Le grand penseur de l’écologie : Bernard Charbonneau …

Auteur Bernard Charbonneau

L’Émeute et le Plan

(1968)

Le monde où nous vivons se caractérise par deux aspects superficiellement contradictoires, mais profondément liés : un désordre et un ordre extrêmes. Des sociétés libérales où les religions et les morales traditionnelles sont contestées au nom de la liberté de l’individu coexistent avec des régimes totalitaires. Et à l’intérieur même des sociétés industrielles de type occidental, le désordre contraste avec l’ordre. Tandis que la critique et l’imagination poussées jusqu’au bout mettent en cause la raison et le langage dans le domaine littéraire, dans le domaine scientifique la logique la plus rigoureuse règne, et elle s’exprime dans un langage mathématique encore plus abstrait et contraignant que l’ancien. Les vérités religieuses et morales qui avaient jusqu’ici fondé les sociétés sont mises en cause à la fois par les progrès des sciences et le besoin de liberté, les mœurs semblent infiniment plus libres que dans le passé ; mais le conformisme recule au moment où les mœurs s’uniformisent ; et si l’enfant et la femme s’émancipent de la famille, ils n’en sont que d’autant plus soumis à l’État ou au métier.

L’ordre industriel progresse dans le chaos qu’il engendre ; comme une armée disciplinée s’avance dans la nuée des explosions et des ruines, notre société avance en détruisant les équilibres naturels ou sociaux. Dans la France du pouvoir personnel et de la technocratie, les événements de mai ont fait éclater ce contraste au grand jour. D’une part le renforcement de l’État, le Plan sous le signe des ordinateurs, de l’autre le vide et la négation : la révolte pure ; jamais émeute ne fut aussi irrationnelle dans une société aussi rationnelle. Mais si de Gaulle aboutit aux barricades, les barricades ramènent à de Gaulle.

L’ordre et le désordre sont liés, comme la thèse à l’antithèse. En prenant pour exemple la crise de mai, je vais maintenant m’efforcer de montrer comment, et pourquoi ….

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https://lagrandemue.wordpress.com/2018/06/18/lemeute-et-le-plan/#more-1286

Clés de lecture pour lire l’essai ‘La déconstruction de l’homme’

L’essai « La déconstruction de l’homme » énonce une analyse critique des mythes qu’entretiennent ces nouvelles idéologies touchant à ce soi-disant « nouveau monde » !

Les critiques s’adressent à ce monde marchand, ces nouvelles croyances et démarches normatives qui impactent toutes les sphères de la vie sociale :

Le transhumanisme en tant que système scientiste qui vise à modifier le réel,
Le progressisme en tant que système culturel et politique qui vise à réformer les esprits pour les préparer au nouveau monde et à une nouvelle conception du récit anthropologique concernant l’homme.
Le consumérisme qui nous invite à consommer pour exister et nous conduit peu à peu à une domestication par les objets et à leurs injonctions permanentes
Le technicisme bureaucratique (le château décrit par Kafka) qui vise à formater et à faire rentrer la vie sociale dans un monde de normes, normes consommées par l’Intelligence artificielle, ce nouveau despote prétendant être au service de l’humain.

 

L’ouvrage

« La déconstruction de l’homme »

vient de paraître (12 octobre 2018)

Commandez-le maintenant en ligne sur Lulu au prix de 23 euros HT.

 

L’auteur Éric LEMAITRE

Père de famille, marié avec Sabine, Éric LEMAITRE est Rémois, socio économiste de profession, Enseignant à l’ESI Reims, de confession chrétienne.

Éric a également contribué à lancer le courant pour une écologie humaine au sein de sa propre région. Est également le coauteur avec Alain Ledain et d’autres auteurs de deux ouvrages, l’un sur le concept de genre « Masculin/féminin faut-il choisir » éditions FAREL, l’autre « Vers une société de l’uniformisation » Editions Ethique Chrétienne.

À la fois au travers de sa vie sociale et de ses engagements personnels en tant que blogueur (Son site : https://deconstructionhomme.com/), Éric a été largement sensibilisé par les questions qui touchent autour de la technique. En raison de sa vie professionnelle impactée par les mutations associées à l’économie numérique, et de la conviction que le monde virtuel est sur le point de façonner la vie sociale, Éric a entrepris l’écriture avec le concours de Gérald Pech et de plusieurs amis issus des sciences dures et des sciences sociales, d’un essai très ambitieux pour dénoncer ces nouvelles idéologies contemporaines et hors sol progressisme, transhumanisme, …) qui puisent leurs sources dans la philosophie des lumières  ou dans la croyance du progrès sans fin, le récit d’une vie toujours meilleure, le mythe d’un avenir aux « lendemains qui chantent ».

Présentation du livre par Etienne OMNES

Notre époque est déterminée par un objet philosophique que l’on appelle la Technique. La Technique (décrite par Jacques Ellul dans son livre « La Technique ou l’enjeu du siècle » écrit dans les années 50) est cette démarche de rationalisation et de mathématisation du monde au profit d’une plus grande efficacité et d’une plus grande force pour l’être humain. Le sommet de cette Technique est le transhumanisme, une démarche qui vise à améliorer l’être humain par la technologie, quitte à en transgresser toutes les limites comme la mort. Voilà le principal objet du livre d’Éric Lemaître : cette technique omniprésente, qui sert aujourd’hui de dieu et sauveur à notre civilisation.

Il procède donc en deux parties : 1. Les fondements philosophiques de la déconstruction : une présentation plutôt complète du « système technicien » au travers du phénomène transhumaniste. 2. Les révolutions de la déconstruction : Éric décrit aspect par aspect chaque domaine atteint par la Technique, et comment il est redéfini par celle-ci, et comment y répondre.

Globalement, le livre peut être défini comme une suite d’essais indépendants, qui explorent méthodiquement l’empreinte de la Technique et des idéologies progressistes, sur notre monde et à tous les étages de la vie et toutes les dimensions anthropologiques, culturelles, sociales, économiques… Je conseille d’ailleurs de le lire lentement, pour bien s’imprégner de ce qui est écrit. Le livre n’est pas fait pour le gobage…

Note de l’auteur Eric LEMAITRE

La critique engagée vis-à-vis de l’idéologie transhumaniste, progressiste et du système technicien 

L’essai « La déconstruction de l’homme » énonce en effet une analyse critique des mythes qu’entretiennent ces nouvelles idéologies touchant à ce soi-disant « nouveau monde » !

Les critiques s’adressent à ce monde marchand, ces nouvelles croyances et démarches normatives qui impactent toutes les sphères de la vie sociale :

  • Le transhumanisme en tant que système scientiste qui vise à modifier le réel,
  • L’idéologie du progrès en tant que système culturel et politique qui vise à réformer les esprits pour les préparer au « nouveau monde » et à une nouvelle conception du récit anthropologique concernant l’homme.
  • Le consumérisme qui nous invite à consommer pour exister et nous conduit peu à peu à une domestication par les objets et à leurs injonctions permanentes
  • Le technicisme bureaucratique (le château décrit par Kafka) qui vise à formater et à faire rentrer la vie sociale dans un monde de normes, normes consommées par l’Intelligence artificielle, ce nouveau despote prétendant être au service de l’humain.

