Matrix, Transhumanisme, monisme et pensée matérialiste

La conception purement matérialiste de l’être humain défait ainsi la dimension ontologique, déconstruit cette part de sacré consacré à l’existence humaine. Il s’agit ainsi pour le transhumaniste comme finalement une forme de point d’orgue, résultant d’une succession de thèses philosophiques, d’abolir la notion de finitude qui caractérise l’homme, il convient dès lors de prendre en main un destin qui ne l’enferme plus dans les limites du corps biologique. Comprenons bien ici que le transhumanisme, ne vient pas de nulle part, il se fait finalement l’écho d’une conception ontologique réduite à la seule matière qui prévalait plusieurs siècles plus tôt et dès l’antiquité.

« L’abolition de l’homme? » de CS LEWIS

L’avertissement que CS Lewis nous livre un véritable pamphlet contre ces idéologies mortifères qui se moquent du bien, de la morale transmise (son livre est écrit dans les contextes du Nazisme. « L’abolition de l’homme » est rédigé pendant la seconde guerre mondiale, sans que pour autant le nazisme soit nommé ). Le livre de CS LEWIS,  n’a pas pris une seule ride dans les contextes de la vacuité de notre modernité : cette modernité qui tente de nous affranchir  de toute valeur, en refusant de soumettre nos découvertes scientifiques à des normes morales universelles. Depuis des siècles, ce mouvement de déconstruction s’est accéléré en quelques décennies, tend toujours plus à dénaturer l’homme et pour reprendre l’expression de CS LEWIS à l’abolir, abolir l’homme dans ce qu’il a d’unique et de sacré.

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