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La vidéo surveillance : Une réalité pire que le mythe ?

 

Avec Elodie Lemaire, maître de conférence à l’Université de Picardie Jules Verne, spécialiste des questions de sécurité et de Justice qui publie de « L’œil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance » aux éditions la Découverte.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/videosurveillance-une-realite-pire-que-le-mythe#xtor=EPR-2-%5BLaLettre23042019%5D

L’œil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance : dans cet essai-enquête, la sociologue Elodie Lemaire passe au scanner nos idées reçues en matière de vidéosurveillance, fantasmes aggravés par la littérature et le cinéma, de Orwell à Minority Report. Elle dévoile, à partir d’expériences concrètes, les dangers bien réels de l’extension de son domaine…

En Angleterre, la vidéosurveillance « intelligente » [avec caméras analytiques] a permis l’arrestation d’un certain nombre de personnes, toutes innocentes. (…) Ce dispositif est assez vulnérable, ; il faudrait des caméras pour surveiller des caméras.

Derrière l’œil sécuritaire, ce sont nos schèmes de perception du monde social, des catégories de la perception qui structurent nos usages de la vidéosurveillance. Elle revient sur son enquête, et aux observations participantes qu’elle a mené dans la commune de Braville… La vidéosurveillance a, en effet, de beaux jours devant du fait qu’elle corresponde aux enjeux actuels du gouvernement, dont les intérêts sont moins portés sur la dangerosité avérée que sur la prévention des risques.

La surveillance n’est pas totale : elle est derrière celles et ceux postés pour surveiller, qui vont orienter leur regard vers des catégories de population particulières. Ça relève d’une vision plutôt hautement sélective que totale de la population.

Les technologies ne sont pas en effet pas « neutres » ; elles dépendent, au-delà de l’usage qui en est fait, de l’ensemble des acteurs en présence, de leurs propres schèmes de  (des vidéo-opérateurs aux policiers)

La vidéosurveillance n’est qu’un élément parmi des schèmes de pensées beaucoup plus larges, qui la dépassent, qui fait qu’elle est légitimée en dépit du manque de preuves de son efficacité. Elle se développe parce qu’elle repose avant tout sur de la croyance.

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