Cette critique peut étonner, parfois agacer le lecteur mais n’a pas d’autres objectifs que d’enfoncer en quelque sorte le clou. La révolution est à la fois culturelle (conditionnement des esprits), idéologique (une croyance aveugle d’un progrès qui ne viendrait pas seulement soulager l’homme mais augmenter toutes ses facultés) et technique (les objets qui nous divertissent et nous détournent du sens de l’autre).

Cette révolution comme nous le rappelions précédemment à la fois idéologique et techniciste est en effet à notre sens totale, elle vient comme absorber, consommer, l’identité de l’homme dans l’ensemble des composantes liées à son humanité, sa vie sociale et culturelle. Je vous invite à lire ce livre dont la dimension inédite réside dans une lecture à l’aune de ce que nous enseigne la Bible à propos de l’homme. Qu’est-ce que l’homme pour que tu souviennes de lui… ? Psaume 8.

Rentrant d’un enterrement, ce sont des moments qui paradoxalement vous ramènent souvent à la vie, à la vraie vie, je croisais sur le trottoir étroit, une jeune femme qui avait ses yeux rivés sur l’écran et avançait d’un pas rapide mais sans prendre soin de regarder à son environnement, j’ai dû m’écarter de ce trottoir étroit face à l’indifférence de cette jeune personne, à la fois pressée et absorbée sans doute, par les textos lus. Je lui fis remarquer avec humour que la vraie vie était ailleurs, ni dans les écrans l’absorbant, ni dans son monde virtuel la vampirisant, car elle a bien failli bousculer le réel …

L’homme est ainsi comme environné, ingéré puis envoûté par la technique… N’est-ce pas Jacques ELLUL qui partagea son scepticisme vis-à-vis de la technique en déclarant ceci :

« Je me méfie totalement de tout le mouvement utopiste, car il n’évitera pas le piège de la reconstruction de la cité rationnelle et parfaite, c’est-à-dire où la Technique sera Tout et en Tous. ».

« La cité rationnelle » comme l’écrit Jacques ELLUL, a une forme utopique, le meilleur des mondes, celle de l’égrégore. L’égrégore est une collectivité universelle bienveillante, pour tous, la bienveillance elle s’est exprimée au travers du communisme numérique qui en quelque sorte vous happe puis vous enveloppe avec ses promesses de facilité et vie sans effort, parfois de gratuité mais vous rend dépendant à son objet.

Dans cette cité numérique mais en réalité dystopique, le pire des mondes, nous devenons les objets d’un système technicien nous liant tous aux projets d’une société virtuelle et finalement déshumanisante. Cet égrégore ne fait plus de l’homme un être incarné dont il conviendrait de prendre soin, un être d’abord de relations, mais fait de chacun, une matière connectée à d’autres matières : Smart Phone, tablette, montre digitale et sans doute demain biopucé….

Éric dans son livre « La déconstruction de l’homme » ose le proclamer : l’humanité qui a voulu l’égalité avec Dieu est en passe de vivre « la honte prométhéenne » en ce sens qu’après avoir créé son Golem, fasciné par sa créature, il lui cède en quelque sorte son âme en nous partageant une perplexité, il a été capable d’être l’auteur de quelque chose qui le dépasse désormais, sans comprendre que lui-même fut aussi « créé de peu inférieur à Dieu ».

L’homme démiurgique finit en fin de compte par adorer sa propre créature.

Finissant ainsi par gommer Dieu, déclarant même sa mort. L’humanité a pris sa revanche, elle a enfin chassé Dieu de sa cité, le même homme qui fut au commencement de son existence chassé du jardin. Cette humanité iconoclaste est en passe d’adorer une nouvelle idole produit de sa création, de reconstruire un monde idéalisé, un nouvel EDEN, un nouveau monde célébrant le progrès, signant en quelque sorte la fin d’une partie de son identité… Voilà ce que nous pouvons appeler « la honte prométhéenne » que décrivit fort bien le philosophe Allemand Günther Anders.

Ainsi comme l’écrivait Bernard Charbonneau penseur de l’écologie ami de Jacques ELLUL

« Il nous faut le temps d’oublier l’ancien Dieu pour nous en fabriquer un nouveau et recréer totalement l’univers à son image. La Totalité sur terre : depuis l’alpha du réel jusqu’à l’oméga du vrai ? Nous n’aurons de cesse que nous ne l’ayons atteinte. Voilà l’entreprise raisonnable dans laquelle l’âge de raison a engagé l’humanité. ».

Toute la pensée de Bernard Charbonneau est marquée par la dimension de l’écologie et sans doute par une écologie qui replace l’idée d’un homme réellement libre et non le sujet d’une « société des individus », individus qui seraient en somme incapables de prendre leurs distances avec l’emballement d’un monde collectif structurant et organisant la vie sociale et qui anéantit en réalité les libertés.

En définitive la révolution numérique, ce phénomène brutal et massif se déploie aujourd’hui sous nos yeux comme une véritable déferlante, phénomène qui est sur le point de remodeler la société de demain. Sa dynamique propre et la vitesse à laquelle elle s’étend sont de nature à rebattre toutes les cartes de la vie sociale.

Chaque révolution industrielle s’est enfin de compte, accompagnée autrefois d’une restructuration de la vie sociale, chaque révolution industrielle a imposé une forme de réadaptation de la vie et des rapports aux autres. La rapidité avec laquelle les innovations du monde numérique s’étalent aujourd’hui ne laissera dès lors aucun répit, d’où une désorientation sociale et psychologique qui sera sans précédent dans l’histoire. Le monde numérique est en train de casser les repères culturels qui avaient été à présent les nôtres ; le nouveau monde qui se déploie sous nos yeux est sur le point d’être recomposée avec de nouvelles règles, de nouveaux codes, une nouvelle normalisation, de nouvelles oligarchies (les scientistes) dont les projets autour de la technicité sont de nature à fragiliser, à déconstruire l’homme, à renverser les valeurs, les tables de l’ancien monde, leurs hiérarchies, leurs institutions. Ainsi nous faisons notre le propos du Philosophe Éric Sadin un des meilleurs penseurs majeurs du numérique et de son effets et conséquences sur nos vies et nos sociétés : « allons-nous accepter, au nom de la croissance, de voir s’instituer, par le fait de ces systèmes, un dessaisissement de notre faculté de jugement, une marchandisation intégrale de la vie ainsi qu’une extrême rationalisation de tous les secteurs de la société ?[1] »

