Faut-il craindre l’intelligence artificielle ? – Jean-Gabriel Ganascia

Professeur d’informatique à Sorbonne Université, chercheur en intelligence artificielle au Laboratoire Informatique de Paris 6 Lip6, président du comité d’éthique du CNRS, auteur notamment de Le Mythe de la Singularité.

Professeur d’informatique à Sorbonne Université, chercheur en intelligence artificielle au Laboratoire Informatique de Paris 6 Lip6, président du comité d’éthique du CNRS, auteur notamment de Le Mythe de la Singularité.

Critique du progressisme et du système technicien

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Auteur

Eric LEMAITRE

Etienne OMNES : Le propos décliné dans ce nouveau texte de Eric LEMAITRE vise nullement à dénoncer les acquis d’un progrès social voire même technique, mais il s’agit d’ouvrir une page lucide sur les vacuités entraînées par un monde qui offrirait comme seule perspective, la libération des mœurs et l’opulence d’une consommation pour divertir l’âme humaine. Il est dès lors urgent de poser un constat éveillé pour imaginer un monde qui ne fasse pas l’impasse, ni de la dimension relationnelle ni de la nécessité d’être solidaire. Ce texte écrit par Eric LEMAITRE  va bien au-delà des constats de sociétés qui se perdent dans l’oubli de ce que l’histoire leur a enseigné. Eric entend ici nous interpeller sur le message évangélique qui est celui de la proximité, proximité dans l’écoute de l’autre, mais proximité dans toutes les échelles de la vie humaine qui nous imposent de réfléchir à d’autres alternatives. Il y a urgence de nous réinterroger sur le sens du progrès et des idéologies qui l’accompagnent pour ne sombrer dans l’absence de sens.


« Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance / Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion » avait écrit le philosophe des Lumières Voltaire, en 1756. Une pensée pleine de sagacité qui résume bien la vanité de la pensée progressiste qui déjà au XVIIIème, prétendait changer le monde en l’arrachant de l’obscurantisme religieux. Dans ce propos, pourtant nous sommes loin d’être nostalgique d’une époque où la libre conscience fut bafouée et où nous serions à regretter une époque où les inégalités sociales étaient particulièrement criantes. Mais nous restons toutefois circonspects sur l’idée d’un progrès technique social et sociétal sans éthique et sans curseur.

Vers un processus de désolidarisation 

Nous adressons cette lettre aux progressistes ouverts à la critique du progrès car nous prenons conscience que la modernité idéologique vantant l’affranchissement des codes culturels d’un ancien monde, soumet quant à elle subrepticement tous les aspects de la vie humaine au règne d’un autre monde, un « nouveau monde » soi-disant libéré du carcan culturel et appartenant à un monde ancien jugé dépassé.  Cette idéologie de la modernité techniciste et progressiste installe peu à peu un processus de dévitalisation humaine, d’une forme d’anesthésie sociale, engendrées par la modernité hautement technique sous l’emprise d’un empire numérique qui encourage chaque innovation technologique comme étant l’expression du bien-être, la source d’une liberté humaine à conquérir, le jaillissement du progrès humain.

Nous pourrions nous interroger sur le sens de la recherche technique et des résultats concernant les orientations sociales auxquelles elle nous conduit. Je m’interroge en effet sur les services que rend l’univers technique. L’univers numérique n’est-il pas finalement, responsable de l’atomisation sociale au détriment du collectif ; ne renforce-t-il pas l’individualisation au détriment de la personne. Finalement la science n’est-elle pas au service d’une auto divinisation de l’homme s’affranchissant de toute transcendance.

D’ailleurs en reprenant cette citation de Jacques ELLUL reprise de son livre

« La Technique où l’enjeu du siècle », nous percevons l’acuité de son jugement porté sur la modernité

«  ce qui caractérise aujourd’hui notre société, ce n’est plus ni le capital ni le capitalisme mais le phénomène de la croissance technicienne  »

La technique est devenue en soi comme le prédisait Jacques ELLUL un phénomène autonome en passe de nous échapper, d’échapper à tout contrôle, vampirisant l’homme devenu son sujet, faisant de l’homme son propre produit puisque devenu totalement dépendant de la technique.

Changer le monde

« par d’autres mœurs et d’autres manières »,

Ainsi le progressisme est une idéologie déjà très ancienne qui entendait déjà deux siècles plus tôt s’affirmer comme le tenant d’une vision de l’avenir ; les progressistes du XVIIIème étaient déjà habités par une forme de spiritualité humaniste se donnant comme faculté de déconstruire le monde ancien pour réinventer le présent et créer pour l’avenir humain une vision de progrès éclairé, il fallait aussi pour des économistes comme Adam SMITH libérer les marchés mieux à même de connaitre les besoins et les envies. Aujourd’hui nous voyons une puissante révolution des marchés guidés cette fois-ci, par l’intelligence artificielle en prise avec la connaissance des usages et des besoins de ses consommateurs.

A l’aube de cette nouvelle ère contemporaine, nous voyons ainsi l’étrange ressemblance avec ce qui motive le courant progressiste du XVIIIème siècle et celui du XXIème siècle.

