« la situation est grave et désespérée, mais rassurez-vous, on gère ! »

Face à une crise écologique sans précédent comment ne pas songer à ce texte du Pentateuque  qui évoque les conséquences de la désobéissance et de l’infidélité du peuple de Dieu, décrite dans ces versets de Deutéronome 28 v 23-24 : « Le ciel sur ta tête sera d’airain, et la terre sous toi sera de fer. L’Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit ». Nous vous renvoyons à ce blog partenaire Pep’s café pour découvrir une réflexion étayée s’appuyant sur un film sorti en 2014, cela date un peu, mais le contenu décliné n’a jamais été aussi proche de notre réalité.. Un texte à lire et à méditer que vous lirez dans sa complétude sur le blog de Pep’s café….

https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2014/12/17/interstellar-la-situation-est-grave-et-desesperee-mais-rassurez-vous-on-gere/

Vision urbaine, sociale et économique dans une perspective biblique

« Le système technicien » s’est constitué selon Jacques Ellul comme véritable milieu, comme déterminant en regard d’un environnement de plus en plus déshumanisant. L’homme s’est affranchi au fil de son histoire, de son jardin, de ce modèle social dans lequel il est né pour aller conquérir tour à tour la matière et fonder la ville. Peu à peu l’homme s’est asservi à la technique en perdant de vue le sens de l’autre, de sa proximité avec la nature, en embrassant le monde technique.

C’est tout une dimension de l’être qui s’est alors trouvée aliénée. Les préjudices de la techno science et du système technicien n’affectent pas seulement la nature mais les préjudices sont également et avant tout d’ordre relationnel.

Ainsi La ville , est le lieu même où la technique devient au fil de ses progrès un méga système entremêlant capteurs, intelligence artificielle, robots, bornes reliant usagers et urbanisme, détournant l’homme de sa vraie vocation d’homme fait à l’image de son créateur en lien avec les autres.

Ecologie et transhumanisme

L’oxymore
Rapprocher les termes Ecologie et Transhumanisme apparait d’emblée comme un oxymore. Deux termes antinomiques qui s’entrechoquent, d’un côté la nature, un monde réel, de l’autre un environnement de matières et d’algorithmes, un monde virtuel, il est d’ailleurs plutôt rare que les transhumanistes aient à s’exprimer sur cette thématique touchant les domaines de l’écologie, pourtant les technos progressistes pourraient rencontrer la faveur des écologistes si ces derniers contribuent par leurs recherches à sauvegarder le vivant, soyons précis et avec un brin d’ironie, les organisme génétiquement modifiés.

Pourtant comme l’affirme Michel Henry dans son livre la Barbarie : « l’homme de l’ère technique ne sait plus prendre le temps de vivre. Ni goûter la beauté d’un paysage. Ni apprécier la valeur d’un acte. Ni saisir le sacré de la vie. Il ne sait plus se sentir vivre, s’éprouver vivant dans l’immanence ».

Nous sommes nonobstant réservés sur la probabilité que les transhumanistes réalisent à terme que pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, selon Rony Akrich – professeur d’étude juive – « l’homme peut prendre conscience de l’unité de la Vie, de l’unité du genre humain, du lien qui unit l’Homme avec la Terre, dans une perspective qui est une véritable préoccupation, ce qui n’a pas toujours été le cas dans les siècles précédents ».

Jamais le monde en effet, n’a connu autant de signaux d’alertes, jamais l’homme n’a pris autant conscience d’un péril majeur qui concerne la pérennité même de son existence :

la biodiversité est en danger ;
les écosystèmes sont menacés dans leurs équilibres ;
« la société» dans ses valeurs « est devenue liquide »,
Les digues lâchent et ce sont parfois de véritables tsunamis qui amènent à des mutations sociales profondes du fait de la vacuité morale, de la déréliction, de l’isolement des hommes entre eux, loin des solidarités nécessaires à leur protection. Le réel pourrait ainsi se rappeler très vite aux rêves les plus fous caressés par les progressistes du transhumanisme.

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