Enfin pour conclure une grande partie du livre « La déconstruction de l’homme » est consacrée à cette dimension anthropologique « Qu’est-ce que l’homme ? » le livre toutefois, ne s’enferme pas dans un tableau noir, le livre offre une feuille de route préconisant un autre chemin à emprunter et les moyens d’une résilience face aux mutations promises par le nouveau monde. Le livre nous propose ainsi de revenir aux sources bibliques, de découvrir avec étonnement des préconisations parfaitement applicables au sein même de notre modernité…

Merci de nous avoir lus et surtout de lire ce livre « La déconstruction de l’homme » ! N’hésitez pas en parler autour de vous et à inviter vos amis à se le procurer….

http://www.lulu.com/shop/eric-lema%C3%AEtre/la-d%C3%A9construction-de-lhomme/paperback/product-23845055.html

[1] Extrait de l’interview de Éric SADIN par le figaro Magazine http://premium.lefigaro.fr/vox/economie/2018/10/26/31007-20181026ARTFIG00370-l-intelligence-artificielle-est-un-assaut-antihumaniste.php Publié le 26/10/2018

Éoliennes: le grand vent de la colère

C’est ce qui s’appelle se prendre une sacrée soufflante! Dans un ouvrage mené comme une charge de cavalerie, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, deux hommes réputés pour leur modération, respectivement entrepreneur et président du Cercle de l’Union Interalliée, se livrent à un réquisitoire accablant contre l’un des mirages les plus répandus de notre époque: celui des éoliennes. Avec la rigueur de la logique et des enchaînements implacables, ils démontrent le coût insensé pour la collectivité de ces moulins à vent d’un nouveau genre.

EXCLUSIF – Dans un livre accablant, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay dénoncent la multiplication de ces moulins à vent qui défigurent nos paysages et plombent notre économie. Ils accusent les pouvoirs publics d’une faiblesse coupable, et le lobby éolien de cynisme. Le Figaro Magazine publie quelques extraits de ce réquisitoire à lire d’urgence.

C’est ce qui s’appelle se prendre une sacrée soufflante! Dans un ouvrage mené comme une charge de cavalerie, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, deux hommes réputés pour leur modération, respectivement entrepreneur et président du Cercle de l’Union Interalliée, se livrent à un réquisitoire accablant contre l’un des mirages les plus répandus de notre époque: celui des éoliennes. Avec la rigueur de la logique et des enchaînements implacables, ils démontrent le coût insensé pour la collectivité de ces moulins à vent d’un nouveau genre.

Les risques de l’éolien 

Dans cet article du figaro dont nous reproduisons ici un extrait Les  auteurs de ce réquisitoire implacable expliquent comment des écolos dogmatiques sont parvenus à imposer ces moulins à vents d’un nouveau genre dans l’opinion publique.

Or pour les auteurs de ce livre le prix à payer de ce leurre écologique est exorbitant – tant sur des aspects économique, sanitaire, tant sur les turbulences associés à nos éco-systèmes…

Nous publions un extrait de cet article implacable et nous nous vous invitons à poursuivre cette lecture sur le blog du figaro ! 

Les passages sur l’impéritie des pouvoirs publics et sur la corruption des élus locaux sont éloquents. La puissance du lobby éolien fait froid dans le dos: elle est à l’origine d’innombrables dénis de démocratie dans nos campagnes, nos montagnes et nos bords de mer. Mais le combat n’est pas perdu. Car l’Espagne n’a pas le monopole des don Quichottes.

L’occultation systématique du risque sanitaire par le lobby éolien et ses organes officiels n’est pas sans rappeler les dénis tout aussi péremptoires des grandes marques de tabac ou de Bayer-Monsanto… dont on peut – hélas! – apprécier les résultats. Car pour ces cas révélés, il y a bien eu mort d’homme.

Un exemple? Pour s’opposer à l’augmentation de cinq cents à mille mètres de la distance minimum entre une éolienne et une habitation, les promoteurs éoliens et leur syndicat ont toujours nié le moindre risque mécanique inhérent aux éoliennes. Pas de chance pour eux: le 1er janvier 2018, une éolienne de soixante-deux mètres, pesant 260 tonnes, s’est effondrée à Bouin, en Vendée, au passage de la tempête Carmen. L’installation avait pourtant été placée «en position de sécurité», les pales parallèles au sens du vent et la nacelle bloquée. En 2016 et 2017, quatre éoliennes se sont effondrées dans des régions différentes, à cause de systèmes de régulation aérodynamique défectueux. D’autres accidents sont provoqués par des arrachements de pales, des incendies ou explosions des nacelles, ou projection, à plusieurs centaines de mètres, de blocs de glace en période hivernale…

L’Académie de médecine observe que se développe chez les riverains de ces installations un «syndrome des éoliennes»

Comme l’affirme l’Académie de médecine, se développe ici et là, chez les riverains des installations, ce que les médecins nomment un «syndrome des éoliennes», regroupant un ensemble de symptômes très divers. Ils peuvent être:

– «généraux», comme les troubles du sommeil, la fatigue, les nausées ;

– neurologiques, comme les céphalées, les acouphènes, les troubles de l’équilibre, les vertiges ;

– psychologiques, comme le stress, la dépression, l’irritabilité, l’anxiété, les difficultés de concentration, les troubles de la mémoire ;

– endocriniens, comme la perturbation de la sécrétion d’hormones stéroïdes ;

– cardio-vasculaires, comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques ischémiques, la tachycardie ;

– socio-comportementaux, comme la perte d’intérêt pour autrui, l’agressivité, la baisse des performances professionnelles, les accidents et arrêts de travail, l’obligation de déménager, la dépréciation immobilière.

Certes, tous les riverains des éoliennes ne sont pas sujets à tous ces symptômes à la fois. Mais il suffit de constater leur apparition, dans un nombre significatif de cas, pour établir que l’installation d’éoliennes près des habitations constitue bel et bien un risque sanitaire, et qu’au titre du principe de précaution, tout devrait être fait pour qu’il ne se manifeste pas.

La terre brûle !

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Alors que le GIEC a rendu son rapport ce lundi 8 octobre 2018 sur les effets d’un réchauffement de 1,5 °C des températures mondiales, soulignant notamment la distorsion des équilibres vitaux résultant du réchauffement climatique. Réchauffement climatique dont la source ou l’une des sources, est bien d’origine anthropique résultant d’une activité industrieuse toujours croissante.

Dans ces contextes de dérèglement climatique, rappelons-nous ou remémorons-nous ce texte magistral de Ivan Illich écrit en 1973, texte qui tonnait comme une forme d’alarme, un avertissement sans appel. Ivan Illich dans un livre grave « La convivialité » s’inquiétait alors, 45 ans plus tôt, des pollutions urbaines qui envahissaient la ville de Mexico. Ivan Illich écrivait ceci « La terre est notre demeure et voici que l’homme menace sa demeure ».

En 1973 le propos de l’auteur du livre « La convivialité » n’avait pas pris cette ampleur planétaire que connait aujourd’hui le rapport du GIEC publié voici quelques jours et remettant en cause nos modèles de croissance !