Avec l’idée de progrès porté par les idéologues contemporains ceux de la modernité, nous relevons bien sur le plan philosophique, cette proximité entre l’idéologie progressiste du XXIème et la philosophie dite des Lumières.

Rappelons que le siècle des lumières a émergé dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Ce mouvement à l’époque se voyait déjà alors comme une élite avancée œuvrant pour une transformation radicale du monde, dénonçant la vision chrétienne du monde enfermée dans le péché et l’idée d’une transcendance qui s’est incarnée dans le monde pour le sauver. L’élite du XXIème siècle est celle de la technocratie car pour elle c’est la loi et l’éducation étatique qui doivent changer les mœurs, même si la république ne veut pas apparaitre tyrannique, elle s’emploie dès le plus jeune âge à former les esprits pour changer « les manières » comme le préconisait Montesquieu «  il suit que, lorsque l’on veut changer les mœurs et les manières, il ne faut pas les changer par les lois, cela paraîtrait trop tyrannique : il vaut mieux les changer par d’autres mœurs et d’autres manières… » MONTESQIEU – L’Esprit des lois, Livre XX, extrait du chapitre XIV. Nous discernons de fait les subtilités politiques employées de nos jours pour ne pas apparaitre brutal aux yeux de l’opinion mais la préparer à cette lente soumission et cette transformation de nos mœurs pour accepter un monde syncrétique, multiculturel et babylonien.

Nous saisissons bien, que l’idéologie progressiste s’inscrit radicalement dans le pathos de la modernité. Habilement dans une forme d’humanisme postchrétien, elle entend aussi se débarrasser des oripeaux de la religion Chrétienne en donnant des coups de butoir à cette dimension de la filiation, de l’altérité, en soutenant un capitalisme de la consommation, l’ubérisation de la société. Cette idéologie du progrès appelle de ses vœux l’ère du tout numérique qui détruira finalement le lien social, les solidarités et l’héritage culturel issu de l’annonce de l’Évangile. Nous entrons avec le progressisme dans une logique numérique, une logique horizontale celle de la consommation et du divertissement.

Ce mouvement dit des lumières au XVIIIe siècle à l’instar au XXIe siècle d’une république progressiste, se persuadait déjà de changer le monde à partir de la diffusion d’une nouvelle conception sociale nécessaire à la mise en cause et à la transformation de la société de l’ancien monde.

Cette philosophie entendait ainsi briser les codes, les structures politiques et culturelles héritées de plusieurs siècles de Christianisme. Or aujourd’hui nous observons les mêmes motifs de volonté de transformation de la vie politique, de sortir des divisions sociales, des clivages d’opinions ou idéologiques et des conflits culturels pour s’engager sur une nouvelle idéologie marxiste du progrès humaniste, d’égalité sociétale. Cette nouvelle idéologie marxiste est fondée sur la puissance technologique, cette nouvelle ère des robots qui libèrent enfin l’homme de l’asservissement des tâches. Cette nouvelle idéologie marxiste au plan sociétal s’inscrit dans la dimension de l’égalité et l’interchangeabilité des sexes qui devront être demain les nouvelles normes, les nouveaux codes et stéréotypes culturels. Il faut ainsi apprendre à l’enfant et le plus tôt possible que le masculin et le féminin sont de pures conventions, et qu’il lui appartient de s’en délier, de s’en défaire, tout cela s’impose de manière sournoise et subrepticement. Si vous le dénoncez, vous êtes alors invectivé, vilipendé comme de vieux ringards réactionnaires hostiles à toute idée de progrès.

Le progressiste ne veut donc plus ainsi les règles héritées d’un christianisme qu’il faut absolument dépoussiérer. Il faut ainsi casser les prescriptions d’une époque révolue, se libérer de la transmission des stéréotypes, se désaffilier, ouvrir les frontières du genre, jeter des passerelles vers un monde nouveau ou la confusion peut demain devenir le règne social partagé par une multitude d’hommes et de femmes sans repères.

Un monde postchrétien qui veut redonner à l’homme d’autres aspirations spirituelles

En d’autres termes, notre monde contemporain incarné dans cette nouvelle vision du progrès exprimerait alors le besoin d’un progressisme qui redonne sa place à de nouvelles aspirations spirituelles, et à de véritables emblèmes symboliques compris de tous ; en un mot, d’un nouvel humanisme, un nouvel évangile raisonné à une nouvelle sauce humaniste et éclairé tel qu’a cherché à le construire le Siècle des lumières qui n’a pas su achever au cours de la Révolution française, cette vision de l’humanisme sans Dieu. N’est-ce pas cette vision qu’incarna Maximilien de Robespierre, député de l’Artois, qui prononça ce discours à la Convention dans lequel il réaffirma ses valeurs révolutionnaires et républicaines :

« L’homme est né pour le bonheur et pour la liberté, et partout il est esclave et malheureux ! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être, et partout la société le dégrade et l’opprime ! Le temps est arrivé de le rappeler à ses véritables destinées ; les progrès de la raison humaine ont préparé cette grande révolution ».

