’égoïsme dans l’esprit humain. Ce propos prémonitoire ne s’applique-t-il pas finalement à la société techniciste qui est la nôtre et les illusions qu’elle porte. Le web, cette société numérique chronophage et individualiste continuera sans nul doute à vampiriser les énergies, à absorber notre apathie à ne pas réagir face à la tentation de nous remettre à cette nouvelle offre de vie politique après avoir cédé à celle d’une vie sociale sans intermédiaires.

Ainsi pour le philosophe Fourier en son temps imaginait qu’économiquement, les individus soient rassemblés dans les phalanstères et échangeraient entre eux sans intermédiaires : il existerait selon lui de facto un lien direct entre la production et la consommation. Dans un tel contexte, l’Etat ne serait plus d’aucune utilité. « Des fédérations d’associations de travailleurs, librement rassemblés, pourraient se substituer à l’Etat ». N’est-ce pas ce que le monde WEB nous propose… ? Cette société numérique, cette république du WEB dans laquelle nos âmes ont sombré s’apprête à nous emmener dans son monde politique sans intermédiaires, de nouveaux phalanstères numérisés en quelque sorte. Une prospective folle, pas plus folle que celle imaginée par François Marie Charles Fourrier.

Cette perspective politique vraisemblable et qui découle de cette toile techniciste qui se dessine sous nos yeux me renvoie à ce texte d’apocalypse 13 : verset 5 et 7, je retranscrits ici la dernière partie de ce texte d’apocalypse mais qui est partagée comme dans une vision prémonitoire : « …Il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation ». Ce terme il lui fut donné est en effet saisissant, une forme de pouvoir, mais rappelle la bible dans un temps limité avec un pouvoir limité, la Bête ne pouvant modifier les programmes de Dieu pour le monde.

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Sommes-nous arrivés le 2 Août 2018 à un point de non-retour ?

Auteur Eric LEMAITRE

Il y a quelques jours au sein de notre assemblée, un ami anglais évoquait cette image pleine de richesses et de sens, la dimension de cette vision partagée par Graham, avait un caractère spirituel, puisque elle faisait allusion aux « stratégies » de Dieu plus proches des sentiers que celles des autoroutes ou rails à grande vitesse. Dieu n’a jamais aimé les modèles des mégapoles, des industries gigantesques et l’emprise des empires sur les nations.

L’homme en revanche dans sa quête d’être l’égal de Dieu, s’entête à imaginer que son monde est sans limites. Dans un monde qu’il imagine toujours démesuré, sa vocation démiurgique est justement de transgresser les bornes de son environnement naturel, de dépasser les contraintes imposées par la nature, d’enfreindre et d’enjamber toutes les formes de Rubicon qui entraveraient la marche de l’humanité vers le progrès. La folie du progrès s’est alors construite sur l’espoir illusoire d’une humanité dont la mission serait de conquérir un avenir toujours meilleur. Or ce méta récit du progrès commencé  avec les Philosophes des Lumières qui se poursuit avec les idéologies « darwiniennes » et marxistes est aujourd’hui bel et bien récusé par des réalités géopolitiques, climatiques qui contredisent les apports d’une conception évolutive du monde orientée sur la dimension de lendemains toujours meilleurs.

« Cette idée d’un progrès possible » comme le soulignait le philosophe français Jean-François Lyotard, « probable ou nécessaire, s’enracinait dans la certitude que le développement des arts, des technologies, de la connaissance et des libertés serait profitable à l’humanité dans son ensemble », et de poursuivre son propos en soulignant qu’ :« Après ces deux derniers siècles, nous sommes devenus plus attentifs aux signes qui indiquent un mouvement contraire. Ni le libéralisme, économique ou politique, ni les divers marxismes ne sortent de ces deux siècles sanglants sans encourir l’accusation de crime contre l’humanité. »

Or ce 2 Août 2018 est non seulement précédé par une période juillettiste caniculaire, période assez marquante puisque ce mois de juillet fut considéré par les services de Météo France comme le mois le plus chaud depuis 1900 mais le 2 août est celui du basculement d’un monde qui va vivre désormais à crédit.