Or je reste stupéfait par les commentaires des hommes ou femmes épousant les idéologies progressistes qui ont relayé le rapport de ce groupe d’experts  qui est une émanation de l’Organisation météorologique mondiale, et ces mêmes progressistes de se joindre ainsi aux propos alarmistes du GIEC, lançant la même alerte mais nullement ne remettent en question et en profondeur, le système technicien coupable aujourd’hui de fragiliser nos éco systèmes.

Ivan Illich s’insurgeait déjà en 1973 contre la perversion de l’outil et le déterminisme  du progrès technologique qui a malmené notre terre (j’emploie le terme de déterminisme à dessein, dans le sens où la technologie contribue largement à façonner nos modes de vie). Ce déterminisme technologique qui est donc en vogue, soutenu par l’idéologie du progrès et les tenants d’un transhumanisme, en appelle au développement des outils services pour augmenter les bienfaits du confort, réduisant toutes la corvéabilité, source de fatigue ou de charges, pour l’homme, mais qui paradoxalement engendre son isolement et saccage les sols.

Comme le soulignait une thèse de doctorat, « La prise de conscience d’une crise environnementale majeure ainsi que la numérisation croissante de nos modes de vie ne constituent-ils pas deux éléments saillants des transformations actuelles de notre société ».  Or qui osera comprendre que la nature du lien entre ces deux facettes de notre société doit sérieusement nous questionner sur les enjeux écologiques des technologies numériques qui à terme seront de nature à perturber les écosystèmes humains comme ceux concernant la faune et la flore .

Pour l’essayiste Ivan Illich, l’industrialisation du monde et notre modèle économique sont responsables de la dégradation de l’environnement. Le problème n’est pas la démographie mais bien la surabondance de consommation, la délectation que nous avons de consommer les biens. Nous sommes dispendieux et si insouciants entraînes par la folie du progrès, le dérèglement dément de ce néo libéralisme sauvage qui nous invite à posséder ce qui n’est pas nécessaire en réalité à notre existence et à la relation entre les hommes.

Ainsi comme l’écrit Ivan Illich « la surabondance oblige chacun à dépenser plus d’énergie, et l’outil destructeur dégrade sans bienfait cette énergie ».

Selon l’auteur de l’essai sur la Convivialité, la seule solution à la crise écologique serait que nous prenions soin des uns et des autres. « Une telle inversion de vue réclame de qui l’opère du courage intellectuel. En effet pour Ivan Illich, celui qui défendrait un tel point de vue, s’exposerait aux plus virulentes et violentes critiques, insinuant notre obscurantisme et absence totale d’éclairage. « Il sera traité d’obscurantiste opposé à l’école, au savoir et au progrès »

Ainsi la restauration d’un rééquilibrage de notre environnement, de notre habitat (oïkos en grec) de notre  « maison » dépendra de la capacité que nous aurons à résister selon Ivan illich contre « la progressive matérialisation des valeurs, leur transformation en tâches techniques ».

Vent debout face aux Pylônes à vent

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Auteur Eric LEMAITRE

N’y a-t-il pas quelque chose d’anachronique à écrire un texte à propos des éoliennes sur un site qui évoque toute une dimension qui affecte l’identité de l’homme et qui touche à sa déconstruction.

Les éoliennes ne participent-elles pas au bien commun en s’inscrivant dans une dimension de développement durable, d’énergies renouvelables en plus d’être une nouvelle filière industrielle, génératrice d’emplois.

Dans son rapport l’ADEME présente l’éolien terrestre ou maritime, comme l’énergie renouvelable ayant le meilleur potentiel de développement à court terme. Les objectifs fixés par l’État au travers de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) prévoient au moins 25 000 MW d’éolien terrestre et maritime installés en 2020. La production d’électricité renouvelable représente ainsi ces dernières années vingt % de l’électricité produite en France.

Alors pourquoi s’en prendre à des pylônes à hélices qui remplissent finalement une mission de salut public, mettre fin aux énergies fossiles ou limiter leurs usages. Ne suis-je pas en contradiction avec les idéaux défendus par ce site qui militent également pour une écologie intégrale réconciliant l’homme et la création. Or il est ici essentiel d’apporter des arguments à mon propos justifiant ce titre « vent debout » comme un jeu de mots mais qui signifie une franche opposition à ces moulins artificiels, ces moulins à vent d’un nouveau genre dont le cortège d’impacts environnementaux s’avère finalement négatif.

Le premier impact est celui de l’artificialisation des sols accompagné d’une dénaturation des paysages et de la beauté même des sites, comme nous l’évoquons dans le livre la déconstruction de l’homme « Aucun fait social humain, spirituel, n’a autant d’importance que le fait technique dans le monde moderne ».

La « Technique » dont l’éolienne est aussi une préfiguration a fini ici par envelopper littéralement le milieu naturel. Progressivement nos routes, nos itinéraires associés à nos déplacements sont gagnés par les éléments d’une civilisation orientée sur le développement de la technique. Au fil de son développement, ces pylônes à vents sont devenus un milieu environnant à part entière cassant l’harmonie et l’esthétique des paysages. Ainsi l’ancien environnement – la nature – est devenu secondaire, de moindre intérêt, tend à passer au second plan à l’instar de Jacques Ellul, tant le rapport de l’homme à la technique est devenu prégnant.

Oserais-je écrire finalement que le changement de paradigme en termes de climat est le signal d’une souffrance de plus affligée à la nature. Prétendre que la création de cette énergie durable via le développement de l’éolien est une vraie plus-value est à mon sens une supercherie de plus car combien de tonnes de ciments et d’aciers a-t-il fallu produire sans compter les déplacements de ces masses d’aciers et leurs pales sur les routes. Chacun devrait ainsi savoir que la conception des éoliennes impose la réalisation de socles de tonnes de béton (425 m3 de béton en moyenne par pylône). Selon un rapport de l’industrie canadienne l’industrie du ciment dépend essentiellement des combustibles fossiles à intensité carbonique. Le charbon (53 p. 100) et les produits dérivés du pétrole (29 p. 100) représentent plus de 82 p. 100 de la consommation d’énergie. Le gaz naturel (principalement utilisé comme un combustible de démarrage), les produits liquides du pétrole et les produits d’huile usagée répondent à 4 p. 100 des besoins totaux en énergie pour fabriquer du béton.

Les mats en acier (une tour en acier ne pèse pas moins 250 tonnes environ, sinon beaucoup plus), sans compter les matériaux utilisés pour les pales faits de plastique armé à la fibre de verre sont également consommateurs d’énergie.