Les progrès de la raison humaine ont préparé cette grande révolution, c’est ainsi la foi dans la raison humaine qui est au cœur de ce changement pour Robespierre et qui le conduira au progrès… Le progressisme n’est pas seulement un courant philosophique et social mais c’est aussi une idéologie qui a su s’appuyer sur le libéralisme prôné par le capitalisme mondialiste s’adossant à ce monde consumériste et universaliste.

Nous entrons ainsi inévitablement et avec ce courant progressiste dans une nouvelle ère, une nouvelle époque. Je crains qu’elle ne soit funeste et chargée d’illusions…

Qui sont les responsables

des grandes déstructurations sociales ?

N’apercevez-vous pas d’ores et déjà les résultats de cette idéologie progressiste, de cette vision mondialiste : des états affaiblis, des multinationales qui prennent le pouvoir sur tout, des migrations massives car les états riches dans leurs égoïsmes patentés n’ont jamais su développer, ni entrer dans des stratégies de coopération avec les nations africaines en crise, pire l’occident est largement responsable de la déstructuration des peuples d’Afrique et de l’entretien des illusions d’un monde d’opulence factice.

Les responsables de ces déstructurations ? Les multinationales, qui vont remplacer les lois des États à l’image des accords transatlantiques qui tôt ou tard reviendront sur le tapis, et remettront en cause les principes de subsidiarité, de souveraineté des nations. Cette démocratie des nations autour d’une dimension, locale et d’une relation institutionnelle de proximité vit sans doute ses derniers jours et sera dominée par le technicisme d’un monde fédéraliste et multipolaire, sans frontières plus ouvert mais sans humanité puisque sans cette relation de proximité et de contre-pouvoir au plan local.

Nous le voyons bien aujourd’hui des multinationales dominées par quelques hommes fortunés célébrant Mamon, qui exercent un monopole dévastateur et absolu sur les marchés. Comme c’est le cas dans le monde agricole dont les semences sont de plus en plus cadenassées de par le monde, comme c’est également le cas dans le monde des médias faiseurs d’opinions ; muselés par quelques empires financiers lobotomisant et manipulant allègrement la conscience. N’oublions jamais l’avertissement du prophète Ésaïe 5.8-9

« Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, Et qui joignent champ à champ, Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, Et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! Voici ce que m’a révélé l’Éternel des armées : Certainement, ces maisons nombreuses seront dévastées, Ces grandes et belles maisons n’auront plus d’habitants… »

Finalement l’oublié de cette mondialisation, de ce « progressisme », c’est l’humanité, le grand perdant c’est la biodiversité. Les inégalités n’ont jamais été aussi importantes ; jamais la pollution n’a été aussi élevée, jamais les peuples des pays en voie de développement n’ont été autant dominés, dédaignés, niés, oubliés. Qui se soucie du Centre Afrique Chrétien qui subit les coupes d’assommoirs de la barbarie djihadiste, dont les maisons sont brûlées avec leurs habitants… Nous pleurons les victimes européennes et tout le monde déclame sa compassion sur les réseaux sociaux mais qui ose dire « je suis centre africain, nigérien, sénégalais ».

Nous entrons dans l’ère d’une république progressiste et multiculturelle, qui nous bercera d’illusions avec son monde humaniste mais qui laminera les plus fragiles en encourageant à la fois le développement d’un monde plus eugéniste que jamais et l’ubérisation de la société, en encourageant les investissements autour de l’économie numérique et en ouvrant la boîte de pandore de l’eldorado transhumaniste promettant l’homme nouveau, augmenté et performé.

Les nouveaux prêcheurs

Une nouvelle idéologie se façonne sous nos yeux portés par l’oraison des prêcheurs qui envahissent nos écrans cathodiques. Ce sont eux, ces prêcheurs télévangélistes de l’idéal progressiste, qui sont chargés de nous apporter la bonne nouvelle, ils ont ce pouvoir de conditionner les esprits pour l’avènement d’un monde ouvert, tournant la page à l’ancien monde baignant dans ses stéréotypes de souveraineté des peuples.

Ces prêcheurs qui occupent l’espace médiatique ont hélas le pouvoir, ils sont prêts à tout pour réussir l’entreprise, atomiser la personne libre, en la façonnant en individu corvéable. C’est bien là le projet de nouveau monde, passer, du monde de la personne à celle de l’individu puis passer de l’individu à celui d’un nombre numérisé.

Enfin pour conclure Je cite ici ce propos extrait d’un article d’agora vox du 21 mars 2016 dans lequel je me retrouve. Je cite ici l’extrait de cet article « Face à eux, des gens isolés, déstructurés, des personnes devenus travailleurs et consommateurs, à leurs ordres, soumis à leur pensée uniformisée, d’où ils croient que l’humanité en sera apaisée, grandie, quand elle en ressort laminée, détruite, et nullement pacifiée.

Leur œuvre, c’est une régression uniformisée, mondialisée de l’humanité, dont il sera difficile de se débarrasser.

Après les religions dont nous ne sommes toujours pas sortis, l’humanité, avec le nazisme, le communisme puis ce « progressisme » est-elle vouée à ne pas progresser intellectuellement ? A préférer la quantité à la qualité ? A prôner l’union uniforme et inculte ?