En effet, l’humanité dans son ensemble sera (nous avons écrit l’article le 31 juillet 2018) le 2 août 2018, confrontée à un problème qualifié de majeur. Nous sommes en effet sur le point de basculer et de connaître une rupture hypothétique ou définitive des ressources. Si rien ne change, nous allons à partir de ce 2 août, vivre à crédit sur le dos d’une planète épuisée par un consumérisme criminel et sauvage, irresponsable et un capitalisme qui ne s’est donné aucunes limites pour exploiter les ressources de la terre afin de donner satisfaction à l’insatiable besoin de nouveautés, exprimée par la totalité de ses consommateurs. En écrivant cet article, nous nous inclurons nous-mêmes dans cette critique, car comme consommateurs, sommes-nous certains d’avoir su donner des limites à nos propres envies ?

La qualification de problématique cruciale pour l’ensemble de l’humanité n’est pas une formule de plus, une exagération résultante d’un cerveau échauffé par l’élévation des températures, non cette qualification de problématique majeure est reconnue par la totalité des experts. Cette question de survie de notre planète puisque il s’agit bien de survie, englobe bien la totalité des grands équilibres qui touchent aux écosystèmes de la terre.

La terre ne pourra pas être en capacité à subvenir à la demande et aux besoins de tous ses habitants. Le productivisme sans conscience vide les ressources naturelles, assèche, pollue, détruit nos écosystèmes, perturbe notre environnement.

Les dérèglements semblent aujourd’hui s’amplifier, pourtant nous n’incriminerons pas l’explosion démographique et comme parfois nous le lisons, l’explosion démographique c’est davantage de consommateurs et donc… » ! Pourtant dans notre propos, soyons très clairs nous récusons en effet cette approche malthusienne des sociétés occidentales qui bien assises dans le confort de leur modernité, pointent les familles nombreuses qui vivent en Afrique ou en Inde et prescrivent des programmes eugénistes.

Or ces programmes mortifères   conduisant à des centaines de milliers d’infanticides et d’avortements sont sources de problèmes sociaux et de drames familiaux. Cependant le monde occidental dans sa course au progrès se contre fiche des conséquences toxiques de ces programmes eugénistes et ce de manière totalement irresponsable. Nos sociétés plongées en effet dans l’opulence matérialiste et dans la course effrénée vers le progrès technique ne remettent pas en cause les options idéologiques liées à la vision progressiste de la vie sociale, elles n’entendent pas faire machine arrière. Notre mode de vie n’est pas ainsi négociable, il est ainsi exclu avec un certain cynisme, d’accueillir les immigrés victimes de nos conquêtes industrielles et de taquiner les humeurs sourcilleuses des dévots du progrès.

Ce 2 Août 2018 nous serons très probablement confrontés à un réel déficit écologique. Pourtant il est encore possible de remettre en cause nos choix en termes de modèles et d’emprunter les sentiers plutôt que les rails à grande vitesse ou autres autoroutes industrielles. Nous pouvons viser le choix d’un redimensionnement de nos échelles de valeurs, la modification de nos périmètres en termes de conquêtes et réduire les espaces pour nous concentrer sur des cultures à hauteur d’hommes respectueux de l’environnement et prenant en compte la dimension de toutes les formes de besoins. Nous pouvons chercher une alternative à la puissance technique dominatrice pour la mettre à contribution et rechercher ensemble la préservation d’une qualité de vie à dimension humaine et cela passe nécessairement par les gestes du quotidien, boire l’eau de notre robinet plutôt que d’acheter des bouteilles d’eau en plastique, acheter des légumes frais plutôt que de consommer des plats cuisinés, faire du covoiturage, inciter la ville ou la commune à léguer des terrains pour favoriser le déploiement des jardins partagés, développer des quartiers qui favorisent les rencontres et les proximités de voisinages pour des échanges de services… Mais ici nous laissons votre plume pour témoigner cette révolution du quotidien à laquelle nous convions tous les lecteurs de notre site….