Ainsi la fabrication des éoliennes nécessite une quantité d’énergie non renouvelable pour les produire, des coffrages qui mobilisent également un investissement énergétique. Or la promotion de ces éoliennes par les gouvernements successifs a montré un volet positif d’une énergie prétendument renouvelable mais masquant en réalité le déploiement paradoxal d’énergies non renouvelables déployées qu’il a fallu produire pour ériger les mâts d’une nouvelle civilisation dont l’étendard de la modernité n’en reste pas moins attaché à une économie qui reste profondément productiviste. Le bilan de cette énergie ne serait-elle pas en réalité effectivement, nul. Quel rapport oserait ici restituer une analyse incontestable des effets touchant la création d’une filière qui a sauvagement entaché la beauté des paysages et dénaturer au fil de ses conquêtes le milieu naturel et dont l’hyperconsommation énergétique dévoile la réalité d’un leurre de plus, un mensonge qu’il conviendra tôt ou tard de dénoncer.

En outre n’ont pas été évaluées les menaces que l’on fait aujourd’hui peser sur la faune comme les équilibres sur l’ensemble des écosystèmes. Mais alors que préconisez-vous ? Me targuera-t-on ! Au fil des publications nous dénonçons les dérives d’une économie productiviste et mondialiste qui n’est plus à l’échelle de l’homme, nous préconisons au contraire une économie de proximité, orientée sur la dimension du local non dépensière, non énergivore. Il faut ainsi favoriser la dimension de la proximité, car toute la logique de proximité favorise, encourage nécessairement les circuits courts, c’est en quelque sorte l’économie du prochain que nous encourageons ici et je précise ici quel que soit le prochain car il faut ici encourager les liens entre les habitants et les lieux de convivialités.

Sommes-nous arrivés le 2 Août 2018 à un point de non-retour ?

Auteur Eric LEMAITRE

Il y a quelques jours au sein de notre assemblée, un ami anglais évoquait cette image pleine de richesses et de sens, la dimension de cette vision partagée par Graham, avait un caractère spirituel, puisque elle faisait allusion aux « stratégies » de Dieu plus proches des sentiers que celles des autoroutes ou rails à grande vitesse. Dieu n’a jamais aimé les modèles des mégapoles, des industries gigantesques et l’emprise des empires sur les nations.

L’homme en revanche dans sa quête d’être l’égal de Dieu, s’entête à imaginer que son monde est sans limites. Dans un monde qu’il imagine toujours démesuré, sa vocation démiurgique est justement de transgresser les bornes de son environnement naturel, de dépasser les contraintes imposées par la nature, d’enfreindre et d’enjamber toutes les formes de Rubicon qui entraveraient la marche de l’humanité vers le progrès. La folie du progrès s’est alors construite sur l’espoir illusoire d’une humanité dont la mission serait de conquérir un avenir toujours meilleur. Or ce méta récit du progrès commencé  avec les Philosophes des Lumières qui se poursuit avec les idéologies « darwiniennes » et marxistes est aujourd’hui bel et bien récusé par des réalités géopolitiques, climatiques qui contredisent les apports d’une conception évolutive du monde orientée sur la dimension de lendemains toujours meilleurs.

« Cette idée d’un progrès possible » comme le soulignait le philosophe français Jean-François Lyotard, « probable ou nécessaire, s’enracinait dans la certitude que le développement des arts, des technologies, de la connaissance et des libertés serait profitable à l’humanité dans son ensemble », et de poursuivre son propos en soulignant qu’ :« Après ces deux derniers siècles, nous sommes devenus plus attentifs aux signes qui indiquent un mouvement contraire. Ni le libéralisme, économique ou politique, ni les divers marxismes ne sortent de ces deux siècles sanglants sans encourir l’accusation de crime contre l’humanité. »

Or ce 2 Août 2018 est non seulement précédé par une période juillettiste caniculaire, période assez marquante puisque ce mois de juillet fut considéré par les services de Météo France comme le mois le plus chaud depuis 1900 mais le 2 août est celui du basculement d’un monde qui va vivre désormais à crédit.

En effet, l’humanité dans son ensemble sera (nous avons écrit l’article le 31 juillet 2018) le 2 août 2018, confrontée à un problème qualifié de majeur. Nous sommes en effet sur le point de basculer et de connaître une rupture hypothétique ou définitive des ressources. Si rien ne change, nous allons à partir de ce 2 août, vivre à crédit sur le dos d’une planète épuisée par un consumérisme criminel et sauvage, irresponsable et un capitalisme qui ne s’est donné aucunes limites pour exploiter les ressources de la terre afin de donner satisfaction à l’insatiable besoin de nouveautés, exprimée par la totalité de ses consommateurs. En écrivant cet article, nous nous inclurons nous-mêmes dans cette critique, car comme consommateurs, sommes-nous certains d’avoir su donner des limites à nos propres envies ?

La qualification de problématique cruciale pour l’ensemble de l’humanité n’est pas une formule de plus, une exagération résultante d’un cerveau échauffé par l’élévation des températures, non cette qualification de problématique majeure est reconnue par la totalité des experts. Cette question de survie de notre planète puisque il s’agit bien de survie, englobe bien la totalité des grands équilibres qui touchent aux écosystèmes de la terre.

La terre ne pourra pas être en capacité à subvenir à la demande et aux besoins de tous ses habitants. Le productivisme sans conscience vide les ressources naturelles, assèche, pollue, détruit nos écosystèmes, perturbe notre environnement.

Les dérèglements semblent aujourd’hui s’amplifier, pourtant nous n’incriminerons pas l’explosion démographique et comme parfois nous le lisons, l’explosion démographique c’est davantage de consommateurs et donc… » ! Pourtant dans notre propos, soyons très clairs nous récusons en effet cette approche malthusienne des sociétés occidentales qui bien assises dans le confort de leur modernité, pointent les familles nombreuses qui vivent en Afrique ou en Inde et prescrivent des programmes eugénistes.

Or ces programmes mortifères   conduisant à des centaines de milliers d’infanticides et d’avortements sont sources de problèmes sociaux et de drames familiaux. Cependant le monde occidental dans sa course au progrès se contre fiche des conséquences toxiques de ces programmes eugénistes et ce de manière totalement irresponsable. Nos sociétés plongées en effet dans l’opulence matérialiste et dans la course effrénée vers le progrès technique ne remettent pas en cause les options idéologiques liées à la vision progressiste de la vie sociale, elles n’entendent pas faire machine arrière. Notre mode de vie n’est pas ainsi négociable, il est ainsi exclu avec un certain cynisme, d’accueillir les immigrés victimes de nos conquêtes industrielles et de taquiner les humeurs sourcilleuses des dévots du progrès.

Ce 2 Août 2018 nous serons très probablement confrontés à un réel déficit écologique. Pourtant il est encore possible de remettre en cause nos choix en termes de modèles et d’emprunter les sentiers plutôt que les rails à grande vitesse ou autres autoroutes industrielles. Nous pouvons viser le choix d’un redimensionnement de nos échelles de valeurs, la modification de nos périmètres en termes de conquêtes et réduire les espaces pour nous concentrer sur des cultures à hauteur d’hommes respectueux de l’environnement et prenant en compte la dimension de toutes les formes de besoins. Nous pouvons chercher une alternative à la puissance technique dominatrice pour la mettre à contribution et rechercher ensemble la préservation d’une qualité de vie à dimension humaine et cela passe nécessairement par les gestes du quotidien, boire l’eau de notre robinet plutôt que d’acheter des bouteilles d’eau en plastique, acheter des légumes frais plutôt que de consommer des plats cuisinés, faire du covoiturage, inciter la ville ou la commune à léguer des terrains pour favoriser le déploiement des jardins partagés, développer des quartiers qui favorisent les rencontres et les proximités de voisinages pour des échanges de services… Mais ici nous laissons votre plume pour témoigner cette révolution du quotidien à laquelle nous convions tous les lecteurs de notre site….

