Famille, Société, Uncategorized

La famille, le changement de paradigme

Il est sans doute sans doute curieux d’aborder le thème de la famille dans ce livre. C’est bien parce que la famille est impactée par la technologie et l’économie numérique qu’il convenait d’aborder toutes les dimensions du changement qu’opère l’économie numérique et l’idéologie transhumaniste à commencer par ce bouleversement des rapports aux autres. Le monde des réseaux sociaux atomise en réalité les relations à commencer par la famille, ce monde des réseaux sociaux fabriquant en réalité l’être asocial. Parce que la socialisation d’un être s’inscrit dans ses rapports à la famille qui est l’essence des premiers rapports au monde des vivants, il convenait d’appréhender les enjeux de ce siècle et l’impact sur la cellule familiale.

Anthropologie

La révolution anthropologique

L’anthropologie transhumaniste « percute » l’idée chrétienne d’un Dieu souverain qui a créé le premier couple humain (l’altérité), premier couple qui transgresse l’ordre divin qui fut de ne pas goûter au fruit de la connaissance du bien et du mal et se revêt par conséquent d’une nature mortelle. Dans son livre « La nouvelle idéologie dominante », le sociologue Shmuel Trigano rend compte de « cette reconsidération (métaphysique et anthropologique) du vivant et de l’humain qui aboutit nécessairement à la redéfinition de la personne post-humaine, non plus dans son essence mais dans son incarnation individuelle. » Ainsi le manifeste transhumaniste résumé par ces mots « Nous souhaitons nous épanouir en transcendant nos limites biologiques actuelles » prend le contrepied de l’anthropologie biblique et définit de facto une nouvelle conception de l’homme et de son corps :  Le transhumanisme, repose à la fois sur « un mélange assez hétéroclite d’ésotérisme religieux et de scientisme laïc » débouche sur une « certaine négation de la création, c’est-à-dire de la finitude de l’homme créé ». « Le transhumanisme percute l’incarnation, le corps créé dans sa dimension finie. Il s’agit de contre carrer la nature, en modifiant l’ADN, en transmutant le corps humain, en revendiquant sa plasticité. Le transhumanisme est ainsi marqué par la volonté de s’inscrire dans la transformation du réel aux frontières d’un monde désincarné ou tous les rêves de mutation deviennent possibles

Organisation sociale, Société

Critique du progressisme

"Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance / Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion" avait écrit le philosophe des Lumières Voltaire, en 1756. Une pensée pleine de sagacité qui résume bien la vanité de la pensée progressiste qui déjà au XVIIIème, prétendait changer le monde en l’arrachant de l’obscurantisme religieux. Dans ce propos, pourtant nous sommes loin d’une posture nostalgique, d’une époque où la libre conscience fut bafouée et où nous serions à regretter une époque où les inégalités sociales étaient particulièrement criantes. Mais nous restons toutefois circonspects sur l’idée d’un progrès technique social et sociétal sans éthique et sans curseur.

Organisation sociale, Société, Thèmes

Un monde social en mutation

Les contextes et les déterminants qui expliquent l’émergence des idéologies de déconstruction de l’homme. Le développement économique est fondé depuis deux siècles sur l’exploitation de ressources épuisables, non renouvelables (minerais, engrais, pétrole…) la prétention aujourd’hui est de promettre la croissance sur des ressources durables (vent, soleil, algues, etc.) sur « les rails d’un nouvel âge d’or »… Lire la suite Un monde social en mutation