Livre

Présentation du livre :

1A Livre validé

 

Le livre La déconstruction de l’homme? est un livre collectif écrit sous la direction d’Éric Lemaître qui en est l’instigateur et le principal auteur. Il a été commencé en 2016 et achevé en 2017, bien avant l’accès à la présidence d’Emmanuel Macron. Le projet transhumaniste poursuivi par le Président de la République qui souhaite développer la recherche française sur l’intelligence artificielle et positionner la France sur cette thématique en tant que référence mondiale confirme, à bien des égards, les profondes intuitions d’Eric Lemaître. Ce livre permettra donc à ceux qui sont désorientés par le technicisme moderne sans âme de discerner les motivations philosophiques et quasi religieuses qui inspirent cette marche fulgurante vers un nouveau monde et une nouvelle humanité, et d’en répérer les enjeux graves et funestes. Il se veut comme un cri d’alarme lancé à tous les hommes et femmes de bonne volonté pour lequel l’homme, fait à l’image de Dieu, ne peut pas et ne doit pas être déconstruit au gré de la folie d’apprentis sorciers scientistes et de l’ingénierie sociale.

Le livre paraîtra prochainement aux Éditions La Lumière.


Préface d’Éric LEMAITRE

Pourquoi avons-nous écrit ce livre La déconstruction de l’homme ?
Nous avons souhaité l’écrire en raison de notre foi, des convictions spirituelles qui habitent l’entièreté de notre être fait à l’image de Dieu. En écrivant ce livre, nous avons souhaité lire le monde à la lecture des écritures bibliques dont le contenu laisse transpirer dès la Genèse ce qu’il adviendrait d’une humanité éprise de connaissance, d’un savoir déconnecté de toute référence au Dieu créateur.
Dès l’Eden perdu, nous avons compris que l’homme déraciné de toute relation à un Dieu créateur est en effet poussé à s’affranchir de sa finitude et inexorablement tente de se libérer des entraves que constituent son corps et les bornes fixées par Dieu.
Dans ces temps des modernités idéologiques et techniques, l’homme a ainsi engagé dès sa sortie de l’Eden une nouvelle révolution pour dépasser ou enjamber les frontières qui ont jalonné sa dimension existentielle à savoir le corps, le jardin, le travail.
Relativement au corps, un vent de protestations idéologiques souffle chez certains qui ont refusé l’enfermement d’un corps qui fait notre humanité en tant qu’homme ou femme, ceux-là revendiquent la plasticité, la malléabilité des identités « masculin, féminin » et au-delà de notre sexualité qui fonde notre différence en tant qu’homme ou femme. C’est ce rapport au corps qui conduit également l’homme à s’abstraire du monde réel, à aspirer à un monde hors sol, virtuel, déconnecté des réalités qui l’enferment. C’est ce rapport à ce corps limité qui conduit une partie de notre humanité à refuser une vie en relation avec un environnement naturel préférant l’urbanisme, l’artificialisation de la vie la plongeant ou l’immergeant dans la vie virtuelle, une vie virtuelle où se joue par procuration, les fantasmes de l’existence déformée par ces pseudo téléréalités qui résultent de nos usages cathodiques ou d’écrans digitaux.
Nous avons, dès le jardin et avec l’assassinat d’Abel, choisi volontairement d’abandonner le modèle du jardin, convaincus qu’il nous confinait au contact d’une nature que nous avons cru hostile et inamicale. Avec la ville et cette tentation grégaire, d’isolement finalement inconscient, nous avons opté pour une forme d’individualisme qui au bout du compte a fini par ravager l’environnement. Puis nous avons comme instinctivement cherché à gommer avec nos lumières artificielles, la voûte céleste ce qui nous reliait à l’idée de transcendance, nous avons ainsi entamé les ressources de la terre et choisi de dominer outrancièrement la nature plutôt que d’en faire une alliée afin d’assurer une existence harmonieuse louant ainsi le Créateur qui a mis à notre disposition une diversité de biens issus de la faune, de la flore dont de nombreuses espèces disparaissent aujourd’hui du fait même de la folie consumériste.
Enfin, il fallait à l’être humain inverser ce rapport au travail, sortir à jamais de la malédiction séculaire d’un sol rendu à jamais pénible, il fallait, avec l’ingéniosité de l’homme, la puissance de la technoscience, dompter la nature, l’assujettir et faire surgir avec ingéniosité les machines capables de nous libérer enfin du travail et au bout du compte fantasmer l’idée de créer un semblable à nous-mêmes, une machine numérique capable de penser et de réfléchir l’organisation sociale pour nous. Nous avons créé l’économie de services et l’illusion de la gratuité via l’industrie numérique ; or la pollution générée par l’économie virtuelle et son impact sur le climat, est largement équivalente à celle d’autres secteurs industriels. « Nous déplorons ainsi les effets des causes après avoir chéri les causes, » ainsi, pour à nouveau plagier Jacques-Bénigne BOSSUET, Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes que les humains avaient finalement chéries.

Table des matières :

Sommaire du livre

Préface : La déconstruction de l’homme

Première partie : Les fondements philosophiques et théologiques de la déconstruction

Chapitre I Un monde en mutation

Chapitre II Critique du progressisme

Chapitre III L’apparition du transhumanisme !

Chapitre IV Les humus du transhumanisme

Chapitre V Le transhumanisme, une entreprise de déconstruction spirituelle

Chapitre VI Racines philosophiques et théologiques du transhumanisme

Chapitre VII Transhumanisme et doctrine de la création

Chapitre VIII Les enjeux de la civilisation transhumaniste

Chapitre IX Le transhumanisme, une vision et un système totalisants

Chapitre X La « bible » du transhumanisme face au Livre (la Genèse)

Deuxième partie : Les cinq révolutions de la déconstruction

Anthropologique

Chapitre XI La révolution anthropologique

Chapitre XII Transhumanisme : la fin de la Femme ?

Chapitre XIII La famille, le changement de paradigme

Sociétale

Chapitre XIV Transhumanisme : la vision sociale

Chapitre XV Transhumanisme et vision politique, la fin du modèle institutionnel

Chapitre XVI Vers une nouvelle organisation sociale

Economique

Chapitre XVII La nouvelle vision économique du monde numérisé

Chapitre XVIIII La société iconoclaste, la nouvelle culture numérique

Chapitre XIX Les mondes numérique et virtuels deviendront-ils demain des univers occultes ?

Technique

Chapitre XX L’avènement de la « singularité » technologique

Chapitre XXI L’Intelligence artificielle, fascination et déshumanisation

Chapitre XXII Le fantasme de l’Intelligence artificielle consciente

Chapitre XXIII La civilisation du nombre

 

Écologique

Chapitre XXIV Ecologie et transhumanisme

Chapitre XXV Renoncer à la toute-puissance et plaider pour la fragilité

Chapitre XXVI Une vision économique selon la norme biblique

Conclusion