Face aux grands périls économiques, climatiques, sociaux, est-il encore temps de changer de modèle de vie ?

Auteur
Eric LEMAITRE

« Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Pape françois »

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La fin possible de l’humanité n’est plus une simple hypothèse envisagée de façon théorique. Cette fin est d’autant plus envisageable qu’elle est la résultante de phénomènes climatiques combinés avec l’existence d’un système productiviste et économique mortifère, qui tendent au fil de ces dernières décennies à s’accentuer et s’aggraver.

Certains experts annoncent la fin d’une partie de l’humanité dans les très prochaines décennies ou le prochain siècle, si d’ici-là nous ne changeons pas de modèle économique !

Entre délitement européen et basculement de l’ordre mondial, une nouvelle voie semble être à trouver, un nouvel équilibre à réinventer, mais autour de quel dénominateur commun : locaux, globaux, à l’échelle de l’homme ou à l’échelle planétaire ? Aujourd’hui aucune décision ne semble pouvoir être prise sans prendre conscience de ces deux échelons. Ces phénomènes climatiques intrinsèquement associés à l’expansion de la mondialisation de l’industrie et du commerce, semblent annoncer un véritable tsunami. Un péril réel du fait de l’élévation du niveau de la mer, qui impacte de nombreux pays notamment les villes côtières, auquel il convient d’ajouter une autre forme de péril, suscité par des troubles sociaux qui naissent des inégalités de plus en plus criantes entre le monde occidental et l’Afrique. A cela s’ajoute la surexploitation des ressources en eau, ainsi, la consommation aux Etats-Unis puise dangereusement dans les réserves : un américain utilise 700 litres d’eau par jour en moyenne. Les réserves se vident plus vite qu’elles ne se remplissent. Selon le site Agir pour la planète,

« C’est le cas de l’aquifère d’Ogallala qui, en approvisionnant la ville de Phoenix en Arizona, est prélevé 14 fois plus vite que son renouvellement naturel. »

Les changements climatiques affectent toute la planète

Les sécheresses gagnent l’Afrique subsaharienne et tropicale. Les changements climatiques affectent toute la planète et particulièrement l’ensemble du continent Africain. Il est inévitable, que les coûts économiques seront considérables, entraînant dans leurs sillages des migrations majeures, ce qui est le cas aujourd’hui en raison des situations extrêmes vécues par l’Afrique. Certes les migrations des hommes et des femmes en provenance d’Afrique ne sont pas seulement la conséquence des transformations climatiques, mais sont aussi en partie liées aux tensions politiques voire djihadistes qui fragilisent considérablement leurs pays.

Ce changement climatique, qui survient partout dans le monde, est aujourd’hui communément attribué et nous en sommes convaincus, à un modèle économique fondé sur une dimension de conquête outrancière du progrès. Nous assistons depuis la révolution industrielle à une mécanisation démesurée de la planète dans son intégralité. Tant et si bien que ce type de modèle fondé sur une confiance aveugle dans le ‘tout technologique’ risque inévitablement de compromettre le bien-être des générations à venir.

Les résultats écologiques de ce progrès sans conscience et sans solidarités, ont des effets désastreux pour l’ensemble de notre planète. L’industrialisation occidentale a délocalisé, puis exporté les dommages industriels, puis colonisé les nuisances dans les pays où elle est allée piller les ressources.

Nous avons créé des dépendances

Nous avons créé des dépendances via des dispositifs agroalimentaires fondés sur une dimension intensive en pensant que l’agriculture faisant usage, d’intrants chimiques fongicides, pesticides, serait en mesure de satisfaire les besoins de toute l’humanité… Longtemps, ainsi nous avons pensé que ce modèle était le seul à répondre aux besoins de l’humanité, or l’usage massif et productiviste de ce mode agricole a mis en péril les grands équilibres naturels et sanitaires, les grands équilibres des écosystèmes. Nous avons par ailleurs élargi les distances pour favoriser puis démultiplier les importations de marchandises au lieu de rendre possible les solidarités, en favorisant les productions locales.

Le monde « occidental »

mais également la Chine et le Brésil ont été soucieux et à bon compte d’exploiter les ressources

Le monde « occidental » mais également la Chine et le Brésil ont été soucieux et à bon compte d’exploiter les ressources. Ils n’ont nullement songé à tisser les coopérations nécessaires avec l’Afrique et parfois avec leurs propres populations comme au Brésil, à transférer les expertises, les compétences pour autonomiser les régions sous développées. En accélérant ainsi les processus d’échanges et une forme de mondialisation d’un modèle économique fondé sur la conquête et l’expansion, nous avons été les auteurs d’une forme d’injustice environnementale, sociale et économique. Nous avons appauvri l’humanité, nous avons contraint aujourd’hui ces populations à migrer, nous portons collectivement une lourde responsabilité en faisant apparaître les inégalités de plus en plus criantes entre le Nord et le Sud. Pour asseoir notre propos et nous ne serons pas exhaustifs sur ce sujet, nous pouvons citer le Brésil qui a joué un rôle destructeur et particulièrement mortifère en saccageant sa propre terre par l’extraction de minerais et de ressources forestières. Le même Brésil n’hésitant pas à briser des vies humaines, à écraser l’écologie, déraciner, puis réduire en poussière l’habitat des communautés autochtones.

À ce modèle agricole

aux effets finalement désastreux s’est ajouté notre adulation pour l’or noir

À ce modèle agricole aux effets finalement désastreux s’est ajouté notre adulation pour l’or noir, la consommation de pétrole, de tous les fossiles polluants. L’usage généralisé des fossiles savamment enterrés par la nature et déterré par les activités de l’homme, a conduit à l’émission de CO2 qui s’accumule dans l’atmosphère. Ainsi le monde industriel en surexploitant la nature a été responsable en grande partie des émissions de gaz à effet de serre, retenant la chaleur solaire et bouleversant en partie les conditions climatiques. Ce changement de paradigme climatique est connu sous le nom de réchauffement planétaire. Ce réchauffement planétaire a des incidences sur les chutes de pluies et autres phénomènes atmosphériques et climatiques, mettant en danger la vie humaine, animale et végétale du fait des conséquences potentiellement catastrophiques associées à ces changements.