Depuis les premiers penseurs, l’humanité n’a pas évolué, ou si peu. Nos connaissances et nos technologies ont progressé de façon gigantesque, mais nous, nous n’avons pas évolué. Au fond, si ces idées, ces régimes, ces religions s’imposent, ne serait-ce pas parce que nous le désirons, n’est-ce pas parce que nous recherchons ce genre de facilités ? Une vie qu’on nous impose, aseptisée, uniformisée, ou l’on se croit supérieurs aux autres tout en étant identiques ?

Chers amis progressistes ouverts à la critique « Est-ce vraiment cela que vous voulez ? »

Notre espérance

à l’envers des promesses d’un monde ou le progrès est sans curseur

Pourtant la lettre qui vous est écrite, ne se veut nullement marquée par le désespoir concernant l’idéologie que vous portez, car l’histoire nous apprend toujours la temporalité des idées qui déconstruisent l’homme. Tandis que l’église non la religion mais le corps vivant de Christ traverse elle les temps, les générations et reste une la lumière dans un monde ou le lien se délite.

Si la civilisation qui se construit devient plus impersonnelle et à l’envers de la proximité, souvenons-nous que le message de l’évangile, doit être marqué par la relation en face à face, la solidarité, empreint par la dimension de l’autre, le prochain.

Face à l’offensive depuis des siècles, d’un monde des idées et des techniques qui étiolent et dégradent notre humanité, l’église authentiquement façonnée par Christ, doit devenir sans aucun doute, un lieu ressource, une communauté ouverte sur les autres, un lieu de réparation, de restauration, de socialisation.

L’église comme communauté permanente et vivante, régénérée par l’esprit saint doit être un lieu d’espérance essentiel, vital pour le monde qui a soif de vérité, de justice, elle doit assurer à la personne la reconnaissance d’autrui, il n’y a plus ni juif, ni grec, ni étranger, ni autochtone mais une personne aimée de Christ qui a besoin de retrouver du sens et la vraie vie qui vient d’en haut. Les plus défavorisés doivent trouver dans l’église les services et les ressources pour tisser et entretenir des liens capables d’assurer une aide pour ouvrir des perspectives d’avenir.

Il est urgent sans doute de retrouver l’espérance et le sens de l’autre mais également la persévérance dans l’aide et l’entraide auprès de ceux qui ont soif et faim de justice. Soyons alors débonnaires et plein d’enthousiasme à servir notre communauté

La prochaine révolution de l’intelligence artificielle

Pour sa seconde intervention à USI, Yann LeCun nous parle de l’état de l’Intelligence Artificielle, son histoire mais aussi les défis des prochaines décennies à venir en matière d’Intelligence Artificielle

Quand les intelligences artificielles humilient les docteurs !

« Le pouvoir médical sera aux mains des concepteurs des intelligences artificielles médicales. Et l’éthique médicale ne sera plus produite par le cerveau du médecin, mais par l’IA. » Laurent Alexandre

 

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Laurent Alexandre « Vers 2030, il y aura 1000 milliards de données dans notre dossier médical du fait du développement de la génomique, des neurosciences et des nombreux capteurs électroniques connectés qui vont surveiller notre santé. Puisqu’il est exclu que le médecin analyse ces milliers de milliards d’informations, quand il n’en gère aujourd’hui que quelques poignées, nous allons assister à une transformation radicale du pouvoir médical ».

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/intelligence-artificielle-medicale-la-bataille-google-ibm_1973168.html

Il sera bientôt interdit aux médecins de soigner un malade sans l’avis et l’aval des IA. Ce sera une terrible blessure narcissique pour ma profession : nous devons nous réinventer avant que nos patients nous abandonnent pour l’IA des géants du numérique, comme j’ai abandonné mon revendeur de pellicules Kodak et mon disquaire…
Lire la suite de l’article dans l’Express

https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/quand-les-intelligences-artificielles-humilient-les-docteurs_2025277.html

TECHNOLOGIE En France, 40 % des emplois pourront être remplacés par des machines

McKinsey Global Institute révèle que la moitié des tâches professionnelles pourraient être effectuées par une machine. Depuis quelques années, les ordinateurs nous offrent déjà une approche différente et automatisée du calcul, et tout les avantages que nous connaissons. En plus de cela, les machines seraient bientôt capables d’accomplir des taches demandant des capacités cognitives : jugement tacite, détection d’une émotion, ou même conduite. La transformation des métiers ne concerneraient donc pas seulement les métiers ouvriers, mais aussi les designers de mode, les banquiers, les directeurs, etc. Difficile d’imaginer que les machines seront non seulement présentes à part entière dans nos vies personnelles, mais aussi dans notre vie professionnelle.

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Source Louis San France Télévisions : « Un robot nommé au conseil d’administration d’une entreprise. Ce n’est pas le titre d’un roman de science-fiction, mais l’histoire vraie d’une entreprise de Hong Kong (Chine), rapporte Le Figaro, mardi 20 mai.

