Les idéologues du genre et leurs lectures déconstructives du monde social

Il convient de prendre conscience que la notion idéologique de genre est aujourd’hui appréhendée au-delà de la réalité biologique, ce qui fait débat aujourd’hui !  Cette déconnexion du genre masculin, féminin est la résultante d’une réflexion qui puise sa source  dans toute une littérature française, Jacques Dérida, Foucault puis Judith Butler. Judith Butller ira encore plus loin dans la réflexion notamment dans son essai qui l’a fit connaitre Trouble dans le genre paru en 1990…

C’est cette idéologie autour des études du genre, et donc la construction sociale qui en découle selon ses partisans , qui assigne de façon quasi exclusive un sens aux différences sexuelles …

Donc effectivement déconnecter totalement l’identité de la part biologique nous conduit à une forme de conception extrême, voire à une confusion des genres, en fait c’est nous conduire à refuser l’altérité y compris dans nos regards. C’est un déni de différences ou de la différence … 

Le gender : un dévoiement de la passion pour l’égalité

Notre monde est traversé par des crises plurielles. En l’espace de trois décennies, nous avons connu les mutations les plus importantes jamais vécues dans l’histoire de l’humanité. Nous assistons à une forme de déchristianisation programmée de la société, la volonté insidieuse d’effacer, de gommer toutes les traces de l’éthique judéo-chrétienne dont notre société a été imprégnée depuis deux mille ans.  Nous changeons de paradigmes, les valeurs sociales fondées sur la famille sont remises brutalement en cause, de nouvelles idéologies participent de ce changement radical. C’est cette idéologie que nous souhaitons ici mettre au grand jour à travers le concept « gender », car l’idéologie « gender » entend bien se débarrasser de toute référence judéo-chrétienne en combattant ses valeurs, en prônant la norme sociale et l’évolution des mœurs comme le nouveau modèle social à promouvoir.

La révolution bioéthique

Dans la destruction du réel, dernier livre de Bertrand Vergely , le philosophe dénonce les trois dernières folies majeures de l’homme fait Dieu, folies qu’il assimile à trois névroses :

La névrose à l’égard de la manière de naître qui se traduit par les nouvelles parentalités, et touche à la dimension d’une fécondation artificielle faisant rencontrer le désir et la technique.
La névrose à l’égard de la dimension relationnelle qui se traduit par l’apparition demain d’un robot affectif, nouveau substitut du rapport à l’autre et impacte la dimension de l’identité
Et la névrose à l’égard du réel qui se traduit par l’avènement d’un monde virtuel engendrant le corps déconnecté de tout ancrage à la réalité.
Tous ces changements ont un même dénominateur, la déconstruction ontologique, ce que les philosophes appellent l’être. Cette destruction de l’être, était hélas prévisible, déjà prédite dans le livre de la Genèse, depuis le Jardin d’Eden, depuis la prétention de l’homme à devenir l’égal de Dieu et cette tentative d’effacer son image en nous.

Cette destruction de l’entièreté associée à notre humanité résulte de la prétention à nier notre finitude, la prétention de nous orienter vers une forme d’autosuffisance singulière.

Ainsi comme l’écrit Bertrand Vergely « L’homme-Dieu est fort tant qu’il n’est pas démasqué. Comme tous les pervers, il n’aime guère que sa perversion soit nommée ».

La révolution anthropologique

L’anthropologie transhumaniste « percute » l’idée chrétienne d’un Dieu souverain qui a créé le premier couple humain (l’altérité), premier couple qui transgresse l’ordre divin qui fut de ne pas goûter au fruit de la connaissance du bien et du mal et se revêt par conséquent d’une nature mortelle.

Dans son livre « La nouvelle idéologie dominante », le sociologue Shmuel Trigano rend compte de « cette reconsidération (métaphysique et anthropologique) du vivant et de l’humain qui aboutit nécessairement à la redéfinition de la personne post-humaine, non plus dans son essence mais dans son incarnation individuelle. »

Ainsi le manifeste transhumaniste résumé par ces mots « Nous souhaitons nous épanouir en transcendant nos limites biologiques actuelles » prend le contrepied de l’anthropologie biblique et définit de facto une nouvelle conception de l’homme et de son corps : 

Le transhumanisme, repose à la fois sur « un mélange assez hétéroclite d’ésotérisme religieux et de scientisme laïc » débouche sur une « certaine négation de la création, c’est-à-dire de la finitude de l’homme créé ». « Le transhumanisme percute l’incarnation, le corps créé dans sa dimension finie. Il s’agit de contre carrer la nature, en modifiant l’ADN, en transmutant le corps humain, en revendiquant sa plasticité.

Le transhumanisme est ainsi marqué par la volonté de s’inscrire dans la transformation du réel aux frontières d’un monde désincarné ou tous les rêves de mutation deviennent possibles

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