Georges Bernanos dans son fameux livre « la France contre » les robots » publié en 1947, fustigeait la civilisation moderne responsable aujourd’hui des graves mutations connues à ce jour. Pour l’écrivain cette civilisation moderne s’est inscrite comme « une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure », nous pourrions ajouter une conspiration intégrale, une conspiration écologique contre l’homme et la nature.

En critiquant le choix civilisationnel du progrès, c’est l’esprit de ce monde qui doit être interrogé selon Georges Bernanos. Pour l’écrivain, c’est ce monde industriel qui n’a été rendu possible que par un long processus idéologique et économique qui ensuite a fait émerger cette mécanisation envahissante dans tous les processus de vie. L’humanité dans son ensemble a été ainsi bercée par l’idée du progrès non pas que cette idée soit en soi négative, mais elle a occulté la dimension de la proximité, des solidarités, des liens relationnels au profit des notions de performance, de compétitivité et du bien-être individuel.

L’humanité a voulu s’affranchir de l’échelle du jardin

Cette humanité a voulu s’affranchir de l’échelle du jardin, de la norme biblique du partage solidaire pour gagner coûte que coûte le bien-être individuel au détriment du bien commun. Au lieu de servir l’humanité, le capitalisme sauvage (libéral vs social) a préféré s’engouffrer dans l’économie de la rentabilité et de la dépendance plutôt que de favoriser les solidarités, les liens de fraternité et l’autonomie qui sont le gage de la liberté.

Depuis des décennies, il semblerait que l’industrie se soit employée à fragiliser la biodiversité, à épuiser les ressources du sol, à dérégler les climats, à dévaster les grands équilibres de la planète.

Il serait tout à fait sot de ne pas partager ce constat. Notre civilisation humaine est en effet malade, elle est menacée, menacée d’un péril grave en raison de la surexploitation chronique des ressources de la terre. Plusieurs chercheurs de différentes grandes universités américaines ont fait ce constat alarmant : « la demande de l’humanité en ressources écologiques exigerait une fois et demie la capacité de la Terre pour être satisfaite », or nous ne sommes pas loin d’avoir atteint les limites en termes de ressources, des ressources en nourritures et en eau.

Est-ce sans espoir ?

Allons-nous vers cette catastrophe annoncée, c’est-à-dire la disparition ou la fin de l’humanité comme il y a plusieurs millénaires, la terre avait connu la fin des dinosaures.

C’est inéluctable, d’autant que certains mettent une confiance absolue dans la technologie. S’il est vrai que la technologie a augmenté l’efficacité pour produire mieux et plus. Paradoxalement la même technologie n’est pas en mesure d’éviter l’échéance d’une catastrophe. Nous avons créé un modèle technologique fondé sur le progrès, mais c’est une technologie énergivore, orientée sur la surconsommation dépensière. C’est cette surconsommation qui aggrave les grands équilibres qui touchent la biodiversité, qui épuise la terre. Nous avons adoré la société de confort et nous avons chéri son standing, mais l’obtention du bien être fonctionnel s’est faite au prix de dégâts toujours plus croissants sur les écosystèmes de la planète.

La crise identitaire de peuples en colère à la fois contre leurs élites et contre les modèles économiques qui privilégient la mondialisation, et les fermetures notamment de sites industriels ( favorisant le chômage), pose également la question du modèle de vie. Les “cahiers du développement durable” posent cette question:

“En 2050, la population mondiale atteindra probablement les 9,3 milliards d’individus. Comment nourrir tout ce monde et répondre à leurs envies de consommation, alors que les ressources se raréfient et que l’état de l’environnement se dégrade ?”

Existe-t-il un autre modèle économique qui permettrait d’endiguer les catastrophes annoncées ?

Le Film « Demain » souligne avec force que dénoncer n’est pas suffisant, il faut aujourd’hui retrousser nos manches et investir de nouvelles solutions qui réconcilient par ailleurs l’écologie humaine qui crée du lien et l’écologie qui protège les ressources naturelles. Pierre Rabhi fait partie probablement de ces pionniers qui entendent préserver et promouvoir des techniques agricoles qui protègent l’humain, le vivant et la biodiversité. Oui, il existe ainsi des modèles agricoles, économiques et des exemples qui nous viennent également de Détroit aux Etats-Unis, de Todmorden en Angleterre et de France, qui vont à l’encontre des conceptions libérales de l’économie…

À partir de quels modèles économiques,

pourrons-nous sauver l’humanité et notre terre ?

Ces modèles remettent en question ou renversent la table des organisations industrielles productivistes qui envahissent les sols et les épuisent

Il faut ainsi comme l’exprime Coline Serreau “rétablir le lien honnête entre le champ cultivé et l’assiette de chacun”. La santé et la fertilité doivent notamment être améliorées en ayant recours à la plus grande biodiversité qui est la clé d’un véritable renouveau agricole. Cette agriculture doit se diversifier en reproduisant des mécanismes naturels à petite échelle qu’inspire par exemple la permaculture. Aujourd’hui un certain nombre de chercheurs et d’agronomes tendent à démontrer l’efficience du jardin agricole, des mini-fermes ou de champs à l’échelle d’une organisation sociale et solidaire améliorant considérablement les ressources. L’efficience se traduit par le fruit des récoltes issues d’une démarche respectueuse de la nature, tout en ayant un impact significatif sur une gestion qui n’a pas eu recours à une mécanisation outrancière. Les fruits d’une telle démarche ont pour conséquence d’activer une proximité avec le monde des villes en rapprochant les approches d’une agriculture qui facilitent les accès des friches industrielles auprès des habitants, ces mêmes friches qui pourraient être aménagés par les paysans faisant ainsi le lien entre le monde rural et le monde urbain.

À Détroit, des hommes et des femmes ont ainsi investi des zones industrielles abandonnées pour cultiver la terre et ont inventé des mini-fermes urbaines. Ces hommes et ces femmes ont ainsi démontré qu’en rapprochant les ressources nourritures dans les villes, ils réduisaient de façon significative la consommation de C02.

A Todmodern en Angleterre, est né le mouvement des Incroyables comestibles, des habitants ont transformé des rues en massifs potagers, ils y ont fait pousser partout dans la ville des jardinières de légumes des poireaux, des concombres, des radis pour rendre la nourriture gratuite et accessible à tous.

En France, des paysans ont expérimenté une agriculture sans pesticides et sans mécanisation outrancière qui démontre une rentabilité qui passionne les chercheurs de l’INRA. Ces paysans ont inventé un modèle qui serait de nature à répondre aux besoins de l’humanité, si l’expérimentation de ces mini-fermes s’étendait aussi à l’Afrique.
“Socialement équitable, économiquement viable et environnementalement vivable”

Il est important de réfléchir à un autre modèle économique à l’échelle de l’homme, qui serait un vrai grain de sel pour toute l’humanité, si elle cessait de croire aux lubies d’un progrès technologique exponentiel mais sans conscience. Un développement qui serait réellement “durable” déjà défini comme “socialement équitable, économiquement viable et environnementalement vivable”, semble être une voie possible, prenant en compte ces trois piliers, et dessinant ainsi une nouvelle feuille de route pour l’humanité et les marchés.