De nombreux postes sont déjà occupés par des machines et d’autres le seront bientôt. En janvier, une équipe de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a publié une étude (en anglais) affirmant que près de la moitié des emplois américains pourraient être informatisés d’ici une ou deux décennies. Si cette étude se focalise sur les Etats-Unis, les métiers concernés sont les mêmes de notre côté de l’Atlantique. « Les emplois qui vont disparaitre les premiers sont ceux où la créativité est la plus faible et qui demandent le moins de capacités d’adaptation techniques ou sociales », commente un spécialiste auprès du site Atlantico. Francetv info dresse une liste non-exhaustive. »

Lire la suite sur sur le site France Info :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/dix-postes-de-travail-ou-les-robots-vont-nous-remplacer_604579.html

McKinsey Global Institute révèle que la moitié des tâches professionnelles pourraient être effectuées par une machine. Depuis quelques années, les ordinateurs nous offrent déjà une approche différente et automatisée du calcul, et tout les avantages que nous connaissons. En plus de cela, les machines seraient bientôt capables d’accomplir des taches demandant des capacités cognitives : jugement tacite, détection d’une émotion, ou même conduite. La transformation des métiers ne concerneraient donc pas seulement les métiers ouvriers, mais aussi les designers de mode, les banquiers, les directeurs, etc. Difficile d’imaginer que les machines seront non seulement présentes à part entière dans nos vies personnelles, mais aussi dans notre vie professionnelle.

Lire la suit sur le blog :

https://siecledigital.fr/2017/05/02/sociallymap-ambassador-employee-advocacy/

 

Robots, intelligence artificielle et technologies numériques : le rapport annuel sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe

La Commission a publié le 13 juillet son rapport annuel sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe (ESDE). Cette édition 2018 met l’accent sur les nouvelles technologies dont les impacts et enjeux tant économiques et sociaux que juridiques vont révolutionner le marché du travail et la situation sociale. Des défis auxquels il est primordial de s’intéresser dès maintenant pour mieux construire le monde de demain.

Comme le souligne le rapport, le développement technologique est essentiel à l’accroissement de la productivité globale. Mais il remplace également les tâches de routine nécessitant peu de compétences et relève le seuil de compétences de l’employabilité. Alors qu’il n’y a pas de conclusion définitive en ce qui concerne l’étendue possible de l’incidence de la technologie sur l’emploi, les études montrent que ce sont les tâches répétitives de routine qui sont les plus exposées sont à une automatisation partielle ou complète. Selon une étude, 37% à 69% des emplois pourraient être partiellement automatisés dans un proche avenir. L’amélioration de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie et l’adéquation aux besoins de notre marché du travail et de nos institutions de protection sociale sont essentielles pour s’adapter à ce monde du travail en pleine évolution.

saulo-mohana-78181-unsplash.jpgLa Commission a publié le 13 juillet son rapport annuel sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe (ESDE). Cette édition 2018 met l’accent sur les nouvelles technologies dont les impacts et enjeux tant économiques et sociaux que juridiques vont révolutionner le marché du travail et la situation sociale. Des défis auxquels il est primordial de s’intéresser dès maintenant pour mieux construire le monde de demain.

Comme le souligne le rapport, le développement technologique est essentiel à l’accroissement de la productivité globale. Mais il remplace également les tâches de routine nécessitant peu de compétences et relève le seuil de compétences de l’employabilité. Alors qu’il n’y a pas de conclusion définitive en ce qui concerne l’étendue possible de l’incidence de la technologie sur l’emploi, les études montrent que ce sont les tâches répétitives de routine qui sont les plus exposées sont à une automatisation partielle ou complète. Selon une étude, 37% à 69% des emplois pourraient être partiellement automatisés dans un proche avenir. L’amélioration de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie et l’adéquation aux besoins de notre marché du travail et de nos institutions de protection sociale sont essentielles pour s’adapter à ce monde du travail en pleine évolution.

Lire la suite sur: https://www.actuia.com/actualite/robots-intelligence-artificielle-et-technologies-numeriques-le-rapport-annuel-sur-levolution-de-lemploi-et-de-la-situation-sociale-en-europe-de-la-commission-europeenne-se-centre-sur-la-mutatio/

 

 

Le mariage du secteur bancaire et des GAFA, l’intrusion au coeur de la vie de chaque client et usager

Auteur Eric LEMAITRE

 

La numérisation du secteur bancaire

La numérisation du secteur bancaire est en marche : « La numérisation pousse les banques vers la plus grande transformation de leur histoire », de nombreuses banques se sont d’ores et déjà lancées dans le monde digital. Cette révolution est également inquiétante, elle augure une nouvelle fois une déshumanisation du monde dans lequel nous entrons inévitablement.

Le constat de cette révolution numérique est sans appel, les agences dans le secteur bancaire sont de moins en moins sollicitées, fréquentées. En effet, dans des proportions de plus en plus importantes, les usagers déjà largement familiarisés au monde numérique, ont pris l’habitude, de consulter leurs comptes à partir de leurs écrans tablettes, ordinateurs, smartphone s…

C’est l’organisation de la banque de détail qui a maillé autrefois les territoires qui est remise en cause radicalement. Cette transformation que le monde numérique opère, n’affecte pas seulement le monde bancaire : nous n’évoquerons pas ici la disparition des services dans certaines zones de nos territoires, tels que les services sociaux, la Poste, les points de distribution s alimentaires, les écoles, les maternités etc. qui sont autant d’agoras, de lieux désormais inopérants.

