Covid 19. Réflexion sur les mutations en cours.

Quel sera le monde de demain ? À quelles « crises » économique, sociale, spirituelle, etc. s’attendre en sortie de crise sanitaire ? Prédire l’avenir aurait quelque chose d’indécent autant que de dérisoire. On se perd en conjectures, balançant entre la crainte que tout redevienne vite comme avant, puisque « nous reprendrons vite nos vieilles habitudes », et l’espoir – ou la peur – que tout le système doive être remis à plat, à titre individuel et collectif, avec ses lots de gagnants et de perdants, à moins que nous ne soyons tous à la fois gagnants et perdants…

L’écran total

Nous assistons comme à une forme de bombe nucléaire : d’atomisation massive, la fragmentation des populations obligée à l’hyper individualisation non en raison d’une idéologie qui aurait été décrétée par un gouvernement totalitaire mais résultant d’une pandémie virale et mortifère qui touche la totalité de notre planète. La force virale de ce Coronavirus, l’ennemi de l’homme, impacte tous les écosystèmes, renversant, fauchant les cités arrogantes : ces cités babyloniennes, visages de l’orgueil et de la suffisance humaine. Ce phénomène déconcertant, désarçonnant, et viral vient en quelque sorte mettre comme une couche supplémentaire à ce processus déjà engagé de dislocation de la société, même s’il en était besoin de l’aggraver en mettant à genoux toutes les principautés, les autorités, les gouvernances politiques dont aucunes ne lui résistent, ne sont en capacité de faire front. Un micro-organisme quasi invisible mais d’une dangerosité extrême, est là en mesure d’abattre tous les systèmes sophistiqués de protection médicalisée, toutes les défenses « sanitaires » en imposant sa loi totalitaire sommant les êtres humains de se réfugier dans leurs frêles abris.

Coronavirus : les Français favorables à une application mobile pour combattre la pandémie

Une nette majorité de Français seraient favorables à l’utilisation d’une application enregistrant leurs interactions sociales et les avertissant s’ils ont été en contact avec une personne malade du Covid-19, ou prévenant ceux qu’ils ont côtoyés s’ils sont eux-mêmes infectés. C’est l’enseignement d’un sondage publié mardi 31 mars, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1 000 Français possédant un téléphone mobile les 26 et 27 mars. Cette étude a été commandée par une équipe de recherche de l’université britannique d’Oxford qui travaille justement sur ce type d’application pour lutter contre la pandémie.

Ces chercheurs ont modélisé mathématiquement l’effet d’une application de pistage permettant d’identifier immédiatement les personnes risquant d’être infectées avant même qu’elles présentent des symptômes du Covid-19 et ont estimé qu’une telle application était de nature à « contrôler l’épidémie sans avoir besoin de recourir à des mesures prolongées et très coûteuses de confinement général ». Leurs recherches viennent de faire l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue Science.

La société digitalisée après le Coronavirus

Par la digitalisation, le phénomène informationnel a explosé depuis la mise en place du confinement.  Ainsi, à l’heure actuelle, la quasi totalité des activités a été transformée en… information. Nous devrions plutôt dire qu’elle est transformée en bit, unité de l’unité de mesure de base de l’information en informatique.

Covid 19 : Crise sanitaire, crise civilisationnelle

Au-delà de nos humeurs, craintes, convictions, réactions, consentement, toutes choses étant de l’ordre de l’opinion, il convient d’aller à l’essentiel. C’est-à-dire, qu’au-delà des apparences, ce que le poète nomme bellement « le clapotis des causes secondes », revenir à l’être des choses. En-deçà des « médiations », de ces évidences déversées ad nauseam par l’intelligentsia, revenir à ce qui est immédiatement évident. Ce que la sagesse populaire a su formuler d’une manière lapidaire : tout passe, tout casse, tout lasse !

En la matière fin d’une Modernité en bout de course. Saturation d’un ensemble de valeurs de plus en plus désuètes.

Rappelons-nous, ici, d’une des étymologies du terme crise : « krisis » comme le jugement porté par ce qui est en train de naître sur ce qui est en train de mourir. Cela, on l’oublie trop souvent, en réduisant la crise à son aspect économique. Simple dysfonctionnement de ce que mon regretté ami, Jean Baudrillard, nommait « la société de consommation »., que quelques ajustements d’ordre politique ne manqueraient pas de corriger pour le plus grand bien de tous.

C’est ainsi que l’on peut comprendre la « crise sanitaire » comme une modalité d’une crise sociétale en cours, d’un changement de paradigme bien plus profond.

Covid 19 de nombreux pays prêts à investir dans la big data pour une mise en surveillance des populations…

Utiliser les données personnelles pour juguler la pandémie de Covid-19 : l’idée fait peu à peu son chemin dans le monde entier. Appliquée ou envisagée, les modalités diffèrent, mais la logique est commune : puisque le coronavirus, très virulent, se propage avec les déplacements des populations, utiliser la masse de données personnelles numériques générées par nos smartphones peut aider à comprendre la manière dont le virus progresse, voire même guider les décisions de mise en quarantaine.

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