 Nous rejoignons

parfaitement l’appel du pape François :

« Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! »

Ainsi comme chrétiens, nous devons viser au travers de nos vies une absolue cohérence avec ce mandat de prendre soin de l’homme, mais également de prendre soin de la création. Nos actes ont des effets papillon et ces derniers peuvent avoir des incidences positives ou négatives selon que nous avons été attentifs à gérer ce capital de vie avec l’attention qui nous a été demandée comme témoin de l’évangile.

Remerciements :

Nous tenons vivement à remercier Bérengère Séries pour sa contribution et ses apports riches.

Qu’est-ce que l’écologie intégrale?

« Quand on parle d’« environnement », on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l’habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Nous sommes inclus en elle, nous en sommes une partie, et nous sommes enchevêtrés avec elle. Les raisons pour lesquelles un endroit est pollué exigent une analyse du fonctionnement de la société, de son économie, de son comportement, de ses manières de comprendre la réalité. Étant donné l’ampleur des changements, il n’est plus possible de trouver une réponse spécifique et indépendante à chaque partie du problème. Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature. » (Laudato si’ – paragraphe 139) 

L’écologie intégrale :

décrypter la crise écologique

"Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux"

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Le concept d’écologie intégrale recouvre une compréhension profonde de la crise écologique et de ses déterminants ontologiques, politiques, économiques et financiers. En ce sens, nous l’avons explicité, il ne se laisse pas enfermer dans une vision qui en ferait une sorte de chapeau recouvrant d’une part l’écologie de la nature et d’autre part, l’écologie de l’homme. Ce serait un contresens qui ne ferait pas justice à l’insistance du pape François sur le caractère lié de ces deux problématiques :

« Quand on parle d’« environnement », on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l’habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Nous sommes inclus en elle, nous en sommes une partie, et nous sommes enchevêtrés avec elle. Les raisons pour lesquelles un endroit est pollué exigent une analyse du fonctionnement de la société, de son économie, de son comportement, de ses manières de comprendre la réalité. Étant donné l’ampleur des changements, il n’est plus possible de trouver une réponse spécifique et indépendante à chaque partie du problème. Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature. » (Laudato si’ – paragraphe 139) 

Il faut souligner ici que contrairement aux idées reçues, la tradition judéo-chrétienne (Genèse 2, 15) décrit un être humain dont le devenir et l’épanouissement est lié à l’exercice de sa vocation de cultivateur et de gardien du jardin dans lequel Dieu l’a placé, après l’avoir planté Lui-même. De la même façon, l’épanouissement et la pérennité du jardin est liée à l’intervention de l’homme. Il existe donc dans cette conception anthropologique une profonde interdépendance des conditions réciproques d’épanouissement de l’homme et de la nature. En ce sens, il n’y a pas dans l’Eden de nature d’un côté et de l’humain de l’autre. Leur vocation est donc liée dans ce jardin désormais planétaire.

Tugdual Derville, Pierre-Yves Gomez, Gilles Hériard Dubreuil, co-initiateurs du Courant pour une écologie humaine

Lire la suite :
http://www.ecologiehumaine.eu/humaine-environnementale-integrale-point-sur-lecologie/

Edouard Philippe et Nicolas Hulot évoquent ensemble la théorie de l’effondrement

« Le comportement de l’Homme envers la biosphère est devenu dysfonctionnel et menace maintenant de façon manifeste notre propre sécurité à long terme. Le vrai problème est que le monde moderne reste dans la croyance d’un mythe culturel dangereusement illusoire. Comme Lomborg, la plupart des gouvernements et des agences internationales semblent croire que l’entreprise humaine est d’une certaine façon en train de se « découpler » de l’environnement, et est donc entraînée vers une expansion illimitée. Le nouveau livre de Jared Diamond, “Effondrement”, s’oppose de front à cette contradiction. »

Effondrement - Copie

« Le comportement de l’Homme envers la biosphère est devenu dysfonctionnel et menace maintenant de façon manifeste notre propre sécurité à long terme. Le vrai problème est que le monde moderne reste dans la croyance d’un mythe culturel dangereusement illusoire. Comme Lomborg, la plupart des gouvernements et des agences internationales semblent croire que l’entreprise humaine est d’une certaine façon en train de se « découpler » de l’environnement, et est donc entraînée vers une expansion illimitée. Le nouveau livre de Jared Diamond, “Effondrement”, s’oppose de front à cette contradiction. »

« Cette question me taraude beaucoup plus que certains ne peuvent l’imaginer », a assuré Edouard Philippe, mardi 3 juillet, lors d’un Facebook Live organisé avec Nicolas Hulot. Le sujet ? L’effondrement, ce discours de plus en plus audible annonçant l’effondrement économique et écologique de notre civilisation. Mais l’interprétation que fait le Premier ministre de Collapse, le livre du géographe et biologiste américain Jared Diamond, qu’il cite régulièrement comme référence, est toute personnelle….

Lire la suite de l’article sur le site :  https://usbeketrica.com/article/edouard-philippe-et-nicolas-hulot-papotent-theorie-de-l-effondrement

Qu’est-ce que la Capsologie ?

Notre approche et celle qui concerne notre livre est assez voisine des thèses que nous identifions dans la Capsologie et qui traitent du thème de l’effondrement de la civilisation industrielle. La vision de la capsologie est relativement systémique en abordant les dimensions sociales, écologiques, anthropologiques, économiques, géopolitique, urbanisme, thèmes que nous explorons largement dans notre livre. Mais nous abordons en revanche la dimension théologique absente de cette réflexion globale et pourtant source de la déconstruction de l’homme.

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Ainsi à cette réflexion globale de l’effondrement de notre civilisation, il nous semble nécessaire d’ajouter une autre dimension qui explique de façon quasi prédictive : l’effondrement de la civilisation, un affaissement qui s’explique du fait de la désertion des valeurs morales et de l’abandon de toute référence spirituelle, en réduisant l’homme à la seule dimension d’objet de consommation…

Pour mieux comprendre cette visions de l’effondrement spirituel, nous vous renvoyons à cette excellente définition que nous relevons sur le site Wilkepedia..

Source Wilkepedia : La collapsologie se présente comme une science appliquée et transdisciplinaire faisant intervenir l’écologie, l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, la biophysique, la biogéographie, l’agriculture, la démographie, la politique, la géopolitique, l’archéologie, l’histoire, la futurologie, la santé, le droit et l’art2. Cette approche systémique s’appuie sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition, ainsi que sur des travaux scientifiques reconnus1, tels que le rapport Meadows de 1972, les études « A safe operating space for humanity »3 et « Approaching a state shift in Earth’s biosphere »4 publiées dans Nature en 2009 et 2012, ou encore l’article « The trajectory of the Anthropocene: The Great Acceleration »5

Nous vous renvoyons également à ce lien :
http://www.collapsologie.fr/