Aujourd’hui le modèle économique bancaire (la banque de détails) est confronté à des crises successives, à une baisse implacable des fréquentations de clientèles.  L’accélération et la conversion de la banque de détails au modèle d’organisation numérique de la banque digitale se sont littéralement imposées.  Cette mutation numérique est un couperet net en matière de nombre d’emplois.  Pourtant le consommateur lambda ne se lamente pas de la disparition de son guichetier, il voit à travers ses opérations effectuées sur son smartphone, un gain de temps extraordinaire, fini pour lui les files d’attente interminable et ses rendez-vous ratés.

Face à ce phénomène touchant les nouvelles pratiques de ses clients, les banques sont conduites à faire évoluer leurs services, elles seront à terme amenées à diminuer physiquement le nombre de succursales. Nous pourrions d’ailleurs parier la disparition prochaine des agences bancaires de proximité. Cette disparition se fera au profit du monde des portables téléphoniques, ces smartphones deviendront ainsi le premier guichet pour bon nombre d’usagers.

Le monde bancaire deviendra digital, c’est l’autre révolution qui est en marche. Le client pourra éventuellement rencontrer son conseiller sur écran avec « Skype », ou échanger avec une intelligence artificielle sur d’éventuels conseils financiers, des transactions ou des demandes de prêts. Les conséquences pour les salariés seront évidemment dramatiques, l’emploi dans le secteur bancaire subira les effets de la numérisation. Cette numérisation de la banque aggravera, accentuera la baisse tendancielle des effectifs déjà connue dans le monde bancaire. Cette tendance mondiale ne touche pas seulement le monde bancaire. La recherche du profit via la numérisation du monde économique n’est que le facteur d’une transformation majeure de nos sociétés : le travail n’est plus ainsi le seul outil de répartition des richesses.

C’est cette fragilité du monde bancaire qui pourrait bien constituer le socle des ambitions des géants du WEB, de leurs velléités à vouloir franchir un nouveau cap dans la gestion des profits en exploitant au mieux les « datas » de leurs clients.

L’intrusion du monde bancaire

dans la vie privée des consommateurs

Les nouveaux services déclinés par les géants du WEB apportés aux consommateurs seront de nature à chambouler la donne des grands équilibres économiques actuels. À terme ces bouleversements seront inévitablement destructeurs de valeurs.

L’autre réalité du monde numérique, c’est celui d’avoir fait émerger un média (le WEB) qui a généré de multiples marchés sans équivalent dans le monde, cassant certains monopoles de la distribution et du commerce physique. Demain, il est à parier que c’est l’ensemble du monde bancaire dans sa forme traditionnelle, qui sera remis en cause.

Ce monde numérique génère dès lors des problématiques nouvelles, typiques parce que nous sommes face à de nouveaux géants mondiaux (Google, Facebook, Apple, Amazon…) qui cumulent des caractéristiques leur conférant un pouvoir sur les marchés économiques sans égal au monde. Les géants du numérique ont ainsi une parfaite maîtrise des algorithmes. La maîtrise  liée à la gestion des data (données sur nos usages, nos opinions, nos humeurs, leur confère à ce jour la détention de données comportementales, touchant à nos représentations, croyances, convictions, sans équivalent dans le monde. Mais le risque à venir, c’est celui du franchissement d’un nouveau « Rubicon », croisant les « data » de notre vie sociale et les « data » de consommations gérées par le monde bancaire.

Il n’est pas inimaginable de concevoir l’émergence au sein même de l’économie numérique de nouvelles alliances, entre les géants du WEB et le secteur bancaire. Les géants de l’Internet ne font plus mystère de leurs ambitions de développement dans les services bancaires et notamment dans le domaine des paiements, de monnaies électroniques (Facebook serait en passe de réfléchir à de nouvelles modalités d’échanges entre consommateurs, permettant aux usagers du réseau social de procéder à des transferts d’argent entre eux). Votre téléphone scanne les codes-barres et peut permettre déjà dans de nombreux pays, d’effectuer des paiements de factures, de les effectuer chez les commerçants. Dans ce monde totalement numérisé à terme, les banques et les opérateurs de téléphonie mobile ne feront plus qu’un dans l’émergence de ce nouveau marché.

Nous le savons bien , les moyens de paiement transitant par la banque est une des sources de revenus du monde bancaire. Comment alors ne pas se saisir pour les géants du WEB, d’une telle aubaine et telle une pieuvre, agripper une nouvelle proie augmentant ainsi sa soif intarissable de puissance et de domination.  La connaissance du client et la possibilité de gérer le risque prédictif le concernant, sont sans doute l’investissement à venir. La capitalisation des données clients pour adapter les services et générer des sources de revenus est sans doute l’autre enjeu.

