Le gender : un dévoiement de la passion pour l’égalité

Notre monde est traversé par des crises plurielles. En l’espace de trois décennies, nous avons connu les mutations les plus importantes jamais vécues dans l’histoire de l’humanité. Nous assistons à une forme de déchristianisation programmée de la société, la volonté insidieuse d’effacer, de gommer toutes les traces de l’éthique judéo-chrétienne dont notre société a été imprégnée depuis deux mille ans.  Nous changeons de paradigmes, les valeurs sociales fondées sur la famille sont remises brutalement en cause, de nouvelles idéologies participent de ce changement radical. C’est cette idéologie que nous souhaitons ici mettre au grand jour à travers le concept « gender », car l’idéologie « gender » entend bien se débarrasser de toute référence judéo-chrétienne en combattant ses valeurs, en prônant la norme sociale et l’évolution des mœurs comme le nouveau modèle social à promouvoir.

« Gender Egalité » et « Création Différences » : Deux visions qui s’opposent

Cette volonté d’atteindre l’égalité à tout prix peut être source en réalité de souffrances et de disharmonie. Ainsi, dans cette revendication du mariage pour tous, pourquoi dénier le droit à tout enfant d’avoir une figure maternelle et paternelle ? Or, c’est justement ce que l’idéologie GENDER entend déconstruire pour annihiler ce droit.  En m’inspirant de René Girard, on peut dire que l’on parvient au totalitarisme lorsque le désir d’égalité poussé à son paroxysme parvient à anéantir le désir de différence.

Je crains que, dans l’identité des genres portée par une idéologie égalitaire, ce n’est ni plus moins que l’être sexué qui soit aboli. L’abolition de l’être dans sa dimension biologique le sera par la force de la loi. Le mouvement Gender est un mouvement idéologique qui porte en lui, disons-le, les germes d’un despotisme  qui finira par codifier, légiférer, décréter. Donnons-nous rendez-vous sur un horizon de temps court pour l’observer, et non quelques décennies pour apprécier les changements qui interviendront au sein de la civilisation.

La révolution bioéthique

Dans la destruction du réel, dernier livre de Bertrand Vergely , le philosophe dénonce les trois dernières folies majeures de l’homme fait Dieu, folies qu’il assimile à trois névroses :

La névrose à l’égard de la manière de naître qui se traduit par les nouvelles parentalités, et touche à la dimension d’une fécondation artificielle faisant rencontrer le désir et la technique.
La névrose à l’égard de la dimension relationnelle qui se traduit par l’apparition demain d’un robot affectif, nouveau substitut du rapport à l’autre et impacte la dimension de l’identité
Et la névrose à l’égard du réel qui se traduit par l’avènement d’un monde virtuel engendrant le corps déconnecté de tout ancrage à la réalité.
Tous ces changements ont un même dénominateur, la déconstruction ontologique, ce que les philosophes appellent l’être. Cette destruction de l’être, était hélas prévisible, déjà prédite dans le livre de la Genèse, depuis le Jardin d’Eden, depuis la prétention de l’homme à devenir l’égal de Dieu et cette tentative d’effacer son image en nous.

Cette destruction de l’entièreté associée à notre humanité résulte de la prétention à nier notre finitude, la prétention de nous orienter vers une forme d’autosuffisance singulière.

Ainsi comme l’écrit Bertrand Vergely « L’homme-Dieu est fort tant qu’il n’est pas démasqué. Comme tous les pervers, il n’aime guère que sa perversion soit nommée ».

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