Comme me le confiait le cadre d’une très grande banque française, le client n’a plus de secret pour sa banque. La monétisation numérisée de nos moyens de paiement (5,9 milliards de transactions par an sont effectuées en France) nous rend soudainement totalement transparent aux yeux de notre banque. Grâce à ses algorithmes en un clic, la banque est en effet en capacité aujourd’hui, d’analyser, de profiler les comptes de ses clients. Le client est mis à nu, effeuillé, la banque sonde les data des achats effectués, l’intégrité et la plénitude du portrait de son client se dessinent.

Sur l’écran, le banquier a immédiatement connaissance des caractéristiques des dépenses et du profil risque que représente le client. La banque croise, analyse, recoupe les données, établit des corrélations, structure les informations touchant les dépenses, les mouvements des comptes. Une véritable intrusion s’organise. Une connaissance fine et détaillée du client se déploie sous les yeux du banquier. Le client devient prévisible, il est possible de le catégoriser, de le caser dans des typologies de client Pépère, client Flambeur, client Prometteur, client sans Avenir.

C’est toute la vie du client qui se confesse devant ses yeux, même si ce dernier s’imagine qu’il n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier. Aucune autre entreprise, comme la banque ne détient ainsi autant de données sur ses clients : revenus, propension à dépenser ou au contraire à épargner, enseignes fréquentées, habitudes alimentaires, dépenses santé. Le client est dévisagé, totalement dévisagé. Dans ce jeu des data, la banque est en mesure d’apprécier les évolutions, les changements intervenus, les rythmes de consommation, y compris l’intime du client ce que lui-même n’oserait confier à ses amis, sa banque, elle en revanche le sait. Le client ne saurait alors tricher, mentir, les demi-vérités n’existent pas pour le banquier.

Le client est en quelque sorte en train de devenir un livre ouvert, un livre que toutes les entreprises aimeraient pouvoir lire, que des organisations étatiques, que les géants du WEB, pourraient bien vouloir sonder, si les mesures touchant à la sécurité des citoyens devaient se développer. D’ores et déjà ces big data bancaires savent localiser les déplacements, les lieux que vous fréquentez, les habitudes, les récurrences de ces achats.

Mais le plus inquiétant est à venir, face à la puissance financière des big data, nous pourrions dans un proche avenir, imaginer sans peine les mariages des majors de la finance mondiale et des entreprises comme Google et Facebook.

Le souci de la connaissance client est un axe de développement primordial pour le secteur bancaire et d’ailleurs cela est aussi vrai pour l’économie numérique, qui peut espérer l’emploi et l’usage des nouvelles formes d’interactivité offertes par les réseaux sociaux. Les mondes des réseaux sociaux et des data exploités dans le secteur bancaire, inévitablement se croiseront.

Dans ce monde déjà dystopique, les partenariats  entre les secteurs bancaires et les géants du WEB se renforcent. La collaboration entre les banques et les géants du numérique, œuvre pleinement en ce sens. Ces collaborations s’appuient sur une nouvelle gouvernance des rapports clients, construite autour d’une feuille de route nécessairement commune celui de la connaissance du client. Mais au-delà des ententes possibles et envisageables, il est tout à fait concevable que les géants du WEB, disposeront demain de leurs propres moyens de paiement comme nous l’avons indiqué en préambule en évoquant cette possibilité par Facebook de permettre à ses internautes de transférer de l’argent numérique entre eux.

Les géants du WEB disposent de moyens financiers colossaux et sont en mesure de déstabiliser les banques traditionnelles, de faire demain irruption non seulement sur les marchés des moyens de paiement mais également de l’épargne.

Notons, pour illustrer notre propos, ce service de paiement en ligne appelé PayPal qui permet de payer des achats, de recevoir des paiements, d’envoyer et de recevoir de l’argent. PayPal a été créé en 1998 par la fusion de deux start-ups : Confinity et X.com. En 2002 PayPal a été racheté par la société eBay pour 1,5 milliard de dollars US, ce rachat était expliqué par l’usage important du site d’enchère lié aux transactions utilisant ce service de paiement en ligne.  Nous voyons bien dès lors l’intrusion de sociétés spécialistes du WEB investissant le monde bancaire et la possibilité immense d’exploiter allégrement les données clients pour augmenter le pouvoir d’informations sur les clients.

Le secteur bancaire est sur le point de connaître  des bouleversements sans précédent quand on sait aujourd’hui à quel point les consommateurs sont devenus si familiers avec l’usage de leur smartphone, dont la convivialité d’usage est devenue si intuitive. Le smartphone devenant à terme le concurrent de la banque de proximité, du guichet bancaire, qui pourrait à terme disparaître. Rappelons ce chiffre, 67 % des détenteurs de smartphone (étude TNS Sofres) se servent de leur téléphone mobile pour effectuer des opérations bancaires. Les Banques se doivent dès lors de suivre en permanence les performances de leurs supports on line de manière à les faire évoluer afin de s’adapter aux nouvelles pratiques consuméristes de leurs clients.

Mais au-delà de la disparition plus que probable du guichet bancaire, le plus inquiétant n’est sans doute pas cette transformation inévitable des modalités de vente, d’achat, d’emprunts bancaires mais bien l’utilisation intrusive des données touchant les comportements de consommation et les croyances des consommateurs. Il deviendrait donc aisé en numérisant les connaissances des comportements et les connaissances des croyances de tracer, de suivre, d’ausculter, de surveiller chaque consommateur. Le consommateur ne devenant ainsi qu’un nombre.

Nous comprenons alors beaucoup mieux la dimension prémonitoire que nous trouvons dans le livre de l’apocalypse 13.17 : « personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom ».

Conclusion

Les variables changent, le monde économique est en train de muter à toute vitesse vers le tout numérique, vers la dématérialisation. Cette mutation se traduisant par moins de travail pour les hommes, plus de systèmes à gérer. Les mutations vécues via ce monde numérique se traduisent ainsi comme un changement de modèle radical, un bouleversement de paradigme, avec des implications sociales équivalentes à celles de la révolution industrielle.

Pour être appréhendé par le plus grand nombre, ce monde en mutation incessante nécessite de nouvelles grilles de lecture, pour les citoyens, les usagers d’un service, les consommateurs. Le numérique n’offre aucune assistance, mais une pléiade de services, en changement permanent, suivant des modes et des tendances, à la merci de marchés à conquérir, ou de parts de marchés.

Que dire de tous ceux qui n’ont pas accès à ce type de services, qui sont donc de facto « exclus » des data. Seront-ils représentés ailleurs ? Comment et par qui ? Pas de téléphone, pas de place de ciné ; pas de courses, pas de commandes ; pas de smartphone lié à un compte, pas de livraisons etc…

Nous parlions dans un précédent article du vol de données, nous reposons la question, tout en voulant bien accepter le bond en avant que constituent toutes ces avancées, il est plus facile aujourd’hui de pirater un téléphone que de cambrioler une banque : avantage ou inconvénient du numérique… ?

Enfin pour terminer cet article, nous aimerions donner une illustration à l’ensemble de notre propos, cette illustration nous vient de Chine. L’état chinois entend en effet utiliser les fameux big data pour mieux évaluer ses citoyens dans leurs actes sociaux et citoyens, leurs bonnes conduites par exemple comme automobiliste, leurs comportements vis-à-vis du parti unique. Sur quelques zones tests la chine met ainsi en place, un dispositif d’évaluation qui permettra aux personnes les mieux évaluées d’accéder à tels ou tels services, d’autoriser ou non ses citoyens à voyager hors de chine. Cette information nous l’avons relevé dans un article écrit dans la revue la Tribune publié le 24 octobre 2016 dont nous vous proposons un extrait :

« Prévu pour 2020, ce dispositif dénommé « Système de crédit social » doit collecter les données des 700 millions d’internautes chinois. Du respect du code de la route aux discours tenus sur les réseaux, tout élément pouvant décrire le comportement d’un citoyen est comptabilisé. Il suffit donc d’un feu rouge grillé pour voir sa note s’abaisser. »

http://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-big-data-pour-noter-les-citoyens-et-sanctionner-les-deviants-610374.html

A lire également :

https://www.lesechos.fr/06/03/2018/lesechos.fr/0301383102008_pourquoi-les-frontieres-entre-banques-et-gafa-pourraient-se-brouiller-davantage.htm

 

 

Quand les algorithmes remplaceront les cadres !

Qui aurait imaginé mettre un jour en équation le flair des DRH ? L’apparition du people analytics, comme les Américains appellent cette nouvelle science, en dit long sur la capacité des ordinateurs à remplacer l’homme. Jusqu’à présent, l’automatisation des tâches intellectuelles avait touché des activités peu qualifiées (guichetiers, caissières…). Mais les cadres bardés de diplômes auraient tort de se croire à l’abri.  

« Les technologies capables de remplacer demain les médecins, les avocats, les pharmaciens ou les conseillers fiscaux existent déjà, alors même que ces métiers demandent beaucoup de compétences et une longue formation. Et, le plus souvent, les machines seront meilleures que les humains », assure Andrew McAfee, auteur de The Second Machine Age . En cause : la combinaison de l’augmentation de la puissance des ordinateurs, de la baisse du coût du stockage des données et des progrès de l’intelligence artificielle, qui nous font basculer dans l’ère du big data.  

Lu sur l’express Expansion

Qui aurait imaginé mettre un jour en équation le flair des DRH ? L’apparition du people analytics, comme les Américains appellent cette nouvelle science, en dit long sur la capacité des ordinateurs à remplacer l’homme. Jusqu’à présent, l’automatisation des tâches intellectuelles avait touché des activités peu qualifiées (guichetiers, caissières…). Mais les cadres bardés de diplômes auraient tort de se croire à l’abri.

« Les technologies capables de remplacer demain les médecins, les avocats, les pharmaciens ou les conseillers fiscaux existent déjà, alors même que ces métiers demandent beaucoup de compétences et une longue formation. Et, le plus souvent, les machines seront meilleures que les humains », assure Andrew McAfee, auteur de The Second Machine Age . En cause : la combinaison de l’augmentation de la puissance des ordinateurs, de la baisse du coût du stockage des données et des progrès de l’intelligence artificielle, qui nous font basculer dans l’ère du big data.

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https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/quand-les-algorithmes-remplaceront-les-cadres_1548065.html